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 Les réponses

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Amy

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Localisation : De retour chez les cigognes
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MessageSujet: Les réponses   Mar 26 Sep - 20:46

Je suis enfin rentrée. Désolée pour les 2 jours de retard...

Voici donc les résultats tant attendus : de nombreuses merveilles. C'était un vrai régal de vous lire.
J'ai pu constater que les chats cat étaient des animaux très tendance. Sans doute une mode lancée par le chat des voisins. Wink

Je
m'en vais poster vos oeuvres par ordre d'arrivée dans ma boîte, la
mienne suivra dès que j'aurai pris le temps de la taper. Que ceux que
le sujet inspire (même dans 10 ans) se sentent libre de poster leur
version lafontainesque.

PS : Je tiens à préciser que si je rend
ce sujet illimité dans le temps ce n'est pas pour rester éternellement
reine de mon sujet et pour garder ma couronne ad vitam eternam. Je supporterai de perdre mon couvre chef alors que l'hiver arrive. Snif, il fait quand même froid en hiver...
PS2
: Si quelqu'un veut que je fasse des modifications à sa fable
(orthographe, mise en page, etc.), n'hésitez pas, vos oeuvres ont droit
à ce qu'il y a de mieux !
PS3 : Avis à la population ! Forum cherche volontaire pour reprendre la flambeau et peut être même la couronne. Adressez vos candidatures au 3615 Code Amy.


Dernière édition par le Mar 26 Sep - 23:01, édité 3 fois
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Amy

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MessageSujet: La réponse de Jérôme   Mar 26 Sep - 20:52

Le chat, le chien, et les autres crétins


Une fable est-elle sensée être en vers ? Je ne sais point. En vers et contre tous, je ferai de la prose. Ou alors en rimes simple, mais compter les pieds, non merci. Je préfère conter les pattes.

Dans la ferme, un chat se prélassait.
Qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige, toujours il dormait.
Au soleil en hiver, à l’ombre en été,
Son passe-temps préféré était de siester.
Les autres animaux se tuant à la tâche
Le traitaient toujours de lâche.
Le chat se contentait de fermer les oreilles
Tout comme ses yeux l’étaient, pareille.

Un jour le chien vint lui faire un sermon.
« Oh, paresseux, causons ! »
« Quoi donc, canin bécile ? »
Demanda le chat, félin solent.
« Cesse donc tes siestes futiles,
Et viens aider les gens ! »
Lui dit le chien avec un regard noir.
(Convaincre le chat ? Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir !)

Le canidé poursuivit son discours,
Invitant le chat à se joindre aux corvées du jour.
Peine perdue, le chien le vit,
Car le chat s’était retourné et endormi.
Le chien revint à son travail,
Qui évidemment était de garder le bétail.
Mais un boeing passa trop près de la prairie
Où passait le troupeau,
Ce qui affola les animaux
Qui piétinèrent le chien, qui périt.

Le chat, voyant cela,
S’étira, se coucha, et dit « bah ! ».
Après le service funèbre en l’honneur de Médor
(Une raclette, un sac poubelle et dehors),
Le chat fut tiré de sa torpeur
Par le cochon dont c’était l’heure.
« Rend-toi donc utile, au lieu de ronfler,
Tous les animaux doivent aider.
Même moi, qui ait l’air incompétent,
Me rend utile en éloignant les mauvaises gens.
Par exemple, le percepteur d’impôts,
Après que je l’aie poussé dans mon auge ne reviendra pas de si tôt ! »

Mais le minet n’était pas persuadé,
Et s’en était déjà retourné chez Morphée.
Le cochon s’en alla, voulant retourner dans sa fange,
Mais le fermier avait d’autres plans, et le soir même le mange.
Cela n’émut pas le félin, pas sensible pour un rond,
Qui d‘ailleurs repris deux fois du rab’ de jambon.
Afin de mieux digérer, il fit une marche digestive
Qui le conduisit à un fauteuil, pour une sieste furtive.

