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 Le mot qui n'existait pas (réponse de Sed)

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Orlamonde

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MessageSujet: Le mot qui n'existait pas (réponse de Sed)   Dim 15 Avr - 13:50

Le mot qui n’existait pas.

Il était une fois une personne qui devait écrire un conte. Sans vraiment d’idée, il commença à écrire sur le thème du roi aimé et du prince héritier haï et ambitieux. Mais au détour d’une phrase, le correcteur orthographique se mit à hurler ‘Ce mot est mal orthographié.’ Sans se démonter, la personne chercha à corriger le mot. Mais, comme le mieux est l’ennemi du bien, cela ne fit que aggraver la situation. Ce n’était pas que le mot était mal orthographié, c’est qu’il n’existait pas.
La personne fut assez stupéfaite. Ce mot, pourtant, il lui semblait l’avoir utilisé souvent et l’avoir entendu dans la bouche d’autres personnes.
Une fois la stupeur passée, la personne prit le dictionnaire le plus proche. Le mot était introuvable. Il en prit un second, un troisième. Encore introuvable. Il testa plusieurs correcteurs orthographiques. Toujours introuvable.
Quelque peu inquiet, il se rua sur son entourage, lui demandant s’ils connaissaient le mot et obtient irrémédiablement la même réponse affirmative. Ce qui fit qu’accroître son angoisse, et celle de toutes les personnes contactées par ailleurs.
Il n’existait qu’un moyen de régler le problème : Aller vérifier son existence dans la Grande Salle des Mots de la citadelle de Śabd du pays de Foclóir. Le voyage n’était pas sans danger, les Foclóiriens n’étant pas des plus accueillants sans parler des monstres arpentant ces terres. Il remit donc l’équipement des ses lointaines années d’aventures, harnois et camail de bronze, panzerfaust et corsèque, et partit nuitamment, pour ne pas être retenu par ceux qui jugeaient cette quête trop périlleuse.
Même si cela lui fit faire un long détour, il pénétra en Foclóir par la province de Bilingual. Ses habitants étant habitués aux étrangers, il savait parfaitement qu’il n’y serait pas en but aux vexations. Certains même lui fournirent de l’aide, payante toutefois, sous forme de rations de voyage et d’une monture. Mais la véritable raison était que c’était la province frontalière la plus proche des monts Trefoedach, où trônait Śabd.
Les ennuis commencèrent aussitôt qu’il eu mis le pied hors de Bilingual. Il dut s’enfuir au triple galop du premier village qu’il croisa devant une horde bien décidé à le lyncher à sa seule vue. Dès lors, il évita toute habitation et préféra voyager de nuit pour ne croiser personne, se cachant la journée.
Mais dans son calcul d’itinéraire, il avait oublié qu’il passait en plein milieu du terrain de chasse du terrible Boinji, l’hydre hexacéphale, ce que la créature eu tôt fait de lui rappeler. Une nuit qu’il chevauchait tranquillement, un grognement sonore s’éleva derrière lui. Le Voyageur n’eut le temps que de se jeter de selle que sa monture était devenue une statue de glace. Le reptile était plus grand que les récits ne le disaient et plus envoûtant aussi avec ses écailles aux couleurs prismatiques. Des cristaux de givre tombaient de l’une des ses gueules, reliquat de sa première attaque. Il n’eut pas le temps de se relever que Boinji lança la deuxième avec un cri strident. Qu’il fût encore à terre fut une chance, il fut ainsi protégé par des sucs acides par sa monture. Laquelle disparut rapidement en une fumée nauséabonde. Il put se remettre sur ces pieds et prendre sa corsèque, mais cela ne fut pas utile contre le jet de flammes qui lui lécha les pieds. L’hydre l’avait délibérément raté, elle avait envie de jouer avec lui avant de le dévorer. Elle attaqua de