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 Proposition de sujet, discussions et réponses (en page 5)...

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Jérôme

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MessageSujet: Re: Proposition de sujet, discussions et réponses (en page 5)...   Dim 25 Fév - 0:55

Bon, ben si on a jusqu'à mercredi, je vais encore écrire quelques réponses...
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Orlamonde

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MessageSujet: Re: Proposition de sujet, discussions et réponses (en page 5)...   Dim 25 Fév - 14:53

Heu....
Tu envisages de répondre combien de fois au sujet Jérôme ?
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Jérôme

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MessageSujet: Re: Proposition de sujet, discussions et réponses (en page 5)...   Dim 25 Fév - 16:52

laly.bellule a écrit:
(Au fait Jérôme, tu tiens un calendrier à côté toi où tu notes tous les faits et gestes de ce forum ? Wink )

Non, non, je suis juste omniscient.

En fait je me suis dit "tiens mais ça fait longtemps que je n'ai pas entendu parler de notre chef de file du moment, que devient-elle?", alors je suis allé sur ta page descriptive et j'ai regardé tous tes messages. Le dernier datait du 2, soit 22 jours avant. Et je me suis inquiété.

Orlamonde a écrit:
Heu....
Tu envisages de répondre combien de fois au sujet Jérôme ?

Autant de fois que nécessaire.

Bon, je retourne zoner dans les bois (ils vont bientôt construire une déviation à la place du chemin qui mène aux ruines gallo-romaines, alors j'en profite tant qu'il en est temps), et c'est généralement là que l'inspiration vient me frapper de toutes ses forces, tel un sanglier lancé au galop pour protéger ses marcassins sur lesquels j'avais marché sans faire gaffe.

Rien de tel que des souvenirs douloureux pour attirer ma muse.
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plaf

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MessageSujet: Re: Proposition de sujet, discussions et réponses (en page 5)...   Lun 26 Fév - 17:52

ouf un délai Smile allez pour mercredi j'ai mes chances d'être dans les temps!
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Jérôme

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MessageSujet: Re: Proposition de sujet, discussions et réponses (en page 5)...   Lun 26 Fév - 21:10

Tu seras prêt pour quel mercredi, Plaf?
Te connaissant ça risque d'être en mai ou juin...
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Jérôme

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MessageSujet: Re: Proposition de sujet, discussions et réponses (en page 5)...   Mer 28 Fév - 19:55

(Jérôme saute dans tous les coins)
Mercredi, on est mercredi! (ter)
C'est le dernier jour du sujet 14!
Mercredi, on est mercredi! (ter)
Ca veut dire qu'on va pouvoir lire les réponses!
Mercred...
(Jérôme arrête de sauter et prend un air bête)
(plus que d'habitude, je veux dire)
Mince, mais alors les réponses ne seront pas postées avant demain... Peut-être même vendredi... Ou même la semaine prochaine si Laly attend que Plaf rende sa copie...

Gah! Ce suspens me tue.
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Orlamonde

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MessageSujet: Re: Proposition de sujet, discussions et réponses (en page 5)...   Mer 28 Fév - 22:23

Bon ben Jérôme, je dois bien avouer que j'ai bien des points communs avec toi...
Je me suis dit: chouette on est mercredi ! Je vais avoir pleins de textes à lire !!! Je me suis dit que ce mercredi allait être doublement riche en découvertes entre les nouveaux messages de Playm (elle est censée faire un nouveau dessin chaque mardi soir par ici http://playmbd.blogspot.com/) et les réponses du sujet 14.
Je suis donc doublement déçue.
En même temps c'est vrai que comme Jérôme, je me suis un peu emballée. Laly n'a jamais dit que les réponses apparaitraient directement aujourd'hui !
Au fait Laly.bellule, est-ce que tu comptes nous dévoiler bientôt ta véritable identité ? (parce que j'aime pas trop faire des secrets et du coup c'est un peu difficile pour moi de les garder... Embarassed )
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Jérôme

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MessageSujet: Re: Proposition de sujet, discussions et réponses (en page 5)...   Mer 28 Fév - 23:06

Oui, c'est vrai, on n'aime pas les secrets. Après tout, on connait tous la vraie identité d'Amy, hein...
Euh...
En tout cas, Sed est transparent... Quoique...
Et Noun?
Hum...



Dites, c'est pour quand les présentations sérieuses de tout le monde? Faites comme Orlamonde, ou encore LeChat qui l'a fait récemment...

Allez allez. Surtout toi, Laly, t'es la star du moment. Tu verras, ça passe vite (en générale dès le sujet suivant. Ce sont les 15 minutes de gloire).
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laly.bellule

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MessageSujet: Re: Proposition de sujet, discussions et réponses (en page 5)...   Jeu 1 Mar - 18:58

Et oui, j'ai attendue jusqu'à mercredi 00h00 pour recevoir les derniers sujets !

Tous les sujets seront postés sur le forum dans le week-end (à moins que j'ai le tps avant mais je ne pense pas...) encore un peu de patience !

:affraid: J'adore sa tête à lui, alors voilà !!
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Jérôme

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MessageSujet: Re: Proposition de sujet, discussions et réponses (en page 5)...   Jeu 1 Mar - 23:28

laly.bellule a écrit:
affraid J'adore sa tête à lui, alors voilà !!

Et en plus il danse la claquette. C'est affraid Astaire.

Oui, c'est avec ce genre de messages qu'on atteint les 500 posts.
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le chat des voisins

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MessageSujet: Re: Proposition de sujet, discussions et réponses (en page 5)...   Sam 3 Mar - 17:14

Alors alors alors ???
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laly.bellule

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MessageSujet: Re: Proposition de sujet, discussions et réponses (en page 5)...   Dim 4 Mar - 15:16

Alors voilà :

Réponse du chat des voisins :

Nous contrôlons la situation.
Nous contrôlons la situation.

Qu’est ce que c’est que cette voix ?
NOOON Ca recommence…. Pas encore NOOON
Ca me tire – aaaah mes oreilles – ma tête va exploser…

CCRRZZZCRRZZZCZCZCZRRZRRZZZZZIIIIUUUUUUUUUUUUUUUU
CCRRZZZCRRZZZCZCZCZRRZRRZZZZZIIIIUUUUUUUUUUUUUUUU



Ou suis-je ?

J’hésite.

Je ne sais pas ce que je vais voir cette fois quand j’ouvrirai les yeux.
Pourtant il faut que je le fasse, je suis peut être en danger.

Allez, j’ouvre…

Ca va…

Il fait beau, on dirait la France.
Bon sang, je n’en peu plus, je dois me lever.
Il n’y a rien autour. C’est le désert.
Une grande route droite, des champs de blé, pas une vie.
Si peut être là bas un oiseau.
Non non c’est un avion… je l’entends oui…
C’est un avion à moteur, mais vraiment rapide, il amorce un grand virage.
« Planquez vous planquez vous ! »
Un jeune en salopette bleu crie dans ma direction, il est caché dans le champ.
- Quoi ?
« Sautez dans le fossé vite ! Bon sang, il nous fonce dessus !»
Je saute et l’avion commence à tirer.
Les balles déchirent l’air, la terre et le champ.
Des gens crient, nous fonçons dans la forêt, nous sommes des dizaines et des dizaines.
Qu’est ce qui se passe ? je n’en peux plus Qu’est ce qui se passe ?
« C’est la guerre t’as pas remarqué ?
« T’as pas l’air d’ici, d’où tu viens, comment tu t’appelles ? »
Je ne sais pas
« Comment ça ? »

CCRRZZZCRRZZZCZCZCZRRZRRZZZZZIIIIUUUUUUUUUUUUUUUU
Nous contrôlons la situation.
Nous contrôlons la situation
646 écoutez ce message :
CCRRZZZCRRZZZCZCZCZRRZRRZZZZZ
La voix que vous entendez provient d’un enregistrement sur votre micropod
Ne résistez pas.
Ne tentez rien qui pourrait nuire à votre intégrité.
Nous vous rappelons que vous êtes en sécurité
CCRRZZZCRRZZZCZCZCZRRZRRZZZZZIIIIUUUUUUUUUUUUUUUU

Aaaaaaaaaaaah NOON… pas encore
… tête va exploser…
pitié

CCRRZZZCRRZZZCZCZCZRRZRRZZZZZIIIIUUUUUUUUUUUUUUUU



Ouvrir les yeux.

Il me manque une chaussure, sinon on dirait que ça va.

Debout vite !
Qu’est ce qu’on a maintenant ?

C’est pas le désert mais on dirait qu’on en est pas loin.
Le Maroc, l’Algérie ?
Il y a des grues, ça doit être une entreprise de travaux publics.
Bon, mais ça ne n’avance pas beaucoup…
Il faut que ça s’arrête.
Je n’en peux plus de ces destinations surprises toutes les 10 minutes.
Je dois d’abord savoir qui je suis.
Dans mes poches vite…
Qu’est ce que c’est ?
Une fiole pleine mais de quoi ? Ca pue, pouah, je jette …
Il y a aussi un cure-dent, 1 trousseau de clefs – pas d’étiquette - de la crème solaire…
De la crème solaire ? Super…
Des pilules. Dangereux ça, je jette !
Dans la poche intérieure, vite !
Un papier, un passeport…
Il y a des pas derrière moi, je me retourne, un enfant maghrébin déboule.

« T’es français ? »

Je vais te le dire, j’ouvre le passeport…

CCRRZZZCRRZZZCZCZCZRRZRRZZZZZIIIIUUUUUUUUUUUUUUUU
Ne résistez pas.
Ne tentez rien qui pourrait nuire à votre intégrité.
Nous vous ra…ons que vous êtes en sécurité
CCRRZZZCRRZZZCZCZCZRRZRRZZZZZIIIIUUUUUUUUUUUUUUUU

Aaaaaaaaaaaaaaaaaa non…
Pitié
Arretez ça.

ZZIIIIUUUUUUUUUUUUUUUU

… boum

J’ai vraiment mal maintenant.
Je suis tombé sur des pierres très dure.
Il y avait une plage de sable à 50 mètres – merde !
Je ne vais pas me lever, je vais rester là.
Le passeport …
Où est le passeport ?
Je fouille, mais je ne le trouve pas.
Mais j’ai toujours ce papier avec une photo de labyrinthe
Derrière il y a …

« Gaganatica man ta ? »

Quoi ??

« Ganatica man ta ta !? »

Excusez moi je ne comprends pas votre langue.
C’est la Nouvelle Guinée ici ?
Non parce que y a pas si longtemps j’étais au Maroc, ou ailleurs du reste, et je ne sais rien de plus.

Donc voilà.

Génial non ?

J’ajoute que vous ne m’impressionnez pas du tout avec vos tatouages, parce que de toutes façons dans deux secondes je serai ailleurs.

CCRRZZZCRRZZZCZCZCZRRZRRZZZZZ
Nous vous ra…ons que vous êtes en sécurité
CCRRZZZCRRZZZCZCZCZRRZRRZZZZZIIIIUUUUUUUUUUUUUUUU

Aaaaaaaaaaaaaaaaaa

ZZIIIIUUUUUUUUUUUUUUUU



Qu’est ce que je disais ?

