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 Le voyage cosmique du capitaine Georges (par Orlamonde)

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Date d'inscription : 28/04/2006

MessageSujet: Le voyage cosmique du capitaine Georges (par Orlamonde)   Ven 31 Oct - 14:43

Angelina et Georges sont dans un bateau. Heu,
dans un vaisseau. Un vaisseau spatial plein de boutons et de gadgets
sophistiqués comme la fermeture automatique des portes, l’allume cigare
ou encore le détecteur de météorites. Le vaisseau s’appelle le
Sharleston Avenger, c’est Georges qui conduit. Angelina, elle a pour
mission de lui servir des cafés en se penchant un peu pour dévoiler sa
poitrine plantureuse. Elle lit aussi les messages affichés par
l’ordinateur parce que Georges est à moitié myope en plus de ses tempes
grisonnantes.

Nos deux compères ne sont pas seuls à bord, ils
sont accompagnés de cinq autres éminents membres d’équipage : Luigi le
cuisinier, Fred le mécanicien, Eric le scientifique, Consuela la femme
de ménage et Fifi un berger allemand.
C’est Georges qui a constitué
cette équipe de choc. C’est l’un des plus riches héritiers de la
planète. Pour ses cinquante ans Georges a acheté un vaisseau spatial
dernier cri. En 2025 sur la terre, seuls quelques milliardaires peuvent
se le permettre. Georges a ensuite passé son permis intergalactique,
fermement décidé à quitter cette planète où s’entredéchirent les pays
du nord et les pays du sud. Georges rêve d’un ailleurs où il pourrait
s’installer et avoir une vie plus sereine, et pourquoi pas aussi une
vie de famille. Georges a ensuite recruté Angelina Bombe qui en plus
d’être très sexy était aussi experte en astronomie. Elle ferait une
formidable mère de famille, il en était convaincu. Il choisit d’emmener
également un autre scientifique, Eric, car on ne peut jamais s’appuyer
complètement sur les compétences d’une femme en ce domaine. Pour
sélectionner parmi les nombreux candidats, Georges choisi le plus laid
d’entre tous : Eric était petit, boiteux avec un bec de lièvre et des
poils lui narines. Pour le cuisinier, Georges sélectionna celui qui
faisait les meilleures pizzas, un aliment indispensable pour ce long
voyage interstellaire. Fifi fut emmené au titre de « meilleur ami » et
Consuela au titre de femme de ménage compétente et zélée. Quand à Fred,
non seulement il était spécialiste de la mécanique spatiale mais il
adorait les échecs.

Et c’est ainsi qu’est parti ce remarquable
équipage, voilà déjà sept ans. Au bout de tant d’années la lassitude
commence sérieusement à poindre. Depuis le début de leur voyage, nos
spationautes n’ont pas croisé la moindre planète et leur provision de
café commence à diminuer dangereusement. Même Fifi est accroc, son os à
moelle est trempé chaque
matin dans ce délicieux breuvage. Consuela
maugrée que donner du café à un chien c’est pire que de donner de la
confiture à des cochons. Georges lui
rétorque que Fifi est un membre de l’équipage à part entière et qu’il a de ce
fait les mêmes droits que les autres. Quand à Eric il se demande si ce n’est
pas encore plus de gâchis de donner la parole à une femme de ménage…
Heureusement
que dans le cosmos où navigue le vaisseau il n’y a pas d’atmosphère
sinon on aurait pu trouver celle-ci franchement hostile.

Un
soir de déprime, Consuela astique une fois de plus les boutons du
pilotage automatique du vaisseau, lorsque lui vient une idée totalement
farfelue. Et si elle appuyait sur la petite flèche à droite, histoire
de changer un peu de direction ? Depuis le temps que le vaisseau avance
droit devant sans croiser alien qui vive, il serait peut-être temps de
changer de bord. Et quitte à changer de bord, virer « à droite toute »
apparait tout à coup comme une évidence. La décision est prise :
Consuela sort sa carte du PC de son portefeuille, la déchire en morceau
puis appuie sur la petite flèche violette. Celle-ci se met à clignoter
à toute allure. Effrayée par l’acte qu’elle vient de commettre Consuela
se précipite dans sa chambre, prend trois calmants et s’endort.

