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 Réponse de Vinz

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Jérôme

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Age : 35
Localisation : Il n'y a que Maille qui Mayence.
Date d'inscription : 02/05/2006

MessageSujet: Réponse de Vinz   Lun 16 Nov - 1:55

Réponse de Vinz



La cave était sombre et poussiéreuse. Une faible ampoule éclairait l'escalier qui menait de la cuisine au sous-sol. Cela me semblait une éternité depuis ma dernière descente de ces marches tremblantes. Je n'avais pas mis les pieds ici depuis bien avant la maladie de ma grand-mère. Maladie longue et douloureuse qui venait de s'achever par le décès de l'une des personnes dont j'étais le plus proche.

Car cette femme, qui avait connu deux guerres et plus de changements de vie qu'aucun esprit sain ne pourrait en supporter, cette femme ancienne serveuse, ancienne ménagère, ancienne mère au foyer, ancienne secrétaire, ancienne tout me semblait-il, cette femme m'avait élevé alors que mes parents, babas cool égoïstes, vaquaient ci et là à leurs vies de bohèmes.

Elle avait été mon foyer, ma référence, celle qui m'avait tout appris.

Quelques années après que j'ai commencé à voler de mes propres ailes, elle était retournée dans sa maison de famille, bâtisse sombre au milieu de la forêt, pour profiter pleinement de ses souvenirs et de sa retraite.
Je venais lui rendre visite. Tout d'abord régulières, mes visites s'étaient espacées peu à peu. Mais chaque fois je prenais plaisir à retrouver ce petit coin d'isolement total et de calme absolu.

Et c'est là, dans cet endroit à l'écart du monde et de l'agitation qu'elle venait de mourir.

Cancer avaient dit les médecins. Saloperie m'avait-elle expliqué. Elle avait résisté deux ans, essayé de multiples traitements. Et puis, un jour, elle avait baissé les bras. "Il est temps pour moi de laisser aller" m'avait-elle dit dans sa dernière lettre.

Un mois plus tard, elle était partie.


Comme d'habitude dans ma famille, tout le monde était bien sûr là pour les obsèques. Personne n'était venu la voir auparavant, mais, vous connaissez les vautours, attirés par le macabre. Rien ne pourrait les empêcher de rappliquer lorsqu'ils sentent le passage de la camarde.
Mes deux oncles étaient là, l'un, gros flic à moitié véreux, l'autre, médecin adipeux et arrogant, ma mère bien sûr, dans son éternel costume de hippie embourgeoisée - ou de bourgeoise hippisante, je n'avais jamais vraiment réussi à trancher - pleurait des larmes de crocodile, et mon seul cousin lorgnait les bibelots qu'il pourrait revendre sur Internet.

Dans cette ambiance délétère, j'eus soudain besoin de prendre le large. Je décidai donc de descendre à la cave, de trouver quelques-unes des bonnes bouteilles que ma grand-mère conservait, et de me saouler consciencieusement.

Mais cette cave était grande, et mal éclairée. Et cela faisait bien longtemps que je n'étais pas descendu chercher une bouteille. Je tournais longtemps, écarquillant les yeux, essayant de trouver la réserve à vin. Rien. Partout des ombres, des bouteilles vides et des toiles d'araignées.

J'ai toujours été entêté. Me refusant à renoncer et à passer la soirée avec ma famille à jeun, sachant que ma santé mentale n'y survivrait pas, je remontai chercher une source d'éclairage d'appoint.

Je savais où ma grand-mère entreposait d'habitude ses lampes de poche. Deuxième tiroir du buffet, derrière les serviettes des grandes occasions. Mais là encore, je me retrouvais bredouille. Rien, nada, nothing. Aucune lampe torche, pas le moindre porte-clés lumineux, pas même l'ombre d'une bougie, même d'anniversaire.

Et bien, soit, on allait voir ce qu'on allait voir. Au grenier c'était sûr il y aurait sûrement quelque chose. Vieux à n'en pas douter, mais enfin tant que ça servait à m'éclairer.
Je montais à l'étage, escaladait l'échelle du grenier et commençait à fouiller les recoins des combles du toit. J'avais passé là certaines de mes plus belles heures, jouant à être un pirate, un mousquetaire ou un chevalier. Et dans mon souvenir, se cachait quelque part, au milieu de ce fatras, une... oui, ça y était ! J'avais trouvé ce que je cherchais. Une vieille lampe de poche, plate. La pile était à moitié oxydée, le verre était devenu trouble. Mais enfin j'avais de quoi m'éclairer... enfin si tout cela marchait encore.

Je forçais sur l'interrupteur de la lampe, coincé par la poussière. Un clignotement, une raie de lumière. Que la lumière soit ! Ce n'était pas puissant, l'ampoule semblait vaciller un peu, mais cela me permettrait sans doute de trouver une ou deux bonnes bouteilles. Cuite attendue, j'étais en chemin !

Un toussotement discret, dans mon dos, me figea sur place. C'était le genre de toussotement poli mais insistant, qui essayait de dire que bien sûr on n'était pas pressé, et que évidemment, le client était roi, mais enfin mon brave monsieur, quand même, là, hein, nous sommes entre gens du monde alors il faudrait peut-être penser à s'occuper de son interlocuteur ; non mais enfin c'est un comble ça, y'a plus de saisons.