Cette fois j’ai l’impression d’avoir dormi pendant deux jours.
Je suis courbaturé…

Il fait nuit. Je suis assis sur un trottoir, je me relève et je vois la rivière.
Je suis sur pont.

Je pourrais me jeter à l’eau pour en finir.

Il y a un autre pont là bas. Il a l’air très animé. Une femme vêtue de frusques passe pieds nues sans me regarder.
Puis un rat.
On dirait l’Italie au 18e siècle. J’espère que je ne vais pas rester là.

J’ai toujours dans la main la photo du labyrinthe avec ce texte derrière que je lis :

« Mon chat,

Tu as décidé de partir faire cette expérience quand même.
Je ne t’en veux pas.
Je comprends que tu veuilles faire de ta vie une histoire sans fin.
Je crois que tu es fou.
Les couloirs du temps forment un labyrinthe dont on ne peut sortir. »

Orlamonde.


CCRRZZZCRRZZZCZCZCZRRZRRZZZZZIIIIUUUUUUUUUUUUUUUU
Nous contrô… la situation.
Nous contrôlons la situation
CCRRZZZCRRZZZCZCZCZRRZRRZZZZZIIIIUUUUUUUUUUUUUUUU



Je suis dans les fougères.

Je me souviens maintenant :

« Ce sera des vacances » qu’ils disaient, les « professeurs ».
Ils m’ont même donné de la crème solaire pour déconner.

Ca a marché au début.
Je suis arrivé à destination.

J’ai vu Marco Polo arriver, la ruée vers l’ouest, la guerre de sécession, les débuts de l’aviation avec les frères Writes.
C’était cool.

Ça devait être l’histoire de l’Amérique en 4 heures.

Mais dans les années 60, alors que j’attendais Marilyn sur la plage de Palo-Palo, un Manathan à la main, ça a commencé à déconner.
Ca a commencé quand j’ai voulu avaler la cerise, pour être tout à fait exact.

Est-ce que j’ai changé quelque chose à l’histoire ?
Je sais qu’on peut créer des bouleversements avec rien mais quand même…

Là je dois être dans une foret tropicale.
Est-ce que je vais voir des dinosaures ?

Si je ne meurs pas de façon brutale, c’est les changements de température qui vont me tuer.

Quand tout cela va-t-il s’arrêter ?

CCRRZZZCRRZZZCZCZCZRRZRRZZZZZIIIIUUUUUUUUUUUUUUUU
Nous contrôlons la situation.
Nous contrôlons la situation
646 écoutez ce message :
CCRRZZZCRRZZZCZCZCZRRZRRZZZZZ
La voix que vous entendez provient d’un enregistrement sur votre micropod
Ne résistez pas.
Ne tentez rien qui pourrait nuire à votre intégrité.
Nous vous rappelons que vous êtes en sécurité
CCRRZZZCRRZZZCZCZCZRRZRRZZZZZIIIIUUUUUUUUUUUUUUUU
Vos capteurs internes ont détectés une erreur fatale
Néanmoins un programme de sécurité tentera de vous ramener
Pour déclencher le processus, suivez ces instructions :
Ingurgitez les pilules puis le liquide contenu dans la fiole
CCRRZZZCRRZZZCZCZCZRRZRRZZZZZIIIIUUUUUUUUUUUUUUUU
Ne paniquez pas
Nous contrôlons la situation.
Nous contrôlons la situation.


ZZIIIIUUUUUUUUUUUUUUUU
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laly.bellule

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MessageSujet: Re: Proposition de sujet, discussions et réponses (en page 5)...   Dim 4 Mar - 15:17

Réponse d'Orlamonde :

Fondu noir puis gros plan sur une homme qui se réveille, seul au milieu du désert. Aux alentours, rien, juste le silence assourdissant.


Je porte la main à mon front tuméfié : qui suis-je, qu’est-ce que je fais là ? Je ne sais pas mon nom, ni ce que je fais ici, ma raison vacille au bord du gouffre, je dois à tout prix me raccrocher à quelque chose de tangible. Je fouille fébrilement mes poches à la recherche d’un indice… affreuses secondes de suspense. Heureusement elles ne sont pas vides.
Je découvre en premier un passeport : je m’appelle Barnabé Leroux. Dans la même poche : un cure-dent. D’accord. Puis une fiole, je goûte : pouah, c’est de l’eau de vie. Suivent un flacon de crème solaire, une boîte de pilules bleues, un trousseau de clefs.
Mais ce n’est pas tout : dans la poche arrière de mon pantalon je trouve aussi un plan et deux photos. Le plan ressemble vaguement à un labyrinthe. Pas très utile au beau milieu d’un désert. Avant de le refermer, j’ai le temps de remarquer une croix rouge dans le coin de celui-ci. Un trésor ?
La première photographie représente une sorte de petit village avec des restes de chantier au milieu, au dos de la carte il est écrit : « Rendez-vous ici ce soir à minuit. Sois à l’heure ! ». je regarde la montre à mon poignet : il est 9 H 36.La deuxième photo est un gros plan sur un tatouage, sur le dos il est écrit de la même écriture que sur la première photo : « Tu me reconnaîtras à mon tatouage ».
Bon, je ne sais pas qui je suis, mais en tout cas j’ai rendez-vous.
Ces deux photos semblent être la clef de l’énigme.

Je regarde autour de moi : du sable, du sable et un soleil de plomb. A force de scruter l’horizon, il me semble apercevoir au loin, quelque chose. Je ne sais pas si cette vision est le fruit de mon hallucination mais je choisis de marcher dans cette direction. J’avance, pieds nus. Je marche pendant un long moment, je m’arrête parfois à la recherche d’indices mais j’ai beau plonger ma table dans le sable telle une autruche, je ne fais aucune découverte. Je marche encore et toujours sans me soucier du soleil, qui tape fort là haut dans le ciel. Tout à coup je porte la main à ma tête puis m’écroule… ce doit être une insolation.
J’avale une pilule bleue (il m’en reste neuf) et me remets en route, au bout de cinq minutes, je m’écroule à nouveau sur le sol. J’avale encore une pilule puis je repars. De ma poche je sors le flacon de crème solaire dont je m’enduis abondamment. Comme ça plus de risques d’insolation !
Lorsque j’arrive à la porte de la cité du désert, il est plus de midi à ma montre. Je me remets une couche de crème, il vaut mieux être trop prudent que pas assez. Cette cité est entourée d’un énorme mur en pierre, seule la grande porte en bois devant laquelle je me trouve semble en permettre l’accès. J’observe plus attentivement la grande porte, celle-ci est ornée de centaines de signes géométriques. Je tends la main vers la poignée ronde, zut la porte est fermée à clef. J’essaye encore, en vain. Mais j’y pense… le trousseau de clef ! Tout heureux je le sors de ma poche ! La première clef ne rentre pas dans la serrure, ni la deuxième, ni la troisième. J’essaye encore de forcer la porte…arg. Bon la solution est peut-être du côté de l’enceinte en pierre : je m’approche pour essayer de voir s’il est envisageable de l’escalader. Non. Et après avoir bu un petit peu d’eau de vie pour me requinquer ? Non, toujours pas. Il doit pourtant y avoir moyen d’entrer dans cette foutue ville ! Je retente d’ouvrir la porte avec le trousseau, il n’ y a pas moyen…pourtant cette serrure n’a pas l’air bien solide. Il suffirait de pas grand chose… je sais ! Je sors le cure-dent avec lequel je crochète la serrure et me voilà enfin à l’intérieur de la ville. Il est plus de 15 heures à ma montre.

La ville semble déserte et pourtant lourde de menaces. Il doit être facile de se perdre dans le dédale de ses ruelles… Je sors mon plan, celui du labyrinthe et le regarde plus attentivement. Il est possible que cette porte sur la gauche soit celle que je viens de franchir. Cette carte pourrait être celle de la cité dans laquelle je viens de pénétrer, quand à la croix rouge en bas à droite, elle indiquerait mon lieu de rendez-vous. Je ressors la photographie pour vérifier cette hypothèse : oui les murs sur la photo pourraient bien être ceux de la ville dans laquelle je me trouve et sur les toits j’aperçois les mêmes paraboles blanches. Il est donc possible de capter une chaîne de télé dans ce trou perdu ! Je ne sais pas pourquoi mais cette idée me rassure et je me remets en route, plein d’optimisme.

Au détour d’une rue, je débouche sur un clochard à l’air alcoolisé. Je me recule d’un pas pour ne pas avoir à affronter son haleine pestilentielle. Il me demande :
« Bonjour étranger, aurais-tu un peu d’alcool à offrir à un vieux clochard comme moi ? »
Je lui réponds poliment que non et passe devant lui pour continuer ma route. L’ivrogne en profite pour me faire un méchant croche-pied puis me saute dessus pour m’étrangler tout en en hurlant que je ne suis qu’un égoïste.
Je me réveille au milieu de la ruelle. Je vérifie mes poches, il ne me manque rien à part peut-être une pilule bleue. Je les recompte, il m’en reste sept. Je me remets en route. J’ai l’impression de tourner en rond. Tout à coup, là devant-moi revoilà l’ivrogne. Encore une fois celui-ci me demande à boire. Je refuse à nouveau mais prépare mon cure-dent au fond de ma poche histoire de lui crever un œil au cas où il tenterait à nouveau de s’attaquer à moi.
J’ouvre les yeux, couché à nouveau au milieu de la rue : j’ai surestimé la force de mon cure-dent et d’ailleurs je l’ai perdu au cours de la lutte.
Je me relève, époussette mes vêtements et me remets en route. Cette maison, je l’ai déjà vue, il me semble. Je regarde le plan, en effet j’effectue toujours le même pâté de maison. La carte semble indiquer une toute petite ruelle qui mènerait plus profondément dans la ville.
Il faut que je la trouve.
Je lève la tête : zut, le revoilà ! Le mendiant me demande une troisième fois :
« Bonjour étranger, aurais-tu un peu d’alcool à offrir à un vieux clochard comme moi ? »
Cette fois-ci, je lui tends ma fiole d’eau de vie. Pour me remercier, il se lève et désigne une ruelle sombre juste derrière lui. « c’est par ici qu’est ta route mon ami, presse-toi avant que le soleil ne se couche car je sais que l’homme aux cicatrices t’attend ». L’homme aux cicatrices ? Je montre au mendiant la photo de la cicatrice en ma possession et il me confirme que c’est bien de lui dont il s’agit. Je le remercie et commence à cheminer dans la ruelle étroite. Derrière moi j’entends encore le vieillard me crier : « il te faudra vaincre le chien, pense au talon d’Achille ! ». Hein ? Le talon d’Achille ? Le vieux doit délirer.
Au milieu de la ruelle, mon pied se heurte à quelque chose de métallique. Je me baisse, pour voir. Il s’agit d’un tesson de bouteille, que je mets dans ma poche au cas où.

