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 Réponse du chat : Carole et ses amis

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qu'es aco?



Nombre de messages : 25
Date d'inscription : 04/11/2006

MessageSujet: Réponse du chat : Carole et ses amis   Mar 3 Mar - 12:57

-Ma copine, Carole m'a demandé de jouer à un jeu érotique.
-A un jeu érotique, quoi ?
-Oui elle m'a proposé de suivre une femme au hasard dans le métro et de la séduire pour revenir ... conquérant.
-Vous êtes ensemble depuis combien de temps ?
-Trois ans.
-Et vous vous connaissez suffisamment maintenant pour faire des trucs bizarres ensemble, comme tuer des gens, pour vous exciter...
-Non non, l'idée c'était juste de se frotter à une jolie femme, on ne voulait tuer personne. Carole est très jalouse, mais elle m'a dit que ça l'exciterait de me savoir avec une inconnue, sans aller trop loin... Elle aime bien l'action Carole, faut toujours que j'invente un truc pour lui plaire, mais ça va j'ai de l'imagination.
-Je vois, donc elle t'a demandé de séduire une femme pour le plaisir et de revenir lui raconter.
-Oui.
-Et c'est ce que tu as fait ?
-Oui mais ça ne s'est pas passé exactement comme prévu.
-Ca je m'en doute. D'ailleurs, tu vas tout me raconter
-Depuis où ?
-Depuis le début de l'action !
Jean Louis leva enfin les yeux pour ne plus paraitre coupable devant ceux de l'inspecteur Duqueine. Celui ci n'avait pas changé d'expression, il restait assis dans son fauteuil les mains jointes devant sa bouche, et ses grands yeux bleus investigateurs ne quittaient pas sa proie une seconde. Mais ce qui dérangeait le plus Jean Louis dans l'expression de l'inspecteur, c'était cette impression qu'il retenait le grand sourire de celui qui connait la vérité avant le récit de l'histoire. Il commença pourtant de tout lui raconter.
-J'ai quitté Carole dimanche à quinze heures.
-Elle était habillée comment ?
-Elle est restée sous la douche.
-Et donc tu descends au métro le plus proche.
-Oui, République.
-Dis-moi en détail tout ce que tu as fait jusqu'à ce qu'on t'arrête.
-Je n'ai pas eu à attendre longtemps. Une jeune femme est passée tout près de moi. Elle était brune et jeune, très sexe en fait.
-Ca veut dire quoi?
-Une petite robe noire et courte, et de grandes bottes qui montent jusqu'au dessus des genoux. Entre les deux, on apercevait trois centimètres de cuisses fermes et légèrement bronzées.
-J'adore, continue.
-J'étais au dessus de l'escalier quand elle a croisé mon regard. J'ai su que c'était elle et je l'ai suivi dans la station. Sur le quai elle se tenait droite, ses seins pointaient vers les néons, elle m'a regardé, et puis elle a baissé les yeux en souriant. Elle a enlevé son petit blouson de cuir, découvrant ses épaules et le tatouage d'un papillon. Je me suis demandé ce qu'elle faisait dans la vie, elle avait des fringues de qualité, quelques bijoux, peut être assistante de direction ? Je ne savais rien d'elle mais je savais déjà que je pouvais m'en approcher. Le métro est arrivé et je suis monté devant elle, j'étais contre la porte côté voies, je me suis retourné et elle était tout près, toujours souriante. Sans vraiment me regarder, elle s'est retournée m'offrant sa nuque découverte. Elle avait les cheveux court en pétard. Et son vrai pétard je n'ai pas tardé à le sentir. Je me demandais ou on allait comme ça, à chaque station elle était plus près. Sa main caressait ma cuisse discrètement, à la cinquième station on aurait pu croire qu'on se connaissait, et puis elle est sortie brusquement, j'étais comme un dingue.
Je me suis dis alors que je ferais mieux de rentrer, que c'était le point de non retour.
-Tu t'es dit que t'étais déjà assez en forme pour Carole.
-Oui. Alors je suis resté dans le métro. Je l'ai vu sur le quai me regardant passer avec l'air de ne pas comprendre ce que je faisais.
-Je suis rentré et Carole était dans le salon au téléphone en train de crier.
-Qu'est ce qu'elle disait ?
-« Le con! Le con ! » Elle n'avait pas l'air en phase avec mon nouvel état. Mais finalement, elle m'a demandé de raconter ma rencontre avec cette inconnue.
-Et alors ?
-Elle a eu l'air déçu. Elle m'a demandé d'y retourner et de la retrouver.
-Et tu l'as retrouvé sans problème.
-Oui c'est dingue, elle était encore dans la station de métro, elle achetait des journaux. En fait c'est elle qui m'a vu, elle m'a pincé une fesse quand je suis passé. Alors elle m'a dit : j'ai des problèmes de plomberie tu voudrais pas venir regarder...
-Elle est passée devant ?
-Oui, on est monté dans l'ascenseur et ça a commencé à devenir vraiment chaud. Elle a été voir si elle me faisait de l'effet et elle a commencé à me...
-Me quoi ?
-En fait elle a presque rien fait parce qu'on est arrivé à l'étage.
-Et elle a eu besoin de clé pour entrer
-Non c'était ouvert, un superbe appart, très classe, baroque... elle m'a emmené dans la cuisine et m'a proposé un café. On a recommencé à se toucher. Alors cet homme est entré dans la cuisine, il tenait un tison de cheminée à la main. J'ai tout de suite supposé qu'il était très en colère après moi d'avoir suivi cette femme. Il y a eu un combat, il cherchait à me planter le tison dans le ventre mais je me suis protégé avec une planche à pain. Et puis tout d'un coup, il a posé sa main gauche sur une plaque de cuisson allumée et il a sauté en arrière et percuté la porte du frigo. En deux seconde il était au sol inerte. On l'a cru assommé mais quand j'ai voulu l'attacher pour le moment ou il se réveillerait, je me suis aperçu qu'il était bien mort.