C’est le choc de l’atterrissage qui réveilla l’équipage. Lorsque
Georges se précipite en caleçon pour regarder au hublot, il ne voir
d’abord rien. Juste du vert. Cette planète est dotée d’une végétation
luxuriante à la croissance accélérée. Désireux de partir explorer ce
territoire, Georges s’équipe de son coupe-coupe en guise de canif et
invite Angelina à l’accompagner. L’argument « il pourrait y avoir des
mygales géantes » achève de la convaincre de ne pas partir seule.
L’équipage se donne rendez-vous un mois plus plus tard, ils
choisiraient à la majorité s’ils s’installeraient définitivement sur
cette planète verte où s‘ils repartiraient vers des territoires vierges.
Angelina et Georges s’avancent péniblement dans la jungle, une
multitude de lianes et d’enchevêtrements de végétaux les empêchent
d’avancer à un rythme soutenu. Ils croisent toutes sortes d’espèces
d’animaux aussi surprenants que différents. A poils ou visqueux, sans
pattes ou au contraire flanqués d’une tripotée de tentacules, avec ou
sans tête, leur seul point commun étant leurs yeux pédonculés. Chacune
des bestioles croisées s’avance tranquillement vers eux pour les humer
ou les lécher et ne semblaient connaître ni la crainte ni
l’agressivité.

Nos deux héros finissent par aboutir dans une
vaste clairière. Ils rencontrent une espèce plus avancée que les
précédentes qui semble vivre dans des grottes. Ces extra-terrestres ont
un air de ressemblance avec nos grands singes terriens. Ils n’ont pas
de poils mais une sorte de croûte blanchâtre en guise de peau. Et bien
sûr des yeux. Ils vivent nus sans la moindre notion de pudeur. Nos deux
héros sont si chaleureusement accueillis par cette tribu qu’ils
décident de séjourner chez eux et de partager pendant quelques jours
leur vie quotidienne. Après quelques jours d’observations Angelina et
Georges concluent qu’ils se nourrissent uniquement de cueillette et
vouent à dame nature un culte immodéré. Cinq fois par jour au moins,
ils se réunissent, s’allongent tous sur le dos et font de grands signes
vers le ciel.
Quand ils ne prient pas ils se promènent à la
recherche de fruit, tenant toujours à la bouche un petit balai. Au bout
de deux semaines Angelina comprend enfin que, non ces petits êtres
pacifiques ne sont pas des maniaques du ménage, le petit balai sert
tout simplement à éloigner les insectes de leur passage. En écraser un
serait criminel. De même lorsqu’Angelina essaya de leur montrer que
l’on pouvait planter des graines et ainsi faire pousser des plantes,
ils poussèrent des cris d’effroi lorsqu’elle osa arracher une mauvaise
herbe.

Au bout de trois semaines à ne vivre que de la
cueillette, Angelina et Georges qui se promènent à présents
complètement nus eux aussi, commencent à avoir envie d’autre chose.
Georges en premier lieu tenta bien de faire quelques avances à Angelina
mais sans succès. Ce dont Angelina a envie, c’est d’autre chose : elle
regarde tous les animaux de cette planète avec des yeux concupiscents.
Angelina a envie de chair fraiche; elle aimerait mordre à pleine dents
dans un bon morceau de viande. Par exemple
un bon tartare de cette
sorte de pintade aux yeux pédonculés, en voilà un repas rêvé ! Angelina
fait part à Georges de son envie, il salive lui aussi. Soudain surgit
un serpent à poils qui finit de les convaincre de goûter à la viande de
la tentation…
Malheureusement pour eux, Angelina et Georges viennent
à peine de tuer l’animal à coup de canifs qu’ils sont surpris par un
petit de la tribu qui pousse des grognements d’alerte. Angelina et
Georges n’ont plus qu’à courir
le plus vite possible vers le chemin
d’où ils sont venus. Leurs hôtes, forcés d’épousseter devant eux et se
refusant à arracher la moindre liane obstruant le passage, sont
rapidement distancés.

Leurs compatriotes les attendent déjà dans
le vaisseau, prêts à repartir. Seule Consuela manque à l’appel : elle
arrive quelques jours plus tard, un mois exactement après
l’atterrissage. Nue, elle aussi et époussetant devant elle à la manière
des aborigènes. Elle est la seule à voter pour rester, conquise par
cette religion de la propreté.

Et voilà nos héros quittant la
planète verte pour repartir vers le cosmos… Vont-ils enfin découvrir
une planète où s’installer définitivement ?
(à suivre)
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