J’arrive au bout de la ruelle, me voilà à l’entrée de ce qui semble être un nouveau quartier de la ville. Mais je n’ai pas le temps d’avancer plus loin, que j’entends un cri à me glacer la sang. Sur ma droite un énorme molosse semble être prêt à bondir sur moi. Il fait au moins trois fois ma taille… je regarde au tour de moi : personne pour venir à secours. Je suppose qu’aussitôt que je referai un pas, le combat commencera. Ca y est le chien me saute dessus et me mord la jambe, je perds peu à peu mon énergie… Je me débats, essaye de le frapper mais le chien semble invulnérable. Le chien… Qu’avait dit le mendiant au fait ? Le talon d’Achille… J’effectue un triple salto arrière pour échapper aux mâchoires du molosse. A quelques mètres de distance, je le regarde attentivement : il semble avoir une patte arrière plus courte que l’autre, serait-là son talon d’Achille ? Je sors le tesson de bouteille de ma poche et contourne l’animal pour l’attaquer par derrière. Beurk, j’ai marché dans une flaque…de bave.
Ca y est j’ai touché sa jambe ! Le voilà blessé. Furieux, il me projette d’un coup de queue loin dans le décor. Au loin, j’ai l’impression d’entendre une voix familière qui m’appelle. Mais je n’ai pas de temps à perdre, je dois rester concentré. Je me relève pour poursuivre la bataille. Je le retouche quatre fois à la patte, il est salement amoché à présent. Malheureusement lui non plus ne me fait pas de cadeau… Petit à petit je me sens faiblir, je dois à tous prix esquiver les coups de cette charogne et le toucher encore à la patte. Allez, la victoire n’est pas loin …
Je m’écroule.
Son dernier coup de gueule m’a été fatal. Mon flacon de pilules est malheureusement épuisé. Au dessus de moi, le ciel s’obscurcit et les mots « GAME OVER » apparaissent en lettres de sang.

J’ôte mon casque et éteins la console de jeu. Je crie « J’arrive !! » à Maman qui m’appelle déjà depuis quelque temps et je cours les rejoindre à table.
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laly.bellule

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MessageSujet: Re: Proposition de sujet, discussions et réponses (en page 5)...   Dim 4 Mar - 15:24

Les autres réponses arriveront dans la soirée (j'ai carrément reçu un roman et faut que je m'y prenne en plusieurs fois)
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Orlamonde

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MessageSujet: Re: Proposition de sujet, discussions et réponses (en page 5)...   Dim 4 Mar - 16:11

Juste au cas où tu ne les connaitrais pas (moi je les ai découvertes y a pas si longtemps Embarassed ), connais-tu les fameuses touches "copié-collé" : Ctrl + c et Ctrl +v (parce que le clic droit de la souris ne fonctionne pas toujours sur le forum).
Normalement avec ça ton roman devrait facilement pouvoir être remis ici.

Bon et bien j'attends la suite avec impatience !
Tu as eu combien de réponses au fait ?
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Jérôme

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MessageSujet: Re: Proposition de sujet, discussions et réponses (en page 5)...   Dim 4 Mar - 21:49

(Jérôme fait la 'danse de la joie numéro 14' - celle qui requiert de porter un kilt, un bonnet de clown et un tuba - en disant cela)
Chouette! Les réponses arrivent!!
Certes au compte-goutte, mais elles arrivent!
Youpla! (Ca c'était le salto-arrière-dans-la-bagnoire-pleine-de-sauce-barbecue)
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laly.bellule

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MessageSujet: r   Lun 5 Mar - 10:51

Merci Orlamonde, mais je connaissais déjà les touches raccourcis.
En tout cas, ça n'a rien à voir avec le copié/collé ; c'est juste que le roman est trop long, et il faut que je l'envoi en plusieurs fois !

Merci qui ? il ou elle se reconnaitra !
mais franchement, ça vaut le coup de prendre un petit peu de temps pour poster cette réponse !
Pour moi, c'est le meilleur texte posté par cette personne ! (ou sont-ils (elles) plusieurs ?)

Alors rendez-vous ce soir pour les dernières réponses ! (hé oui, il y en a qui bosse !)
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Jérôme

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MessageSujet: Re: Proposition de sujet, discussions et réponses (en page 5)...   Lun 5 Mar - 15:35

Bon, c'est le moment de se dénoncer. C'est qui l'abruti(e) qui a écrit 200 pages et qui retarde la parution des réponses? Hein? Hein? C'est qui?

Allez, si le coupable se dénonce, je ne lâcherai pas les pingouins.

Oui, je voulais acheter des chiens de garde pour le forum, des molosses à grandes dents qui ont dans l'oeil cette envie de tuer tout le monde, le genre de cerbères que même Sarkozy il en aurait peur, le genre de bêtes du Gévaudan que même Hannibal Lecter ne pourrait pas carresser sans y laisser l'autre main, des bééétes, en somme.
Mais LeChat n'a pas voulu, arguant que si des pitt-bull-dozer voyait un Chat ils le réduiraient en bouillie sans y penser à deux fois.

On a donc dû se résoudre à acheter et dresser nous-même des pingouins d'attaque. Nous pouvons aujourd'hui vous l'annoncer.
Tout contrevenant à nos règles (je suis sûr qu'on doit avoir des règles quelque part, du genre "ne pas coller son chewing-gum sous les smileys") se verra poursuivre par de féroces alcidés mangeurs d'hommes.

Si, si, ils sont effrayants.

Après les avoir vu, vous ne pourrez plus jamais regarder "la marche de l'empereur" sans hurler de terreur et vous cacher sous la commode.


Bon sang, mais qui j'essaie de convaincre, là... On est pathétiques avec nos oiseaux à la con qui se dandinent partout dans le forum en mangeant des têtes de cabillauds. (c'est "le retour de Don Cabillaud")

Bref.

Si celui ou celle qui a écrit le pavé (dans la mare) qui ralentit tout ne se dénonce pas bien vite, nous lachons nos "killer auks".

(Bon sang, j'avais bien dit qu'on aurait dû prendre des canaris. Ca c'est effrayant, les canaris. De vraies machines à tuer, les canaris.)
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MessageSujet: Re: Proposition de sujet, discussions et réponses (en page 5)...   Lun 5 Mar - 20:58

Réponse d'Amy (offerte gracieusement par Jérôme Wink)

L’homme est immobile au milieu du désert, vaste étendue de sable brûlant. Son regard perdu dans le vide, il reste debout ainsi depuis des heures. Rien n’indique la raison pour laquelle il est là, ni le moyen qu’il a utilisé pour y arriver. Il n’y a que deux traces de pas derrière lui. Avant, rien.
Il est vêtu de guenilles brunâtres, porte des sandales usées et son front est orné d’une marque dorée ovale. Malgré son air hébété on peut deviner sa noblesse de caractère et son impressionnante musculature.
Peu à peu il semble revenir à lui. Ses doigts tressautent, ses yeux clignent, il a des mouvements involontaires des épaules. Puis il revient à lui en secouant violemment sa tête de gauche à droite.
Il est maintenant pleinement conscient, mais toujours aussi perdu. Son air exprime un profond étonnement, il est évident qu’il n’a aucune idée d’où il est ni de ce qu’il fait là. Il se retourne pour voir ce qu’il y a derrière lui, mais cela ne l’aide pas : où que puisse se porter son regard maintenant alerte ne se trouvent que des dunes, à perte de vue.
Ses sourcils se froncent lorsqu’il remarque les deux traces de pas derrière lui, venant de nulle part. Il lève la tête mais ne voit rien non plus au-dessus de lui. Il baisse la tête.

Il se met à réfléchir. S’étant d’abord demandé dans quel endroit il se trouvait, il se rend maintenant compte qu’il ne sait pas non plus d’où il vient. Ni qui il est. Il commence à s’inquiéter.
Il ne se souvient plus de son nom, ni de son passé, mais certaines impressions refont surface s’il se concentre assez.
C’est un aventurier. De cela il est certain. Il a voyagé très souvent, dans de très lointaines contrées. Il se souvient de pays ressemblant à celui-ci, brûlants, uniquement colonisés par le sable et des animaux dangereux, mais aussi de jungles luxuriantes, à l’atmosphère étouffante d’humidité et de senteurs inconnues, de grandes plaines herbeuses où paissaient d’énormes animaux, de forêts profondes et sombres, habitées d’êtres inquiétants, de villes peuplées par des habitants aux étranges coutumes, de marécages pestilentiels où rôde la Mort, de montagnes calmes et reposantes, de plaines glacées où jamais ne vient le jour…
Mais il ne peut mettre un nom sur ces contrées, ni dire dans quelles circonstances il s’y est rendu.
Et l’endroit où il se trouve à présent est le mystère le plus obsédant à ses yeux.

Se rendant compte que ses guenilles sont dotées de poches, il entreprend de les fouiller. Il trouve en premier un amas métallique qui fait beaucoup de bruit, ce qui lui avait d’ailleurs indiqué la présence de poches. Il s’agit d’un trousseau de quatre grossières clés, chacune n’étant guère plus qu’un épais cylindre de métal noir bosselé au bout. L’homme n’a aucune idée de ce à quoi elles peuvent servir, il les remet donc dans la même poche au cas où elles pourraient servir.
Il trouve aussi une fiole sans identification. Il la débouche et en renifle le contenu : cela semble être de l’eau. Il esquisse le geste d’en boire, puis se ravise : il pourrait en avoir besoin plus tard, s’il reste longtemps perdu au milieu de nulle part, et de plus il n’a aucune idée de la pureté de l’eau. Cela pourrait être du poison, pour ce qu’il en sait.
Ensuite il met la main sur un morceau de papier très résistant. Dessus est écrit (traduit d’une langue qui n’est absolument pas du français mais que l’inconnu comprend) « Ceci donne le droit au porteur de traverser toutes les frontières de l’empire. Passeport officiel. » et en bas se trouve la marque d’un sceau alambiqué. L’homme se dit que ceci pourrait se révéler très utile plus tard…
En fouillant plus profondément dans ses vêtements, notre homme met la main sur un objet très utile : un petit flacon contenant ce qu’il reconnaît comme être de la crème solaire. Comme il fait déjà très chaud et que le soleil est encore très loin du zénith, l’homme s’en badigeonne toutes les parties de son corps sortant de ses frusques.
Il est très étonné en passant la main sur son front, ne reconnaissant pas la marque s’y trouvant. Il en teste la surface de ses doigts mais n’en devine pas la signification.
Continuant ses fouilles, il trouve encore un long cure-dent en os ouvragé, qu’il est très tenté de jeter ne voyant pas à quoi cela pourrait lui servir, et des comprimés enveloppés dans un morceau de tissu. Ne connaissant pas leur utilité, il les replace au même endroit.
Et enfin il met la main sur deux images. L’une représente la cheville droite d’un homme, tatouée. Se souvenant de la marque sur son front, il relève ses vêtements et constate qu’il ne s’agit pas de sa jambe. Rien n’indique de quoi il peut s’agir. La deuxième image est une vue d’ensemble de ce qui ressemble à un chantier dans une ville, située dans ou près d’un désert à en juger par les matériaux utilisés. Là non plus aucune indication.
Et c’est tout, il ne trouve rien d’autre.
Il est bien avancé.