Agacée, la poule décida de tirer le chat de sa somnolence.
Elle entra donc dans la maison et le réveilla avec violence.
« Cot, mais réveille toi, fainéant !
Si tu ne fais rien de la journée,
Que crois-tu qu’il va t’arriver, céans ?
A part te faire conduire à la rivière pour être noyé ? »
« Fiche-moi l’camp, volatile bruyant.
Je bosserai quand je voudrais, pas avant !
Vas donc t’occuper de tes enfants.
Oh, j’oubliais, chaque matin le fermier te les prend…
Tu ne revois jamais tes œufs, n’est-ce pas ?
Tu parles d’un travail satisfaisant, ha ! »

Toute déprimée, la poule s’en alla.
Voyant que la vérité sortait de la bouche du chat.
Elle se rendit dans la grange où le fermier rangeait tout,
Prit une corde, et pour se pendre se la mit autour du cou.
Le soir, par la fenêtre on pu voir
Le cadavre de la poule jouer à la balançoire…
(Sauf le chat évidement, qui pour économiser ses forces
Avait un lourd programme de sommeil et n’y faisait jamais d’entorse.)

Tous les animaux vinrent voir le félin
Mais qui parvint à le convaincre ? Aucun.
Le cheval ne le fit pas bouger,
Et le lendemain tomba dans le fossé.
Il tirait une charrette de foin
Et un caillou sous son sabot le fit trébucher.
A sa vie, cela mit fin,
C’est con, il semblait l’apprécier.

La chèvre tenta sans plus de succès de raisonner le fainéant,
Peu après elle rongea un câble électrique (100000 volts dans les dents).
En bloc le chat vit arriver tous les canards
Qui furent ensuite écrasés sur le chemin de la mare.
Un jeune taureau vint pour lui parler,
Sur le retour on l’emmena se faire castrer.
Un lapin en lui parlant de chasse crû tenir le filon,
Mais le chat le soir même trouva le civet très bon.
Même une souris vint plaider pour une attitude plus civile,
Mais le chat décida de la croquer, car il aimait les chasses faciles.
Les unes après les autres toutes les créatures s’y cassèrent les dents,
Et à la fin le chat fut seul survivant.


Le chat parvint tout seul à sa propre moralité
Sur cette fable au fort taux de mortalité.
« Tous ces idiots se sont cassé le derrière
Pour faire du bon travail, avoir une carrière.
Mais à la fin, qui donc a eu
Une plus longue vie, et a mieux vécu ?
C’est moi, qui bien sur n’en fiche pas une,
Mais pour jouir de la vie je n’ai pas de lacune.
Je vous le dis, si vous voulez vraiment bien faire,
Laisser les autres se fatiguer pour vous, mes frères.
Un travail nécessaire sera toujours fait,
Même si vous ne tentez rien,
Alors pourquoi on s’inquiéterait ?
Salut, dormez bien. »

Ce texte est de la patte de Jérôme.


fin

L'inspiration m'est venue soudain
En regardant mon chat se prélasser
Sur le sol un beau matin
Sans qu'il ne semble... Eh, je peux arrêter de rimer, moi. Bon, voilà le texte.
Heureusement que je n'ai pas fait trop de mise en page.
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MessageSujet: La réponse de Tit-Vinz   Mar 26 Sep - 20:55

Courte fable en hommage à certaines stars chirur-plastiquées.
Avec par ordre d'apparition :

Le pangolin :
[url] http://fr.wikipedia.org/wiki/Pangolin[/url]
L'ornithorynque :
[url] http://fr.wikipedia.org/wiki/Ornithorynque[/url]

Le Pangolin malheureux

Le brave Pangolin dans sa forêt natale
Etait il faut le dire tout à fait malheureux
Un comique de renom pour faire un mot joyeux
L'avait jadis traité d'artichaud bien bancal [1]

Partout où il allait, tout le monde se moquait
De ce brave Pangolin, aussi mal "sapé"
Ses voisins ses amis, habitant la savane
Riaient de ses écailles, de la forme de son crâne

Et pourtant Pangolin était vraiment gentil :
Il accueillait les autres dans son humble logis,
Soignait, logeait, aidait, nourrissait, confortait
Tous ceux qu'il croisait et qui lui demandaient.