-Nous avons retrouvé Carole dans le placard de l'appartement de Mr Rupt.
-Quoi, Carole ? il lui est arrivé quelque chose ?
-Oui Gus, mon assistant, lui est tombé dessus en fouillant l'appart. Elle est bien vivante, figurez vous qu'elle était l'amant de Mr Rupt.
Quand vous êtes entré avec la brune vous n'imaginiez pas qu'elle était déjà là, dans ce placard hé hé hé hé hé Ha HAAA HAAA HAAAAA ha. ha..Pardon.Elle était dans ce placard parce qu'elle vous a tendu un piège. En réalité, la poule du métro n'est autre qu'une des putes de Johnny Rupt, dit «le Rupteur ». Un célèbre macro que nous connaissons bien ici. Et Carole était son officielle, ex officielle. Une ex pute qui s'occupait de faire la tournée de ses copines, jusqu'à ce qu'il la vire parce qu'elle ne ramenait pas assez à la maison. Peut être qu'elle en piquait un peu mais ca ne justifie pas de la plaquer sur le trottoir au sens propre du terme avec quelques baffes et quelques coups de bottes. On l'a ramassé dans le caniveau il y a trois ans mais elle n'a jamais voulu porter plainte. Regarde les photos... A mais je suis con, tu l'as déjà vu comme ça ! Vu que tu l'a rencontré à l'hôpital. (soupir ravi).En réalité elle est dingue du Rupteur, c'est son homme et t'y pourras rien gamin, t'as juste été une douce récréation. Mais quand elle a vu ton pognon, elle est vite retournée se faire secouer.
-Quel pognon ?
Le commissaire regarde au fond du commissariat
-combien .... ? Gus Combien ?
Une voix répond:
-2 346 275 €, quand même.
-Pourquoi quand même ?
-Parce que j'en ai vu tuer pour moins que ça.
-Oui quand même. Ha Ha HAAA HAAA HAAAAA ha. ha..Pardon.. Ton amie pensait pouvoir partir avec ton argent.
-Mais je n'ai pas tout ça ! Vous délirez !
-Si Monsieur, depuis vendredi 13 février. Tu a gagné au loto. Tu as joué sur internet c'est bien ça?
-Oui...
-Tu as donné le RIB de votre compte commun à la Française des jeux. Le compte commun avec Carole. Elle a été informée par téléphone alors que tu étais au travail. Elle a imaginé l'histoire du métro et de la brune en bottes, le but était de te tuer chez eux, tranquille.
-La salope...
-Oui. Malheureusement pour Johnny les accidents domestiques sont responsables d'un plus grand nombre de morts que les homicides, et nous étions en planque depuis trois semaines pour une autre affaire quand tu es entré dans l'appartement. On a mis quelques minutes à réaliser ce qui se passait, on t'a embarqué et en fouillant on a trouvé Carole, elle est tellement retournée de la mort de son jules qu'elle nous a tout balancé.
-...
-Désolé... on est obligé de te garder, vu qu'il y a combat, mort d'homme, et que tu es chez lui au moment des faits, mais ne t'inquiète pas gamin, au tribunal, je soutiendrais la thèse de la légitime défense. Et puis tu as gagné 2 346 275 €, quand même, tu vas pouvoir compter ce que ça fait...
En attendant, conduisez-le dans sa cellule.
Ha, surtout, ne dis à personne que tu as gagné le gros lot...

Dans le couloir du commissariat, Jean Louis passa devant cette inconnue, cette superbe brune aux yeux verts qui l'avait séduit sans difficulté. Elle était assise sur un banc en bois comme elle l'avait souvent été, accroché par des menottes au radiateur.
Elle lui lança : « t'inquiète pas Minou, on aura l'occase de finir ce qu'on a commencé, ce sera à l'œil pour toi. »
Plus jamais il ne suivra une inconnue dans la rue.
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