Il passe ensuite quelque temps à réfléchir, mais ne trouve aucune explication à ce qui lui arrive ni aucun souvenir de son passé. Il décide alors d’interroger son instinct. Et, très violement, son instinct lui répond :
Va droit devant !
Il entend cela très clairement dans sa tête, sans que cela ne passe par ses oreilles. Trouvant cela très troublant mais ayant cependant foi en ce message, il décide de l’écouter et se met à marcher droit devant lui, prolongeant ainsi les deux traces de pas.
Il marche ainsi pendant plusieurs heures quand, peu à peu, une forme se dessine à l’horizon. Devinant qu’il s’agit là du but de sa marche, il presse le pas en se dirigeant dans sa direction. En se rapprochant l’inconnu reconnaît sa destination : une pyramide. Il se perd alors en conjectures quand à ce qu’il devra faire une fois arrivé.
Une bonne heure plus tard il arrive enfin au pied de la structure. La pyramide est gigantesque, plusieurs centaines de mètres de haut, et est complètement recouverte d’un enduit blanc entièrement lisse sur lequel sont gravés des hiéroglyphes serrés. En contemplant sa surface, l’homme remarque bientôt une petite dépression au loin, au niveau du sol, dans la surface de la pyramide. Il va donc pour l’examiner et découvre là une porte, fermée par une grosse serrure en métal d’un noir profond, doté en son milieu d’un trou vaguement cylindrique. Il sort donc le trousseau qu’il avait trouvé précédemment et essaie les clés l’une après l’autre. La quatrième tentative est la bonne, la clé tourne dans la serrure.
La porte s’ouvre alors, révélant un passage juste assez large et haut pour laisser le passage à un homme, mais plongé dans une obscurité totale. Courageux, l’homme pénètre dans le gigantesque bâtiment et continue tout droit. Quelques mètres plus loin il entend derrière lui la porte se refermer brutalement. Il continue à avancer.
Peu à peu sa vision s’adapte à l’obscurité et il commence à distinguer ce qui l’entoure : une très faible lumière verte émane de sources inconnues placées dans le plafond, éclairant au minimum le couloir dont l’extrémité se perd au loin. Maintenant qu’il peut voir où il va, il marche plus rapidement.
Il arrive bientôt à un croisement, un chemin allant tout droit et l’autre tournant à gauche. Il fait alors appel à son instinct, mais cette fois-ci il n’obtient aucune réponse. Ne sachant où aller, l’homme s’assied pour réfléchir plus à son aise.
C’est en s’asseyant qu’il remarque une nouvelle poche, sous ses côtes, qui contient un morceau de papier plié. Il le sort et en le dépliant il découvre une carte, représentant un labyrinthe.
Faisant le parallèle avec sa situation, et ignorant le terme deus ex machina, l’homme étudie quelques instants cette carte et remarque un détail curieux : quand il se concentre sur le morceau de papier, des endroits deviennent lumineux. L’un d’entre eux est blanc, c’est l’endroit ovale du bas, les autres sont en rouge, un peu partout. L’un des endroits rouges se trouvant près de lui, droit devant, il décide d’aller l’étudier par curiosité.
A son étonnement il s’agit d’un piège. Assez grossier mais très efficace contre quelqu’un ignorant son emplacement : une dalle factice s’enfonçant dans le sol et déclenchant une trappe située dans le plafond. L’homme décide qu’il est trop dangereux de pousser le test plus avant et de regarder ce que cache la trappe, et comme les dalles du sol sont aussi larges que le couloir et longues de dix mètres il rebrousse chemin et prend le passage situé maintenant à sa droite.
Il progresse ainsi à travers tout le labyrinthe, évitant les nombreux pièges qui lui font prendre ainsi un large détour, jusqu’à la pièce ovale lui semblant la meilleure destination.
Une fois dans cette pièce, qu’il teste d’abord avec moult précaution au cas où la lumière blanche sur la carte indiquerait en fait un danger encore plus grand, il ne trouve qu’une pierre cylindrique haute d’un mètre, au sommet de laquelle se trouve une serrure semblable à la première. Ne sachant que faire d’autre l’homme ressort le trousseau et essaye les clés.
La deuxième clé est la bonne, elle tourne sans problème. Mais à la grande frayeur de l’homme, cela déclenche un mécanisme qui fait jaillir brusquement du sol des anneaux de pierre qui viennent l’entourer puis déclenchent une très forte lumière. Aveuglé, l’homme mets sa main devant les yeux qu’il ferme fortement.
Quand il les rouvre, il est à l’air libre.
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MessageSujet: Re: Proposition de sujet, discussions et réponses (en page 5)...   Lun 5 Mar - 21:00

Réponse d'Amy (offerte gracieusement par Jérôme)(suite et fin)

Devant les yeux de notre homme étonné se trouve la muraille en pierre d’une ville du désert. Se disant qu’il vaut mieux être dedans que dehors, il part sur sa droite pour trouver une entrée.
Huit hommes sont postés pour garder la porte de la muraille. Ils sont armés de lances épaisses et portent de lourdes armures. Notre homme se dit que s’il doit les affronter il ne durera pas longtemps contre eux, mais alors il se souvient du passeport.
Il leur montre. En voyant le document, les huit hommes, d’abord hostiles et montrant ostensiblement leurs lances, se montrent soudain déférents et presque apeurés. Ils font place à l’inconnu qui passe sans problème et pénètre dans la ville.
C’est, et le terme est exact, le souk. Les rues sont pleines de tentes de marchands, de devantures débordant de marchandises, de passant, de voleurs à la tire… Et d’autres hommes en arme. L’homme fait profil bas, ne sachant pas si l’attitude des soldats face au passeport est une bénédiction ou une malédiction.
A force de marcher l’inconnu se retrouve bientôt au pied d’une haute et étroite tour dont la porte attire tout de suite son regard : la serrure est identiques à celles qu’ouvrent ses clés. Il tente sa chance, et la première clé tourne sans problème dans la serrure. Il ouvre la porte et découvre que la totalité du volume de la tour est rempli par un escalier en colimaçon. Il décide de monter.
A sa grande surprise, à peine a-t-il gravit dix marches qu’il se retrouve déjà au sommet de la tour, pourtant haute de près de 80 mètres. L’homme se demande ce que cette journée peut encore bien lui réserver…
Maintenant qu’il se trouve au sommet, il peut observer la totalité de la ville. Elle n’est pas très étendue, et peu de bâtiments sont plus élevés que l’endroit où il se trouve. La plupart des constructions sont en matériaux de piètre qualité, ce qui est normal dans ce désert.
Soudain notre homme aperçoit une partie du paysage qui lui est familière. Il sort l’image pour comparer : oui, il s’agit bien du même chantier. A cette heure de la journée l’endroit grouille d’activité, des dizaines d’ouvriers s’affairant autour de quelques gros véhicules.
L’homme redescend alors les dix marches de la haute tour et se dirige vers le chantier. Une fois arrivé, il s’adosse contre un mur dans un endroit à l’ombre et attend. Ce qu’il attend il ne le sait pas, mais il le saura quand il le verra.
C’est ce qu’il espère.

Et en effet au bout d’une heure il voit passer devant lui un homme marchant à vive allure. Ses pas précipités relèvent brusquement le bas de son vêtement et révèlent un mollet tatoué.
Notre homme, se souvenant de la deuxième image, décide de le suivre. Il lui laisse quelques mètres d’avance puis lui emboîte le pas. Malgré la foule la filature est aisée, car la plupart des passants ont à cette heure chaude de la journée une allure lente et pesante, tandis que le tatoué court presque.
Quelques rues plus loin le tatoué ralenti le train et lance de rapides coups d’œil aux alentours. Notre homme craint d’être repéré et se cache prestement sous une porte cochère, mais il n’avait aucune raison de s’inquiéter : le tatoué, s’étant assuré que personne ne s’intéressait à lui, se tourne vers une porte qu’il ouvre vivement et pénètre alors dans un bâtiment que rien ne distingue de ses voisins.
Notre homme attend quelque temps pour voir si le tatoué ne ressort pas.
Il semblerait que non.
Il décide alors de voir s’il peut lui aussi pénétrer dans le bâtiment. S’étant rendu devant la porte, il constate (cette fois-ci sans surprise) que la serrure correspond à une de ses clés. La troisième, cette fois. Il l’ouvre prudemment et, voyant que personne ne l’attend, entre sans bruit.
L’intérieur est bien éclairé, les fenêtres sont grandes. Il se trouve pour l’instant dans une petite pièce vide, mais il repère un couloir caché par une tenture. Il la franchit.
Des bruits de voix se font entendre. Des hommes en train de discuter. Combien sont-ils, dans ce bâtiment, en plus du tatoué ? Pas moyen de le savoir. Notre homme commence à s’inquiéter.
Il se retrouve bientôt à côté de l’entrée d’une grande salle, d’où vient le bruit de la discussion. Jetant un rapide coup d’œil, notre inconnu aperçoit l’homme tatoué en train de parler avec un soldat en armure dont la tête est recouverte d’un casque à la forme étrange, ressemblant à une tête de serpent. Cinq autres soldats, possédant la même armure et la même lance mais sans casque, sont répartis dans le reste de la salle dont le centre est occupé par un piédestal en pierre sur lequel est posé un volumineux globe grisâtre. Près des quatre coins de la pièce sont posés des trépieds supportant des coupes enflammées, à but religieux sans nul doute, qui éclairent la pièce sans fenêtre.
L’instinct de notre homme lui crie alors :
La sphère ! Il te faut la sphère !
Mais comment faire pour s’en emparer malgré les sept hommes qui lui barrent le chemin ? A part la sphère et les feux rituels, il n’a vu aucun objet dans ce bâtiment. Pas même une brique délogée. Et il doute que son ‘passeport’ puisse lui servir à nouveau.
« Kri ! »
Mince. Il est repéré. Le chef des soldats, Tête de serpent, s’est aperçut de sa présence. Il faut maintenant que notre homme réfléchisse vite, il entend les pas des cinq soldats qui se rapprochent !
Se saisissant du flacon de crème solaire, un produit gras au possible, il le lance sur le piédestal qui se trouve le plus près d’un groupe de trois soldats. Touchant la flamme, le produit explose, déroutant les ennemis de l’inconnu. Il profite de la confusion pour foncer sur eux.
Le soldat le plus proche lui tourne le dos. Il se place derrière lui, lui empoigne la tête et lui inflige alors une violente torsion, lui brisant les cervicales. Le soldat tombe, mort.
Le deuxième soldat, pointant sa lance sur notre homme, se prend alors le trousseau de clés lancé à pleine vitesse sur son visage. Il tombe assommé.
Notre homme s’empare alors de la lance du soldat mort. S’apprêtant à embrocher le combattant suivant, il découvre alors que les lances n’ont pas de pointe mais des extrémités arrondies. N’ayant pas le temps d’approfondir ses réflexions à ce sujet, il la lance de toutes ses forces, tel un javelot, sur la tête de son ennemi le plus proche. L’homme tatoué s’effondre alors, inconscient.
Notre homme s’aperçoit alors qu’à sa gauche Tête de serpent pointe sa lance sur lui. De l’autre côté, un soldat fait de même. L’homme se découvre des réflexes fulgurants lorsqu’il parvient à se jeter au sol au moment même où les deux armes font feu, leurs projectiles d’énergie atteignant chacun le soldat d’en face. Les deux soldats tombent, morts.
Il ne reste plus qu’un ennemi debout. L’inconnu parvient à éviter encore un jet d’énergie de justesse et se jette sur son ennemi. Prenant le cure-dent en os, long d’une vingtaine de centimètres, il l’enfonce dans la tempe du soldat qui s’effondre à son tour, secoué de spasmes violents.
Il ne reste plus que l’inconnu debout dans la pièce. Il se dirige alors vers la sphère et la prend à deux mains.