Mais ce bon Pangolin ne se trouvait pas beau
Ce qui il faut le dire n'était pas vraiment faux.
Et pour changer de vie, de tête, de museau
Il décida un jour de se rendre à l'hosto.

"Ce que Dame Nature n'a pas su me donner,
La chirurgie moderne saura le transformer.
Et ensuite c'est sûr, j'en suis même convaincu,
Je deviendrai une star, une personne connue."

Ainsi réfléchissait ce brave Pangolin
Imaginant sans trève son futur succès
Auprès des Pangolines [2] qu'alors il croiserait
Alors qu'il trottait tout au long du chemin

Le menant sans détours au chirurgien plastique.
"J'aurais une bouche pulpeuse, une stature de sportif.
Le triathlon pour moi ne sera qu'amusette
Je pourrai même me mettre, si je veux, aux claquettes ! [3]"

Après l'opération, une fois bien réveillé
Il resta quelques jours dans le grand hopital,
Le corps de haut en bas, couvert de bandes pâles,
Attendant sa sortie et son futur succès.

Enfin le grand moment arrive pour Pangolin :
Devant tous ses amis dans la chambre réunis
Doucement, sûrement sans faire le moindre bruit,
Le docteur vient enlever les grandes bandes en lin

La nouvelle apparence du héros de l'histoire
Crée un silence de mort le temps d'une seconde
Suivi d'un grand fou rire qui submerge la rotonde
Les amis réunis se marrant comme des poires.

Après l'opération, et tous ces grand changements,
Pangolin possédait un bec de canard, de petits pieds palmés.
Ce brave fourmillier ressemblait maintenant
A un ornithorynque, animal très très laid. [4]

Quand on veut transformer quelque chose de soi,
On devrait réfléchir quand même à deux fois.
La chirugie plastique peut être une cata,
Vous changer en canard, voyez Angelina [5]


[1] L'auteur de cette fable se permet ici une petite précision. Un comique
célèbre, Pierre Desproges pour ne pas le citer, avait dans un de ses
sketchs, comparé le pangolin à un artichaud à l'envers. Et amis lecteurs,
vous en conviendrez, un artichaud retourné est fortement bancal. Cette rime n'est donc pas une pirouette linguistique comme certaines auraient pu le croire mais une dure réalité de la vie des pangolins.

[2] Je me permets encore une fois d'interrompre cette fable au suspens
intenable, pour vous faire remarquer que la femelle du pangolin n'est pas la pangoline mais la pangolin... ceci dit nous n'avons jamais prétendu que
monsieur Pangolin était très cultivé.

[3] Je vous l'accorde, cette partie est un peu capillo-tractée, mais est-ce
ma faute si ce brave animal a toujours rêvé d'imiter Fred Astaire ?

[4] Il est important de noter que l'ornithorynque n'est pas foncièrement
laid, mais enfin, quand même...

[5] Grand jeu : trouvez à quelle Angelina (car il s'agit d'une Angelina
connue) je fais ici référence
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MessageSujet: La réponse du chat des voisins   Mar 26 Sep - 21:01

Je suis désolé.


Cette fois je ne vais pas y arriver.


J’ai été bien occupé ces dernier temps à penser au moyen de faire un métier de rêve.

J’investis beaucoup de mon temps dans le milieu industriel, et ça ne me plaît qu’à moitié. J’aimerais dessiner autre chose que des bouts de Peugeots, et j’ai décidé de vraiment essayer un autre sujet, en l’occurrence : la création de meubles.

Oui je me vois bien chez moi à imaginer des objets, tout en écoutant de la musique, puis allez voir des artisans avec mes plans, réaliser ces projets, et les vendre très cher sur internet.

Malheureusement, il faut toujours travailler pour accéder à un rêve.

C’est ce que je fais donc.

Mais ça me prend bien du temps et de l’énergie.


Ca pourrait être une fable, mais quelle en sera la morale ?