nombreuses fois à coup de crocs, chaque fois repoussé par l’arme d’hast avant de lancer un nouveau souffle, que le Voyageur prit de plein fouet. Un nuage de miasmes empoisonnées l’entoura, s'immisçant dans ses poumons, le faisant suffoquer, le privant de ses forces. Cependant il resta assez pour esquiver partiellement le souffle suivant. Icelui sembla, de prime abord, sans effet, mais lorsque la hampe de son arme tomba en morceaux, vermoulu, il comprit qu’il avait été victime d’un souffle de putréfaction et remercia le ciel que ses panzerfaust soient fait uniquement de bronze, évitant à ses mains le sort de son arme. La joie fut de courte durée, puisque le dernier type de souffle était oxydant et les protections de sa jambes droites virèrent instantanément au vert avant de tomber en poussière. Sans armes si ce n’était ses poings, certes blindés et une armure endommagée, le combat était plus que mal engagé, mais il en sortit tout de même victorieux, grâce au mantra du dieu Lypogram, une ancienne litanie qui lui revint en mémoire. A la fin de chaque verset, une des têtes s’éteignait dans un cri. La créature vaincu n’était que inanimée et il prit la fuite le plus vite possible.
Le Voyageur mit plusieurs jours pour se remettre de cette rencontre, ce qui ne l’empêcha pas de continuer son périple et d’arriver aux pieds des monts Trefoedach, où il fut exposer à un autre danger, un guerre que se livrait les vingts clans occupants le massif montagneux. Il lui fallut livrer de nombreuses batailles contre les Tyes, les Ems et autres Ecks, pour atteindre la citadelle de Śabd. Ce qui fut un mal pour un bien, puisque, lorsque il se présenta au port du palais, il avait recouvrer une armure complète et en parfaite état, ainsi qu’un armement plus que correct, épée, bouclier, corsèque, arbalète avec profusion de carreaux. Seuls restaient, de son équipement d’origine, les poings blindés. Cependant tout cet attirail se révéla inutile. Parmi tout ce qu’il avait récupéré sur les cadavres de ses adversaires se trouvait un superbe collier, qui se trouvait être l’insigne d’officier de Śabd. c’est ainsi qu’il pût atteindre la Grande Salle des Mots sans coups férir.
Un vieil homme y officiait, le Maître, celui qui connaissait tous les mots. Le Voyageur se présenta et expliqua sa requête. Le Maître lui jeta un regard hautain et répondit sèchement que ce mot n’existait pas. Le Voyageur prétexta que toutes ses connaissances utilisait ce mot, ce à quoi le Maître éclata de rire, affirmant qu’au vu de son omniscience, s’il disait qu’un mot n’existait pas, c’est qu’il n’existait pas ! Qu’une bande de paysans puissent dire le contraire n’avait aucune importance.
Le Voyageur eut alors un geste malheureux, probablement dû à la fatigue du voyage, au dépit l’ayant envahi en comprenant son échec ou à la colère d’entendre ses amis et lui-même ainsi dénigrés, voire un peu des trois. Il assena un violent coup au Maître, ce qui lui fit perdre conscience et probablement lui brisa la mâchoire, puis, contre en transe, il prit le marteau et le ciseau sur le bureau du Maître et grava sur le Mur entre ‘géotrupe’ et ‘gérance’, le mot ‘gérable’
Et c’est, depuis ce jour, que l’on peut trouver le mot ‘gérable’ dans le dictionnaire.

NB :
Śabd Mot
Foclóir Dictionnaire
Bilingual Bilingue
Trefoedach Patois
Boinji Voyelle

NB2 :
Si vous vous demandez ce qui arriva juste après qu’il ait assommé le Maître et gravé le Mot sur le Mur, tout simplement, il a prit la fuite en volant un des griffons se trouvant au fait du palais et est retourné chez lui.

NB3 :
Cette histoire est basée sur un fait réel.
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Le mot qui n'existait pas (réponse de Sed)
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