Puis la laisse échapper lorsqu’un visage apparaît dedans.
« Jaffa kri ! »
La sphère, au lieu de se fracasser au sol, se met à flotter dans l’air. Perplexe mais prêt à se battre encore, notre homme attend la suite.
« Félicitation, Mar’Lok ! Tu as passé tous les tests. Prends les comprimés qui sont encore dans ta poche, et avale-les à l’aide de la fiole d’eau qui t’a été remise. »
Notre homme, apparemment appelé Mar’Lok, s’exécute. A peine a-t-il fait cela que des bribes de souvenirs commencent déjà à lui revenir. Le visage dans la sphère continue à parler.
« Nous t’avons observé pendant ton épreuve. Tu as la méfiance requise pour traiter avec les ennemis, l’intelligence nécessaire pour servir ton dieu, tu sais écouter les sages conseils de ton symbiote et futur maître, et tu as les qualités de guerrier indispensables pour mener mes armées à la victoire ! Tu es donc maintenant mon nouveau Primat. »
Tout revient à Mar’Lok, maintenant. Les longues années passées au service de son maître et dieu, Apophis, qui s’adresse à lui par la boule de communication Goa’Uld. Les nombreuses batailles dont il a été le champion. Toutes les victoires qui lui ont attiré l’attention de son dieu. Toutes les planètes qu’il a conquises pour lui en passant la Porte des Etoiles, depuis la cérémonie de la pose de son symbiote jusqu’à ce jour.
Et surtout ce test. A la glorieuse mort du précédent Primat d’Apophis lors d’un combat, il avait fallu choisir son remplaçant. Les meilleurs jaffas, désignés par Apophis lui-même, s’étaient alors affrontés jusqu’à la mort dans un combat auquel seul Mar’Lok avait survécu. Puis, afin de prouver ses qualités, il avait de son plein gré pris la potion d’oubli avant de descendre du Tel’Tak qui l’avait amené au milieu du désert, avec seulement ses vêtements et quelques objets utiles.
Eut-il tout de suite pris les comprimés et bu l’eau qu’il aurait échoué au test et aurait été exécuté. S’il avait trouvé la mort dans le désert ou la bataille, d’autres jaffas auraient subi les mêmes tests jusqu’à ce que l’un d’entre eux se montre à la hauteur. Idem s’il avait mis plus de deux jours à trouver la boule de communication.
Mais il a réussit. Et maintenant il est le Primat d’Apophis. Le chef de guerre d’une armée comptant plusieurs millions de soldats jaffas, des centaines de vaisseaux spatiaux, et d’innombrables armes telles les bâtons à énergie jaffas. Et devant lui s’étend maintenant une vie de gloire, de conquêtes et de victoires.
« A genoux devant ton dieu, maintenant. »
« Oui. Merci, mon dieu. Je saurai me montrer digne. »

Vous venez de lire Jaffa perdu. Merci de votre attention.
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MessageSujet: Re: Proposition de sujet, discussions et réponses (en page 5)...   Lun 5 Mar - 21:02

Réponse n° 2 de Jérôme
Kaamnésiee

Deux hommes sont attablés dans une taverne. Sur la table entre eux se trouvent plusieurs pains, des saucissons, des fromages, des œufs durs et surtout des chopines de bières. La plupart vides, deux à moitié pleines. Tout en discutant ils font ripaille.
Le premier, qui va raconter sa journée, est tout de bleu vêtu. Il n’est pas très étoffé et ses longs cheveux sont d’un gris très pâle, presque blancs, malgré son relativement jeune âge. Il a l’air très enthousiaste. Le second est plus en chair, est habillé de rouge et ses cheveux bruns sont coupés au bol. Il a l’air très enthousiaste aussi, mais plus pour la nourriture qu’il a devant lui.
« Alors voilà. Je me retrouve là, paumé au milieu de nulle part. C’est désert. Dans un, euh, un milieu… Agricole. »
« Plein d’eau ? »
« Non, ça c’est ‘rural’. Je veux dire ‘sous la terre’. Agricole, quoi. »
« Ah, oui. »
« Je suis dans ce tunnel, et paf ! Je m’aperçois que je me souviens plus de rien ! Même pas mon nom ! Même pas pourquoi je suis là ! L’angoisse totale. »
« Rien de rien ? Même pas combien font deux et deux ? »
« Si, ça, ça allait. Mais tout le reste : pfouh ! Envolé. Le seul truc dont je me souvenais, c’est que je suis un aventurier. »
« Ah ben comme quoi vous vous souveniez encore de quelque chose… »
« Oui, mais c’est tout. Alors je reste planté là, comme un flan, en attendant que ça me revienne. Mais que pouic, ya rien qui revient. C’est là que je m’aperçois que je porte un sac. »
« Un sac ? »
« Oui, j’ai toujours un sac sur moi. C’est au cas où je trouverais le Saint Graal, mais que j’aie déjà les mains prises. Par exemple si j’ai un sandwich dans une main et une bouteille dans l’autre, ça me ferait mal de devoir laisser le Graal là, au bord du chemin, parce que j’ai pas de main libre ! Alors j’ai toujours un sac. »
« Ah, ouais. Mais si le Graal est une coupe, ou un vase, enfin bref un truc qui peut contenir de l’eau… »
« Ah, comme une pierre incandescente ! »
« C’est pas faux. »
« Ca veut dire ‘qui peut contenir du liquide’, il paraît. »
« Ah, oui. Eh bien vous pouvez toujours verser la bouteille dedans, et porter le sandwich et le Graal. La bouteille c’est pas grave si vous la laissez sur le côté du chemin. Sauf si elle est consignée, là ça peut être chiant. »
« C’est pas con ! C’est pour ça que j’aime bien faire équipe avec vous. On se complète bien. C’est comme si l’un était le cerveau, et l’autre… Euh, eh ben un autre cerveau ! »
« Ou comme si chacun était la moitié du cerveau ? »
« Ouais, c’est ça. Un demi cerveau chacun. On se complète, quoi. »
« Ouais. On est bien tombés, quand même. »
« Ah mais si le Graal ça peut pas contenir de flotte, on fait comment ? »
« Ah ben là il faut le sac. »
« Ouais, je me disais aussi. »
« Alors, le sac ? »
« Oui. Enfin c’est plus une besace, hein, c’est pas un sac à main ! »
« Certes. »
« Bon. Le sac, je le fouille. Et dedans je trouve un tas de trucs. D’abord des petits machins blancs tout rond, comme des petits cailloux mais lisses. »
« Comme des cailloux blancs et lisses, quoi ? »
« Ouais, c’est ça. Mais je savais pas ce que c’était alors je les ai jeté. Même sans mes souvenirs, je sais que j’aime pas m’encombrer de trucs inutiles. Ensuite j’ai trouvé une fiole pleine. Je savais pas ce que c’était, dedans, alors j’ai bu pour voir. C’était bon alors j’en ai repris. »
« Et c’était quoi ? »
« De l’alcool de pommes. J’en emporte souvent au cas où j’ai mal aux chicots. Ca calme la douleur. Mais comme c’était bon j’ai tout bu. »
« Tout ?!? »
« Oh, c’était une petite fiole, hein, un demi verre à tout casser. Comme elle était vide, là, ben j’l’ai jetée aussi. Et là, d’un coup, j’entend un truc qui pousse un grand cri derrière moi. Un rugissement de bête fauve, mais en pire. Alors ni une ni deux j’ai commencé à marcher très vite en fouillant. Parce que même sans souvenir, je sais que j’aime pas me faire bouffer par des trucs avec de grandes dents. »
« Et c’était quoi qui rugissait ? »
« J’y viens, j’y viens. Ensuite je trouve un cure-dent dans le sac. Ca tombait bien, j’avais un morceau de bidoche coincé entre deux canines, je m’en suis servi tout de suite. »
« Et vous l’avez jeté. »
« Non, ça c’était utile ! J’ai remis dans le sac ! »
« Ah, ouais… Saucisson ? »
« Non merci, je préfère le fromage. Eh, patron, remettez-nous deux autres chopines ! »
(Aubergiste) « Ca marche ! »
« Et après ? »
« J’ai trouvé une feuille de papier. Ca avait l’air important alors j’ai passé un quart d’heure à essayer de le lire. »
« Et ? »
« Et j’ai fini par me dire que je savais pas lire, alors je l’ai jeté. »
« Ah ben ouais, totalement. »
« Et c’est pas tout. J’ai trouvé deux gravures. Une qui ressemblait à un chantier, mais dans un endroit bizarre avec des machins étranges partout, en pierre, en métal et en chaipaquoi. La deuxième c’était le mollet d’un type, tout tatoué. »
« Mais c’est quoi ces conneries ? »
« C’est ce que je me suis dit. Alors j’ai jeté. Puis en fouillant un peu j’ai aussi trouvé des clés, tout un trousseau. Mais je voyais rien à ouvrir, alors j’ai jeté. Pareil pour le plan que j’ai trouvé après. Je m’étais pas rendu compte que c’était un plan du labyrinthe souterrain où j’étais… Là, franchement, j’ai merdé. »
« Bah, tout le monde peut se tromper. Tenez, moi, une fois, un vieux m’a donné un indice pour trouver le Graal. Ben j’ai cru qu’il se foutait de ma gueule alors je l’ai envoyé chier, et j’ai pas retenu ce qu’il me disait. »
« Ah, vous aussi ya des vieux qui vous disent des trucs bizarres ? »
« Vous avez pas le monopole. »
« … Non mais là je sais pas ce que ça veut dire… »
« Euh… Que les vieux font chier tout le monde, je crois. Bref, le vieux en fait il venait d’Avalon et il voulait me dire où il se trouvait le Graal. Quand j’en ai parlé au roi, il m’en a voulu, j’vous dis pas. »
« Ouais, pareil pour moi et les clous rouillés. Mais là, pour la carte, ça la fout mal je trouve. Sinon, il restait encore un truc au fond du sac : un flacon avec un produit bizarre dedans. Dessus y’avait un dessin qui représentait une flamme. Je me suis dit ‘Ca, mon vieux, c’est de la crème solaire !’. Alors au cas où je sortirais du sous-sol et qu’il fasse chaud, je m’en suis bien tartiné partout. J’ai tout utilisé. »
« Et vous avez jeté le flacon. »
« Ouais. C’est après que j’ai entendu des pas qui venaient vers moi. »
« La bête d’avant ? »
« Non, ça venait de devant. Et ça semblait humain, alors j’ai laissé venir. »
« Et c’était qui ? »
« Ben d’abord je les ai pas reconnu, vous pensez. Un gars énervé avec une couronne sur la tête, un grand type avec une barbiche et un regard de glace, et un vieux con tout en blanc. J’étais tellement surpris de croiser ça que je me suis pas méfié. »
« Et alors ? »
« Eh ben le gars avec la couronne s’est avancé et m’a balancé une tarte en criant ‘Non mais c’est pas vrai, Perceval, mais qu’est-ce que vous avez encore branlé ? On peut rien vous donner comme boulot, à vous !’. Eh ben la baffe elle m’a tout remis à l’endroit, et je l’ai reconnu : c’était le roi Arthur. »
« Ah ben ouais, dit comme ça… »
« Et il a ajouté que j’avais intérêt à pas avoir fait de connerie avec les objets qu’ils m’avaient confié, surtout que c’était moi qui avait insisté pour les porter, vu que j’avais un sac. »
« Ah ouais, et ? »
« Eh ben là, j’ai réalisé que j’avais fait une belle connerie. J’ai dit que j’avais tout jeté parce que je me souvenais plus de rien. Les trois là ils en sont restés comme deux ronds de flan, la bouche ouverte. Lancelot, c’est lui qui avait le regard froid, il a dit ‘Il fallait pas s’attendre à autre chose, avec ses capacités cérébrales à lui !’, mais j’ai pas compris pourquoi il avait dit ça. Et Merlin, il a juste dit ‘non mais quel con.’, sans plus. Le roi, rien. Il avait encore la bouche ouverte. »
« Aie. »
« Et quand il a parlé, c’était tout lent. Ca donnait : ‘Mais… C’est… Pas… Vrai… Mais quel abruti !’ et il a demandé pour tout les objets. La carte du labyrinthe pour parvenir jusqu’à la salle du trésor ? Jetée. Les comprimés de Merlin pour devenir invisible et pas se faire remarquer par les gobelins ? Jetés. Le trousseau de clés pour ouvrir les coffres ? Au loin. Les images qu’on avait trouvé près d’une porte dimensionnelle démoniaque, qui nous avaient permis de trouver le labyrinthe et devaient nous montrer quoi faire des objets magiques de la salle du trésor ? A pu. Le baume magique pour nous protéger du feu du dragon du labyrinthe ? Jeté aussi. Enfin, la plupart. »
« Un dragon ? »
« J’y viens. C’est là que le roi a remarqué l’odeur d’alcool. Vous savez, l’alcool de pomme… J’ai eu beau dire que je m’étais cogné la tête contre le plafond dans le noir – ouais, c’est comme ça que j’ai perdu la boule, parce que dans le noir j’y vois rien, et quand je vois pas j’ai pas peur, alors je marchais normalement – et que je me souvenais plus de rien, pas moyen ! Ils m’ont traité de tous les noms : pochetron, alcoolo, soûlard, abruti aviné… J’ai pas pu leur expliquer. »
« Dur ! »
« Ouais. Mais là j’ai été sauvé par le dragon. Enfin façon de parler. Je veux dire que le dragon est arrivé, c’est lui qui grognait avant, et là il nous a attaqué. On a pris nos jambes à nos cous, et on a pu se barrer. Ya que moi qui ai été touché par le feu qu’il crachait, mais comme j’étais encore tout gluant du baume magique ça m’a rien fait. »
« C’était bien. »
« Ouais, mais j’ai bien senti que Lancelot était déçu, là… »
« Et après ? »
« Eh ben comme on avait plus rien, carte, protection magique, indices, que dalle, et qu’on avait encore le dragon au cul, on a foutu le camp. Lancelot a retrouvé la sortie et on s’est barrés vite fait pour rentrer chez nous. »
« Et après ça a été ? »
« Non. J’ai eu des problèmes pour rentrer, à la frontière du royaume. Vous savez, la feuille de papier que j’avais jeté ? Eh ben c’était mon passeport. Les gars à la frontière ils voulaient pas me laisser passer sans ça. J’ai bien demandé au roi de faire quelque chose, mais il a juste regardé Merlin et Lancelot, et il m’a dit ‘Ca vous servira de leçon.’. Et ils se sont barrés. »
« Ah c’est vache. Et comment vous êtes rentré, alors ? »
« Ah ben là j’ai fait marcher mon cerveau : je suis allé au village le plus proche et j’ai pris une feuille de papier qui traînait sur un mur, avec des trucs écrits dessus. Puis je suis retourné à la frontière, je leur ai tendu, et j’ai dit ‘Tenez, c’est mon passeport !’. »
« Et ? »
« Eh ben ils savaient pas lire non plus, ils m’ont cru et je suis passé ! »
« La vache, c’est pas con, ça. Bon, allez, seigneur Perceval, encore une dernière chopine et on rentre à Kaamelott. »
« Entendu, seigneur Karradoc. Holà, tavernier, remettez-nous les petites sœurs, et après on se casse ! »
(Aubergiste) « OK, ça marche ! Deux chopines pour les habitués ! »