Après tout un métier de rêve c’est un métier où on ne travaille pas.

Faut il travailler pour vivre un rêve ? Ou faut il se contenter de rêver de ne plus travailler ?



J’ai eu plusieurs autres idées mais elles ne sont pas arrivées aux thermes.

(les « thermes» des idées parce que je suis un peu vaporeux quelques fois)


Le chat vit à coté d’un zoo. Il a l’habitude d’aller voir les animaux et notamment l’un d’eux qui le fascine au plus au point : le paresseux.

« Le chat et le paresseux » donc.

Le chat est un paresseux, mais qui est aussi fort curieux, il tente donc une conversation avec la star de la lenteur et du moindre effort :


« Bonjour l’ami paresseux, vous me semblez fort heureux de votre position

La vie mérite qu’on y pense un peu, quelle en est votre conception ?


Mais là le paresseux a plombé le concept.

Nous attendons encore que le paresseux daigne tourner la tête.


J’ai laissé tomber et je suis rentré chez moi.


Je suis allé dans les bois chercher des champignons.


Un champignon n’est pas très bavard et le faire parler me paressait compliqué.


Par contre, en levant les yeux vers les cimes, j’ai réalisé quelque chose qui pourrait très bien devenir une fable :


Les arbres poussent et c’est idiot.


La végétation capable de capter la lumière est au dessus. Le reste n’est que tronc, sur des dizaines de mètres. Dans une forêt de pins c’est très net, des années et des années d’efforts, contre le vent, sous la neige et les canicules à pousser pour chercher le soleil.


Il faut voir dans cette constatation deux choses :



La première c’est un égoïsme énorme à chercher toujours plus de lumière que les pins d’à côté, qui ont évidemment les mêmes besoins.


La seconde c’est la preuve de l’indispensable nécessité du dialogue dans nos sociétés.


Si les pins c’étaient concertés à un moment donné, ils aurait économisé de l’énergie en perdant un tout petit peu de lumière, mais le besoin aurait été également moindre.

Il suffirait de dire stop, on se met d’accord sur disons trois mètres, et tant pis si le bûcheron fait faillite.


Les humains ne cherchent pas le soleil mais à être toujours plus grand, au dépend des humains d’à côté, qui ont les même besoins – et c’est idiot - il suffirait de dire stop etc. etc.


Ca pourrait être une bonne fable mais je suis vraiment trop paresseux pour faire des rimes.



Du coup je n’écrirai pas cette fable Amy, mais je suis sûr que tu m’excuseras.




Le chat.
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MessageSujet: La réponse d'Orlamonde   Mar 26 Sep - 21:03

La brebis et la vache


Une brebis, voyant ses petits affamés
Dût un jour se résigner à tout quitter
A la recherche d’un coin où pouvoir les élever.
Sept jours et sept nuits, ils marchèrent, obstinés.
Arrive à l’horizon le pré tant escompté
Où brebis et agneaux pourront se sustenter.
Mais la vache déjà là, elle, est bien du pays.
Et d’un œil peu ravi elle jauge les étrangers.
Les moutons elle tolère, mais juste pendant la nuit
Quand elle peut en user pour vaincre les insomnies.

« Bonjour, amie la vache, nous venons de bien loin
Comme tu peux le voir, mes chers petits ont faim
Pourrais-tu nous offrir ton hospitalité ? »

« Pas question de partager, c’est qu’on ne sait jamais. »

« Mais si grand est ton pré
Que tu ne peux tout manger !
Les herbes vont flétrir
Au lieu d’aller nourrir
Des ventres affamés…
Je t’en prie, aie pitié ! »

« Si je te laisse entrer, sans un laisser-passer
Je franchirai le seuil de l’illégalité
Et je n’ai point envie qu’arrivent les commissaires
Je suis bien sur ma terre, alors va t’en, manant
J’ai d’autres choses à faire que souffrir ta misère. »

Voilà donc la brebis, pauvre bouc émissaire
Contrainte de repartir vers un autre bout de terre
Chercher toujours plus loin contrée hospitalière
Mais ce nouveau voyage va lui coûter bien cher :
L’un des quatre agneau s’est effondré par terre.
Et malgré les prières, de ses sœurs, de ses frères
Le ventre vide, son âme s’envole vers
Un paradis lointain où l’on mange à sa faim.