Bref, un toussotement surprenant, à une heure du matin, dans le grenier d'une vieille maison, au fin fond de la campagne.

Je me retournai doucement, prêt à tout certes sans savoir exactement à quoi...

Entre moi et la trappe de l'échelle se tenait un petit bonhomme rondouillard, chapeau melon et costume sombre. Une moustache brillantinée, du style guidon de vélo, lui remontait sur les joues. On sentait à sa posture, à ses lèvres fines et serrées qu'il aurait préféré se trouver ailleurs plutôt qu'ici, et qu'il se sacrifiait pour ne pas écouter ses préférences.

Pour tout avouer, j'aurais aussi préféré qu'il se trouve ailleurs plutôt qu'ici. Je ne savais pas qui il était et surtout ce qu'il faisait dans le grenier de ma grand-mère.

- Bonjour, ou plutôt bonsoir devrais-je dire, si j'en juge ma montre, commença-t-il
- Grblblb'jour, répliquai-je, dans un élan de finesse oratoire
- Mmmmmh, oui, bien, que puis-je pour vous monsieur ?

La politesse de l'homme était sans tache mais son exaspération transparaissait clairement dans son attitude.

"Mblrzrzququi êtes vous ? Vous êtes le notaire ? Mais nous n'avons rendez-vous que demain et là, ce n'est pas demain, c'est maintenant, alors qu'en fait c'est demain qu'on doit.." commençai-je. Mon esprit fonctionnait à plein régime et je ne sais pourquoi, mon cerveau surchargé d'impulsions avait décidé que mon interlocuteur ne pouvait être que notaire, ou anglais, mais je ne voyais pas ce qu'un anglais aurait fait dans le grenier de ma grand-mère à une heure du matin. Ceci dit, je l'accorde, un notaire n'avait pas grand chose à y faire non plus. Mais que voulez-vous, on ne maîtrise pas toujours les méandres de sa pensée.

L'étrange rondouillard me regardait avec un petit sourire en coin. Tranquillement il fouilla dans la poche intérieure de sa veste et en sortit un papier. Il le déplia et commença à lire.

"Bonjour et désolé de faire irruption comme ça. Je m'appelle Zarpabalashamapata mais vous pouvez m'appeler Zarpa ou Pata, ou de la façon que vous voudrez d'ailleurs. Je suis le génie de la lampe. Et je peux exaucer trois de vos vœux. Pas deux, pas quatre, encore moins cinq, mais trois.
Bien sûr je ne vous demande pas vos trois vœux immédiatement. Il vous suffira de m'appeler lorsque vous aurez fait votre choix. Bien sûr nous ne garantissons ni ne remboursons aucun des vœux que nous exauçons. Merci de votre attention, avez-vous des questions ?"

Il replia le papier, le replaça dans sa poche et attendit, attentif.

Je dû rester là bien 5 minutes, bouche bée, à regarder mon rondouillard.
Mon cerveau tournait au ralenti, comme dans le brouillard.
Je ne savais que dire, ni que penser.

La première question qui me vint fut "Une lampe torche ?". Je l'avoue, ce n'était guère intelligent, ni profond, mais croyez moi, dans ce genre de situation, on est en droit d'être un peu désarçonné.

L'homme - ou plutôt le génie - sembla légèrement désappointé. Il poussa un long soupir et répondit :
- Que voulez-vous, il faut bien vivre avec son temps... et puis les lampes à huile sont assez inconfortables, et souvent très enfumées. Et puis, ce n'est pas parce qu'on est un génie qu'on n'a pas le droit à un minimum de confort et à la fée électricité à la maison non ? Autre chose monsieur ?
- Non, non, balbutiai-je.
- Et bien alors je vais vous laisser. Je ne doute pas que nous nous reverrons très bientôt. Au plaisir monsieur.

Et il disparu dans un petit nuage de fumée.

Je restai là, tétanisé, le regard dans le vague. Je n'avais rien bu - pas encore - ni rien fumé. Je n'étais pas fou, apparemment et je ne rêvais pas... aïe! Non je ne rêvais pas. Bon, il me fallait réfléchir, calmement. Je pris une grande inspiration. Commença alors un long monologue dans ma tête.

"De deux choses l'une. Ou je suis fou, et auquel cas il n'y a plus rien à faire et autant profiter de ce moment de folie jusqu'à ce qu'on vienne m'interner. Ou je ne suis pas fou et j'ai rencontré un génie qui peut exaucer trois de mes vœux. Et là, autant bien réfléchir. Trois vœux, trois vœux... je pourrais demander plus de vœux, ou le pouvoir d'exaucer tous mes vœux... pas bête... pas bête du tout. Ca me permettrait de tout réparer, d'arranger les choses. Ha ha ! Je suis machiavélique"

- Génie ! Génie ! Tata ! Papa ! Rata ! Taratata ! Oh ! Hé ! J'ai un vœu ! Youhou !
- Mais monsieur, je suis là, derrière vous, pas la peine de hurler.... murmura la voix derrière moi.