Kaamnésiee utilise des personnages de Kaamelott, sans aucune autorisation mais sans bénéfice pécuniaire non plus. S’il vous plaît messieurs Astier, pas de procès. D’avance merci.
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MessageSujet: Re: Proposition de sujet, discussions et réponses (en page 5)...   Lun 5 Mar - 21:15

Réponse de Yannick :

Quoi de plus labyrinthique que les chemins de sa propre réflexion !
Entrez dans son royaume et répondez à l’énigme.

Qu’est ce que ce tas d’amas de jour couronné de paraboles?
Et à quel place et lieu est-il dédié ?

Bien sûr, je vous accompagnerais jusqu’à l’entrée si vous le désirez.
Pour cela voici les indices.

Bon touriste que j’étais, je les ai prises en photo de jour.
De jour, je gis en attendant mon existence de nuit
De nuit, mon visage joue la carte de la convivialité
« De la convivialité » pourrait être sa devise.
Sa devise me place au meilleur des numéros
Des numéros me disent de prendre place
Place aux touristes ou pas, il y en a pour tout le monde.
Le monde entier est convié à ma table.
Ma table se rapproche précisément de la réponse
La réponse se trouve au centre du labyrinthe
(et je vous conseil d’y aller)

Alors bien sûr pour y aller vous aurez besoin d’un passeport.
Pourquoi pas d’un cure-dent !
Munissez-vous d’un plan
La crème solaire au cas où vous bronzez de la tête.
(c’est aussi une spécialité locale dans ce pays)
Les comprimés, le trousseau de clé vous les laissez à la maison.
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MessageSujet: Re: Proposition de sujet, discussions et réponses (en page 5)...   Lun 5 Mar - 21:17

Dernière réponse de Jérôme :

Blanc.


Aie. Oumph. Ouille.
Le réveil est rude. Je suis couché sur un truc très dur qui n’est pas mon lit, j’ai mal à la tête, je respire avec difficulté et je ne vois rien. Sans doute ai-je trop bu la veille.
Et en plus j’ai froid. Très froid. On se les pèle, ici, montez le chauffage !
« Montbeurf ! »
Tiens, je n’arrive pas non plus à parler.
Eh, mais j’ai un truc froid dans la bouche ! Un truc qui fond… De la neige ! Je suis recouvert de neige ! C’est pour ça que j’ai froid et que je ne vois rien !
Holà, j’aurais mieux fait de ne pas m’asseoir. La douleur dans ma tête est encore plus forte qu’avant. Mais au moins je revois.
Bon, pour le paysage qui s’offre à moi, ce n’était pas la peine… Tout est blanc. Et plat. Et loin. Et froid. Et la tête, alouette.
Merde.
Le désert.
Le désert blanc. Froid. Un pôle, ou pas loin. Mon regard s’étend à plusieurs kilomètres – et pourtant je suis assis sur le sol – et je ne vois rien d’autre qu’une grande étendue plate de neige qui s’étend jusqu’à l’horizon sous le ciel d’un bleu profond.
Ca pourrait être pire. Il pourrait pleuvoir.
Bon, je vais tenter de me relever, ma tête se calme.
Aaaaaargh ! Me rasseoir, vite !
Voilà. Ca se calme, peu à peu.
Ah, tiens, voilà la raison de mon mal de crâne : une grosse pierre sous la neige, là où se trouvait ma tête. Elle est barbouillée de sang, et la neige alentour est d’un rouge sombre, comme une glace à la fraise (mais sans morceaux de fruits, heureusement). J’ai dû tomber dessus et m’évanouir. Et ensuite la neige m’a recouvert et…
Merde, il m’a neigé dessus ! Mais alors je suis là depuis un bon bout de temps ! Il a pu se passer des heures entre ma chute et la neige, puis il a dû neiger longtemps pour me recouvrir ainsi, et ensuite les nuages sont partis très très loin pour laisser place à ce ciel bleu…
Mais alors personne n’est venu me secourir ? Personne ne m’a donc vu tomber ? Je suis venu seul ici ? Et où est ici ? Et moi, je suis qui ?
Amnésie !
Bon sang, il ne manquait plus que ça : je suis un personnage de soap-opéra au rabais !
Bon, bon, calmons-nous. Réfléchissons.
Aie !
Je ne dois pas être habitué à la réflexion, ça me donne encore plus mal à la tête. Allons-y par petites étapes.
D’abord, qu’est-ce que je suis ? Homme, femme ? Enfant ? Hibou ? Je porte une grosse parka (la raison de ma survie sous la couche de neige), donc je ne suis pas un hibou, c’est déjà ça. Bon, on va regarder sous la parka, pour les signes évidents.

Bon, je suis un homme. Ce petit détail ne trompe pas.

Je parlais des poils sur mes bras, bande d’obsédés !