Il n'est pas de frontière qui vaille en cette terre

Chacun devrait pouvoir, aller où le vent mène,
Sans craindre l’expulsion, la jalousie, la haine.
C’est la loi de la nature que de fuir les déserts
Chercher un lieu plus sûr ou un pré encore vert
Et c’est une imposture de se dire propriétaire
Quand quelques pas plus loin, un agneau gît à terre.
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MessageSujet: La réponse de François   Mar 26 Sep - 21:08

Bestiaire


Quittant leur demeure
Pour capturer la poule aux œufs d’or
Une frêle gazelle et un jeune chacal
En vinrent à se rencontrer au bal.
Ils firent assaut de prévenance,
Multipliant les avances
Pour mieux la conduire
A partager leur avenir.

Mais la belle était indécise
Comme il sied à toute jeune promise.
Ils durent redoubler d’assauts
Et lui promettre moult cadeaux
Pour qu’elle leur accorde l’honneur
De les rejoindre en leur demeure.

Quand mai arriva
Que croyez-vous qu’il advint ?
Epuisés par leur combat
Les deux margoulins
Prirent quelque repos
Dans leur berceau.
Du haut de son piton rocheux
Le vieux vautour hargneux
Revêtu de sa plus seyante chemise
Vint dévorer leur belle promise !
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MessageSujet: La réponse de Plaf   Mar 26 Sep - 21:11

L'eau, le chat et Guy Roux

Le chat, s'en allant dans la forêt
Trouva de bon ton de gambader
De fourrages épineux en sentiers terreux,
De chemins caillouteux en terrains boueux.
Sautant, virevoltant dans les flaques
Le chat aime la pluie,
Pourtant si d'aventure on le traque
Il refuse que son poil luit.
Rien de pire en effet
Qu'un nettoyage forcé,
Pire encore que de laver un drap,
Avec de la lessive Le Chat.

Pendant ce temps Guy Roux,
Ne craignant ni l'eau ni la défaite
Malmenait ses joueurs, leur faisait leur fête,
Pour avoir perdu contre Chateauroux.
Sur la pelouse verte et inondée,
Dans un stade vide et silencieux,
Guy refaisait le match, soucieux
D'éviter à l'avenir une telle branlée.
Dans ces moments presque religieux,
Mieux valait éviter tout événement malencontreux.
Rien de pire en effet,
Qu'une revue de match entravée,
Pire encore que de repayer un ballon,
Volé par un garnement pour pas un rond.

Mais le chat un peu distrait,
Se trompa de sentier !
Ayant quitté la forêt,
Le voilà au milieux de tous ces pieds.
Guy Roux, détestant être dérangé,
Lui administra un bon coup de mollet.
Mais l'animal ne prit pas peur,
Pour le grand malheur de notre entraineur.
Ce dernier saisit une bouteille d'eau,
Et aspergea le chat de bas en haut.

Le pauvre homme abattu,
Jura qu'on ne l'y reprendrait plus.
Des griffures sur les pieds et les mains,
Voilà ce qu'il avait payé,
Pour avoir négligemment déclenché
le terrible courroux du félin.

Moralité :
Evitez la Cristalline ou La Provencale*
Car dans l'eau, minet râle.

Fable extraite du recueil "les fables de la fontaine d'eau Cristalline", aux éditions "Elle est si bonne".

*marque d'eau minérale

Instant culture gé : la rime aurait fonctionné également avec "La Vitale", la "PierVal", la "Rinval" ou la "Rocheval"
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MessageSujet: La réponse d'Amy   Mar 26 Sep - 22:01

La fourmi et le dinosaure

Seuls ceux qui envisagent tout au fond de leurs cœurs
Que la loi du plus fort ne soit pas la meilleure
Pourront un jour trouver en eux assez de foi
Pour vouloir tenter quelqu’exploit.

Dans un pays pas si imaginaire que ça
Un dinosaure sans pitié règne sur son monde,
Il mène sa vie tel un pacha,
Fait trembler ses sujets pleins d’effroi chaque seconde.

Dans ce charmant pays où domine la panique,
Une petite fourmi rêve d’une ère démocratique,
Une cité idéale où ses amies les bêtes
Sont traitées en toute équité,
Où les mammifères aussi bien que les insectes
Ont tous droit à la dignité.

Peut être trouverez-vous qu’il est bien utopique,
Pour une fourmi de vouloir un monde plus éthique.
Pourtant, dans les bras de Morphée,
Cet être insignifiant apprend à espérer.
Voit des bêtes charger le dino,
Le mettre au tapis sans fracas,
Après la révolution, le mettre au cachot,
Une nouvelle nation peut enfin prendre le pas.

Pendant que dans ses songes un vaste empire s’écroule,
Dans le pays où cette aventure se déroule,
De nombreux animaux pourtant très isolés
Partagent ce rêve peu réaliste mais passionné.
Je compte sur eux pour, un beau jour, trouver comment
Se retrouver, s’unir, partager, faire des plans
Et parvenir à vaincre ce géant invincible.
A cœur vaillant, rien d’impossible.
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Orlamonde

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MessageSujet: une autre fable d'Orlamonde   Jeu 28 Sep - 19:29

Le zèbre et la girafe


Une girafe s’ennuyait
A vivre elle renâclait
Elle en avait assez,
Tristement mâchonnait
De bien noires idées.

Le zèbre farceur, passant par là
Lui demanda un autographe
Puis voyant son air las
Craignit d’avoir fait une gaffe.

Curieux, il chercha le pourquoi de l’affliction de la girafe:
« Est-elle veuve, malade ou sans copine ?
Souffre t-elle d’arthrite, de tendinite ou de phlébite ?
A t-elle du mal à se défaire de la nicotine ?
Brefs quels terribles tourments en son cœur s’agitent ? »

La girafe, la bouche pleine soupirait :
Rien ne se passe
Ma vie je la passe
A manger et je suis lasse
Et ça m’agace et me tracasse
Et ça me fracasse et ma vie passe…
C’est la faute à la fatalité, comme il dirait.

« Ne sois pas fataliste, lui répondit le zèbre.
Je peux te donner des pistes
Et même te faire un liste
Des milles et une façons
De prendre du temps bon.

Déjà pour commencer, si les feuilles ça te broute
Chaque matin, dévore un croissant de lune !
Puis pour te dépenser, inutile d’avoir de la tune
Il suffit d’organiser un match de foot !
Le soir tu peux jouer à cache-cache dans la brume
Et si d’aventure, tu t’ennuyais encore
Il te suffirait de prendre la route
Plutôt que de te contenter de ton sort. »


C’est depuis ce jour là que
La girafe n’arrête pas de faire le zèbre
Au lieu de s’ennuyer à la fenêtre
Elle a zébré sa vie de mille feux.
La girafe s’amuse et profite à sa guise
De tout ce qu’elle n’avait jamais osé.
Sur le flanc elle s’est même fait tatouée
Cette nouvelle devise :


« Pour que chatoie la vie :
Juste un soupçon de poésie. »
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christelle

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MessageSujet: Re: Les réponses   Sam 7 Oct - 19:47

Désespérée,
Je me suis laissée tentée...
Je suis allée zieuter
vos fables si bien préparées...

Epoustouflée, emerveillée,
Je me suis retrouvée

Comment lutter ?

De nouveau désespérée...

Je dois vous avouer
Rien je ne pourrai envoyer...

Même ici de morale je n'ai pu trouver!!
Wink
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Jérôme

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MessageSujet: Re: Les réponses   Dim 8 Oct - 0:24

Ouais, Christelle a fait comme le recommandait le chat de ma fable! Elle laisse courir et écrire les autres.

Bonne sieste! Wink
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