Mais à qui je m’adresse, là ? Je suis fou ? Bon, on verra plus tard.
Bon, un homme. Mais quel genre d’homme ?
Un aventurier ! Oui, un aventurier ! Je le sens en moi, dans mon sang : tout me dit que je suis un aventurier !
Et même si rien ne me le disait, le simple fait que je me retrouve ici, perdu dans le grand Nord (ou dans le grand Sud) est un bon indicateur d’un tempérament d’aventurier.
Ouaip m’sieur.
Bon, mais quel genre d’aventurier ? Pauvre mais débrouillard ? Riche à millions avec une envie de découvrir la nature sauvage (avec trois cents serviteurs, une caravane de camions et des appareils technologiques dernier cri) ?
Bon, fouillons mes poches.
Alors… Pas grand-chose. Niveau poches, je veux dire. Je n’en trouve pas.
Ah, si, elles ont des tirettes qui sont fermées, c’est tout.
Première poche : un cure-dent. Génial. Si jamais je réussis à trouver un ours blanc, à le tuer et à le faire cuir, je pourrais me nettoyer les dents après le repas. Ou alors je m’en sers pour harponner les baleines passant à proximité.
Sauf que je ne sais pas où se trouve la mer.
Peut-être en dessous ?
Gulps, si ça se trouve je suis sur la banquise ! Ca expliquerait le terrain super plat !
Je creuse, je creuse, et aie ! Je me racle les mains sur de la roche. Bon, d’un autre côté la pierre sous ma tête aurait pu me mettre la puce à l’oreille.
Donc je suis sur la terre ferme.
Terra firma.
J’ai donc des chances d’être au Pôle sud. Le Pôle Nord est moins caillouteux. Mais il y a quand même des îles. Et le Groenland. Et la Sibérie…
Bon, niveau géographie je ne suis pas plus avancé. Si ça se trouve je suis dans les Alpes à huit kilomètres d’une station de ski.
C’était quoi ce cri ? On aurait dit un de ces gros machins des eaux froides, là, les mammifères marins avec des grandes dents… Comme des phoques, mais en plus gros et plus vicieux…
Elles sont mal famées, les stations de ski des Alpes, haha…
Haha…
Ha…
Bon, je me grouille de fouiller mes poches, puis j’essaie de me lever sans perdre connaissance, et ensuite je me CASSE d’ici !
Deuxième poche : de la crème solaire.
J’en rirai presque.
Au moins je ne mourrais pas d’insolation, remarquez. Ca, ça serait ridicule. J’imagine déjà les gros titres dans les journaux : « Un riche aventurier meurt d’insolation en Antarctique avant de se faire dévorer par un gros phoque alpin. »
Bon sang, je commence à dérailler.
Rien d’étonnant, j’ai la tête encore toute poisseuse de sang.
Troisième poche : un trousseau de clé. Très utile, ça aussi. A la limite je pourrais les jeter à la tête du phoque-garou s’il vient m’attaquer.
Ah, et des comprimés ! Ca c’est vraiment utile : de l’ibuprofène ! Je suis sauvé ! Un peu de neige dans la bouche… Ca fond… Maintenant trois cachets, et dans vingt minutes je pourrai de nouveau faire des cabrioles dans la neige !
Glp !
Voilà.
Oh, zut, je n’y pensais pas : est-ce que l’ibuprofène a le même effet anticoagulant que l’aspirine ? Si ça se trouve ça va me rouvrir mes blessures au cuir chevelu et je vais me vider de mon sang comme un goret ! Ou alors ça va me faire péter des capillaires fragilisés par ma chute et je vais faire une attaque cérébrale foudroyante !
Bah, entre ça et mourir de froid (ou dévoré par le phoque-garou), je choisi la mort par ibuprofène. A votre santé !
Alors, dans la poche suivante se trouve une fiole. Une petite fiole, avec marqué dessus « CN ». Bizarre. Le capuchon est scellé à la cire, alors je ne vais pas l’ouvrir.
Qu’est-ce que ça veut dire, « CN » ? « Cidre Nouveau » ? « Connerie de Nullité » ? « Cépage Néozélandais » ? C’est peut-être une bouteille promotionnelle de CNN…
Bon, passons. Si jamais j’ai soif je goûterai.
Rien dans cette poche-ci, ni dans la suivante.
Encore un cri au loin ? Toujours la même bête, on dirait. Elle ne semble pas se rapprocher. Ou alors elle se rapproche, mais en criant de moins en moins fort pour donner le change ?
Non mais je débloque, moi…
Ah, dans cette poche-là (j’adore les vêtements pleins de poches, pas vous ?) je trouve un document officiel. Couverture en cuir avec un symbole français dessus. En tout cas c’est marqué « République Française », donc j’en déduis que le dessin est un symbole français.
Chouette, je suis Français !
J’avais peur d’habiter un pays à la con, comme le Lichtenstein, le Zimbabwe, la Poméranie ou l’Alsace…
Quoique… Qui me dit qu’il s’agit de mon passeport ? C’est peut-être celui de ma femme, d’un ami, de mon gosse, de mon père, de mon chat, du voisin, d’un gars à qui j’aurais volé le portefeuille…
Tiens, c’est intéressant. Je n’éprouve pas beaucoup de remord à l’idée d’avoir détroussé quelqu’un… Et si j’avais tué ce quelqu’un ? Tiens, pas de remord non plus… Après une longue torture de plusieurs jours, pendant lesquels je lui aurais montré sa femme et ses gosses souffrant mille tourments ? Ah, tiens, je commence un peu à culpabiliser à cette idée. Je ne suis donc pas totalement pourri.
Bon, il est à qui ce passeport ?
‘Jérôme Birkenstock’. Quel nom à la con. J’espère que ce n’est pas moi. Sa photo ne me dit rien, en tout cas. Né en 1987. Mouais. Ca lui fait…
Mince, j’ai aussi oublié l’année.
Il habite où ? Ah ouais, un Lorrain ? Pourquoi pas. Je me demande où j’habite quand je ne suis pas assis dans la neige au milieu de nulle part…
Bon, eh bien ça ne m’avance pas.
Poche suivante. Des photos. La première représente une sorte de chantier dans un pays à la con. Il y a des signes bizarres dans le coin en bas à droite, on dirait du japonais, ou du grec.
J’espère que je n’habite pas là… Brrr…
« HO TA GUEULE SALOPERIE DE PHOQUE-GAROU DE MEEEEEEEEEEERDE !! Graoumph à toi aussi, saleté ! »

Oups…
J’aurais mieux fait de le penser, hein, plutôt que de le crier ?
Hmm…
Ah, au dos de la photo, quelque chose d’écrit. « Attentat de Sidi-Bak, six semaines après. Indice sur ZS par Hassan. »
Super avancé, là.
Peut-être que j’enquête sur un attentat. Mais alors qu’est-ce que je fous là, au lieu d’enquêter dans un pays plein de soleil ?
La deuxième photo est un gros plan de mollet. Youpi. Un mollet tatoué d’homme. Mais de quel homme ? Peut-être mon petit ami.
Mais au fait, je suis homo, moi ? Ou hétéro ?
Et la société dans laquelle je vis, accepte-elle les homos ?
Ah, une idée…
Oui, il s’agit de mon mollet. J’ai ce tatouage sur le mollet droit. On dirait plus un décalco, d’ailleurs.
Tu parles d’un baroudeur tatoué…
Bon, d’un autre côté, ça ne répond pas à ma question : homo ou hétéro ? Bique ou bouc ? A voile ou à vapeur ? Fromage ou dessert ?
Non mais chuis con…
Voyons… Orlando Bloom ? Non, rien.
Scarlett Johansson? Ah, réaction. Je suis donc hétéro. Plus besoin de me triturer sur ‘comment affronter la Société’.
Alors, la photo du mollet…
Ah, il y a quelque chose d’écrit au dos de cette photo aussi. « Signe de reconnaissance des agents de Dehm-Olis-Schöneman ». Mouais.
Donc je suis de Dehm-Olis-Schöneman, quoi que ça puisse être. Ou alors, vu que c’est une décalcomanie, j’essaie de me faire passer pour tel.
Non, pas Guillaume Tel. « Pour tel ».
Bon, encore quelques poches vides (j’avais plus de chance au départ), puis, dans la dernière, je trouve cet objet là : une carte. Une sorte de carte au trésor, comme on en voit dans les films de pirates qui cachent les chansons téléchargées dans des ordinateurs enterrés sous les plages.
Je retourne : rien n’est marqué au dos. Pas de bol.
Mais là, d’un coup, j’ai une intuition. Je sens que cette pierre – elle est carrée, et maintenant cela me paraît bizarre – est l’un des trois petits trucs en bas à droite de cette carte.
Oui, sous la neige, à côté, je trouve deux autres pierres. Elles ont la même forme que ce signe sur la carte ! Je vais donc pouvoir partir à la recherche du trésor !
Haha, je suis donc bien un aventurier !
Lara Bond, James Jones, Indiana Croft, vous n’avez qu’à bien vous tenir ! Car voici… Euh, moi !
Bon, mais je fais comment, moi ?
D’abord, je me lève. L’ibuprofène a fait effet : j’arrive à tenir debout sans être aveuglé par la douleur. Et je n’ai pas saigné à mort, youpi !
Je fais un pas. Je ne vomi pas, je ne m’écroule pas, tout va bien et rien ne tournoie. Un petit pas pour l’homme, un grand pas dans la neige !
Je vais aller dans la direction que donne la carte, par rapport aux pierres. Avec un peu de chance les rapports distance/taille sont respectés. Je devrai tourner à gauche environ… Là. Oui. Je ne vois aucune raison de suivre ce plan à la trace, étant donné qu’il n’y a ni mur, ni précipice, ni jungle, ni conquistadors espagnols à ma poursuite, mais on ne sait jamais. Jouons le jeu.
Où vais-je aller ? Ce petit carré là ? Celui-là ? Un des ovales ?
Le carré le plus éloigné. Il ne serait pas aussi distant si ça ne valait pas le coup d’y aller, n’est-ce pas ?
Allez, hop-là ! J’y vais. Tout droit.
Pour me marre, je tourne à gauche ici. A droite maintenant. J’aurais pu aller tout droit, mais je fais ce que je veux.
Et toi, le phoque-garou, va te faire mettre. C’est ma carte à moi.
Maintenant à gauche… A droite…
Voilà. Et maintenant, qu’est-ce que je suis censé faire ?
Je suis toujours au milieu de nulle part, dans la neige jusqu’aux genoux, à peine à 150m de là où j’étais avant.
Debout comme un con au milieu de l’Antarctique. Si ça se trouve c’est la carte de l’intérieur d’une pyramide, et les pierres étaient juste une coïncidence.
Si je tenais ce Hassan, je te me le…
Ah ben v’la aut’ chose !!
Le sol s’abaisse sous mes pieds ! Je suis en fait sur une sorte de petit élévateur… Ou plutôt d’enfonceur, vu que je descends lentement dans le sol. Le niveau de la neige est maintenant à mon nombril.
Epaules. Cou. Tête.
Maintenant j’ai les yeux au niveau du sol, sous la neige.

Je descends toujours. En levant les yeux, je vois la petite ouverture carrée se refermer automatiquement. Pour empêcher sans doute qu’il ne neige ici bas. Des veilleuses se sont allumées sur les parois.
Je découvre maintenant que je ne suis pas claustrophobe. Les parois qui défilent autour de moi ne sont pas assez espacées pour que je m’asseye…

Ah, je crois que j’arrive. Une porte métallique apparaît à mes pieds. Elle grandit…
Hop-là, le monte-charge qui s’arrête.
La porte ne s’ouvre pas, tiens. Pourquoi ?
C’est marqué DOS, dessus, en grandes lettres rouges… Il faut ‘louvrir de dos, ou quoi ? Ah, non, il y a une serrure, ici. Ca tombe bien, j’ai un trousseau de clés !
Et cette clé là correspond. La porte s’ouvre.
Bon, ben je vais y pénétrer…
C’est un couloir qui va sur la droite. J’y vais.
J’entends le monte-charge remonter derrière la porte.

Sinon, c’est calme.

Une autre porte, au bout de ce couloir. Ce serait bête de s’arrêter maintenant, non ? Allez, clé suivante !
Et derrière cette porte… Bigre que cette pièce est grande ! Pleine d’ordinateurs, d’écrans, d’appareils électroniques, de tables couvertes de liasses de papiers… Qu’est-ce que ça peut être, cet endroit ?
Et au mur, en face, ce grand portrait…
Mince.
Mince !!
Je me rappelle de tout.
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MessageSujet: Re: Proposition de sujet, discussions et réponses (en page 5)...   Lun 5 Mar - 21:18

Dernière réponse de Jérôme (suite et fin) :

Ce malade mental, qui se disait inventeur fou, et qui avait fait sauter mon appartement (tout l’immeuble en fait) avec toute ma famille dedans, pendant l’affaire du Cora de Strasbourg avec son frère…
Zoltan Schmoultzoskoff ! ZS ! C’est son portrait qui est accroché au mur d’en face.
Bien sûr c’est grâce à lui que j’ai hérité de toute la fortune Birkenstock (car c’est moi, le Jérôme Birkenstock du passeport), mais quand même on ne massacre pas ma famille impunément ! Je me devais de venger mes proches.
Je m’étais donc rapidement lancé à sa poursuite avec tous les moyens que l’argent mettait à ma disposition. Sa piste n’était de toute façon pas très difficile à suivre : le naufrage du Koursk, le crash du Concorde et de la navette spatiale, l’usine AZF, la réélection de Chirac, tout cela portait sa marque. C’était même lui qui avait caché les armes de destruction massive d’Irak (il fallait chercher dans le Périgord, Deubeulyou). Seulement j’avais beau le suivre à la trace il avait toujours beaucoup trop d’avance. Jusque récemment : alors que j’interrogeais des officiels de Corée du Nord concernant les armes atomiques qu’il leur avait vendu (celles d’Irak, en plus), un des mes informateurs en Tunisie m’avait contacté : des agents de DOS traînaient encore dans le coin de Sidi-Bak.
DOS. Les initiales de Dehm-Olis-Schöneman, l’organisation internationale à but non bénéfique qui était tombé sous la coupe de ce scientifique taré il y a quelques mois lors d’un putsch secret où les anciens dirigeants avaient trouvé la mort. Zoltan était du coup devenu plus dangereux et moins facile à trouver, ayant à sa disposition des armes, des véhicules, des bâtiments officiels, des repaires officieux et des centaines d’agents sous ses ordres.
Sidi-Bak. L’attentat de Sidi-Bak n’avait pas fait coulé beaucoup d’encre. Il n’avait fait aucun mort, n’avait touché qu’un petit quartier sans importance d’une petite ville inconnue du monde, et avait eu lieu quelques heures seulement avant les grands tremblements de terre de Turquie.
Ce que les gens ignoraient, bien sûr, c’est que l’attentat n’en était pas un. Pas au sens propre du terme. Il s’agissait du test d’une nouvelle arme mise au point par Zoltan avec les moyens de DOS. Très peu de dégâts au sol, mais elle provoquait de fortes perturbations dans les profondeurs de la Terre. Zoltan avait fait en sorte que les ondes ainsi émises par trois appareils (un à Sidi-Bak, un en pleine mer et un à Istanbul même) ricochent de manière très précise sur la croûte terrestre et se concentrent en un lieu et à un moment précis.
Les failles sismiques près d’Istanbul.
Oui, je sais, on a toujours du mal à me croire quand je dis que Zoltan est à l’origine de tout ça. Et encore, si je vous racontai l’histoire du trou dans la couche d’ozone…
Bref, des agents de DOS, au service de Zoltan, étaient à l’époque encore sur place à Sidi-Bak pour une raison ou pour une autre. J’ai donc rejoint mon informateur local, qui se faisait appeler Hassan (aucune idée de son vrai nom), et il m’avait donné moult renseignements, dont les deux photos que j’ai encore en poche. Celle représentant le chantier de réparation de Sidi-Bak, avec des camions de DOS bien visibles, et celle montrant le tatouage qui identifie les agents tunisiens de DOS.
Je lui ai demandé de plus amples informations.
Il m’a alors ramené la jambe d’un agent. Pour la somme que je le paye, je n’en attendais pas moins.
Nous nous sommes fait faire des copies de ce tatouage sur nos propres mollets chez un artisan-décalcomanieur et nous sommes infiltrés dans leur cellule locale. Nous avons alors réussi à obtenir la localisation d’une base secrète, en Antarctique, où Zoltan était censé se rendre au courant du mois. En ce moment même, en fait, alors que je suis dans cette pièce à me rappeler de tout cela.
Pour en revenir à Sidi-Bak, ça a mal tourné. Hassan a juste eu le temps d’obtenir la carte d’accès à la base – cette même carte que j’ai dans les mains – ainsi que le trousseau de clés avant de se faire repérer et de finir en bouffe pour chats. Je n’ai moi-même réussi à m’en tirer qu’en envoyant un camion-citerne rempli d’essence s’écraser sur leur repaire avant de rejoindre l’aéroport et de déguerpir dans mon jet.
Oui, j’ai un jet. En copropriété, on est douze à en profiter. Mais ce n’est déjà pas si mal.
De retour en Lorraine – car je suis Lorrain, comme j’aurais dû le déduire lors de ma perte de mémoire – j’ai monté une petite expédition à destination de l’Antarctique. Un hélicoptère, une quinzaine d’hommes armés… Comme d’hab’, quoi. Sauf que cette fois j’avais l’avantage de la surprise.
Du moins c’était ce que je croyais. A peine arrivés au-dessus du continent glacé, nous nous faisions attaquer par un escadron de chasseurs furtifs de DOS. Ne voulant cependant pas abandonner, j’ai ordonné au pilote de l’hélicoptère de se diriger droit sur la base à travers la tempête de neige qui commençait à se lever.
Je comptais foncer dans le tas avec les quelques hommes qui étaient à mes côtés, et parvenir jusqu’à Zoltan pour le tuer moi-même. Sa tête, c’est tout ce que je voulais. Vengeance. Après je pouvais mourir tranquille (ou mieux encore, survivre et me casser vite fait pour revenir à l’entreprise familiale). J’avais même sur moi ma fiole de CN pour la lui faire boire.
Ah, mince, quand je pense que j’ai faillit en boire… Du cyanure, vous pensez !
Une fois arrivé à la verticale des pierres montrant l’entrée de la base, notre hélicoptère s’est mis à tanguer sans raison apparente. Sans doute un gadget électromagnétique de Zoltan, encore. Il en raffole, de ces trucs là. Je me suis retrouvé éjecté et j’ai atterrit tête la première sur ces maudits cailloux.
Ensuite… Eh bien, je suppose que, me croyant mort, mes hommes sont repartis vite fait sans demander leur reste, et qu’une fois la bataille terminée Zoltan et ses amis de DOS sont partis à leur tour, cette base étant compromise.
Et je me suis retrouvé seul comme un con sous une tempête de neige en Antarctique, le crâne à moitié ouvert.
En parlant de ça, je vais reprendre de l‘ibuprofène.

Oui, cette base souterraine (sousglacière ?) est maintenant déserte. Je fouille partout depuis des heures, ouvrant toutes les portes fermées avec ces clés qui ont coûté tellement cher à Hassan (elles m’ont coûté moins cher, vu qu’il était prévu que je paye Hassan après la mission…). J’ai beau chercher, je ne trouve rien d’utile. Tout ce qui traîne sont de vieux appareils en panne ou des projets abandonnés, les disques durs des ordinateurs sont vides, les liasses de documents sont en fait des photocopies d’une seule et unique feuille (j’ai trouvé l’originale dans le bureau de Zoltan, il y est écrit « Nananère je t’ai eu » répété sans fin), bref j’ai fait chou blanc. Le seul truc encore branché dans cette maudite base, c’est le système de sécurité de l’entrée. J’ai eu raison de ne pas m’écarter du chemin montré par la carte, je me serais pris 100.000 volts dans les dents.
Je n’ai plus qu’à essayer de faire marcher une des radios qui traînent dans le coin pour tenter de contacter mes hommes, s’ils ont survécu, pour qu’ils viennent me chercher.
Ma seule piste pour retrouver Zoltan, à présent, est un emballage de fromage de chèvre trouvé dans sa corbeille à papier. D’après le goût, il a été fait à partir de lait de chèvre de Provence.
Je vais aller faire des randonnées dans les Pyrénées, moi…

Au loin, on peut entendre le long cri déchirant d’un phoque-garou.




Si vous voulez savoir comment Zoltan a tué la famille de Jérôme, et en quoi consiste cette affaire du Cora de Strasbourg, lisez ‘Le Casse du Siècle’. Mais d’abord il faudra convaincre Plaf de me laisser le poster, car nous l’avons écrit à deux.
Et pour comprendre le Casse du Siècle, il faudra lire aussi ‘Le Slasher Bouquin’. Pareil, écrit avec Plaf. Soyez convaincants.
Si vous voulez savoir ce qu’il est advenu de Zoltan, Jérôme et tout ce petit monde après ça, il faudra lire ‘L’Heure du Canari’. Bientôt fini et posté.
Enfin, si vous n’en avez rien à foutre de Mon Grand Cycle De Jérôme, allez vous faire voir chez les chèvres de Provence. Et dites que vous venez de ma part, elles taperont un peu moins fort.

P.S. : Sur mon ancien passeport il était en effet marqué que j’étais né en 1987. J’ai faillit être refoulé des Etats-Unis pour cette erreur, quand même ! (A lire dans ‘Le Décalage Horreur’ si je l’écris un jour)

P.P.S. : Au départ ça devait faire deux-trois pages, ce truc. Puis j’ai embrayé sur DOS et Zoltan.
Ils sont vraiment maléfiques, ceux-là.

P.P.P.S. : Le tube de crème solaire ? Oh, il traînait là, c’est tout.
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MessageSujet: Re: Proposition de sujet, discussions et réponses (en page 5)...   Lun 5 Mar - 21:22

Voilà ! Toutes les réponses reçues y sont !
A vous de jouer au jeu Question "Kicé ka écrit koi ?" Question

Et merci pour votre participation !

afro (je l'aime bien aussi celui-là !)
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MessageSujet: Re: Proposition de sujet, discussions et réponses (en page 5)...   

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