Je sursautai et me retournai. Effectivement le génie était là, patient, la tête un peu penchée. Il semblait à l'écoute, attendant de voir ce que j'allais demander.

- Génie, pour mon premier vœu je souhaite... pouvoir faire autant de vœux que je veux.
- Désolé monsieur, répondit le génie avec un petit sourire. Depuis l'affaire Joshua, il y a quelques temps déjà, le règlement a été renforcé. Et ce vœu là n'est plus possible. Nous l'avons retiré de nos prestations. Vous comprenez, avec une telle offre, notre commerce risquait de péricliter. De la même façon, il ne vous est pas possible de demander : des pouvoirs magiques équivalents à ceux d'un génie, de devenir omnipotent ou omniscient, ou la paix dans le monde.... oui ce dernier point peut vous surprendre mais nous risquerions, en répondant à ce vœu de perdre l'ensemble de notre clientèle. Après tout, vous en conviendrez, la meilleure manière d'apporter la paix dans le monde est de supprimer les causes de guerre, c'est à dire l'homme. Ah, j'allais oublier, une dernière chose, il ne nous est pas possible d'après notre contrat, de supprimer la mort pour l'ensemble de l'humanité. Voila monsieur, je n'ai rien oublié. Désolé de ne pas vous avoir prévenu auparavant, la chose m'était complètement sortie de la tête. Puis- je vous être utile en quoi que ce soit d'autre monsieur ? Une autre idée de vœu ?

Moi qui me croyais malin en faisant ce premier vœu, je me retrouvais fort déçu. Après cette longue liste d'interdits, que pouvais-je souhaiter. La richesse ? Moui, mais après tout l'argent faisait-il vraiment le bonheur ? Le succès ? Bof, je m'voyais déjà en haut de l'affiche, et l'image ne me plaisait pas du tout. Alors quoi ? Je ne pouvais pas devenir tout puissant, je ne pouvais pas faire le bonheur de l'humanité, même pas supprimer la mo... une minute. J'essayais de me souvenir des mots exacts employés par le génie. Il ne pouvait pas supprimer la mort pour l'ensemble de l'humanité. Bon, bon. Mais pour un membre ? Après tout j'en avais un tout choisi. Et ce n'était que justice. Prenant mon air le plus impérieux, je fixais le génie dans les yeux :
"Génie je veux que tu fasses revivre ma grand-mère qui se trouve en bas, allongée sur son lit de mort ! Après tout ce n'est pas l'humanité entière mais juste une personne. Ca ne rentre donc pas dans la liste de tes interdits !"

Après un instant d'hésitation, le génie acquiesça : "Effectivement monsieur, rien ne l'interdit. Votre premier vœu est donc accepté." Il claqua des doigts, un coup de tonnerre ébranla la maison et le génie disparut.

Deux secondes plus tard, des cris se firent entendre au rez-de-chaussée. Un petit sourire aux lèvres, je descendais l'échelle du grenier, et fonçait retrouver ma grand-mère.

Lorsque je poussais la porte du salon - qui servait depuis peu de chambre mortuaire temporaire - je découvrais une scène d'apocalypse. Tous les vieux meubles avaient été renversés. Un des mes oncles était étendu au sol, livide, il devait avoir fait un malaise. Le reste de ma famille était réuni dans un coin de la pièce, regardant, hurlant d'effroi ma grand-mère qui se dirigeait vers eux pour leur donner l'accolade. Je rigolais doucement devant ma petite vengeance. Voir mamie revenir d'entre les morts allait peut-être un peu les calmer et les rendre plus humains.

Toutefois, un détail, à la limite de ma conscience, me gênait. J'avais un peu de mal à dire quoi. Cela avait un rapport avec ma grand-mère. Sur la fin de sa vie, elle avait eu des difficultés à marcher, mais là, il faut l'avouer elle trainait littéralement des pieds. Sa démarche saccadée ne semblait pas normale.

"Mamie, appelai-je. Mamie ! Tout va bien ? C'est moi !"

A ma voix, ma grand-mère se retourna. Elle avait encore le teint cadavérique. Quelque chose n'allait pas. Elle me regarda longuement, bras tendus comme pour une accolade. J'hésitais à approcher. Puis elle fit un pas vers moi. Sa bouche s'ouvrit et un mot en sortit : "Braiiiiiiiiin !"

Autant le dire tout de suite, je suis un aficionado des films d'horreur, et j'ai déjà vu tous les grands classiques. Mais là, même si j'avais du mal à l'accepter, il fallait me rendre à l'évidence : ce n'était pas du cinéma, ma grand-mère était un zombie !

Ma... grand-mère... un... zombie !

Bordel de merde ! Bordel de merde !
Mais alors mon oncle !

Mon regard revint sur mon oncle allongé. Sur le plancher sombre, je n'avais pas noté la flaque de liquide rouge qui l'entourait. Je comprenais mieux son teint livide. Ma grand-mère avait dû s'occuper de lui en premier. Mais alors... il allait sans doute...

Le corps de mon oncle eut un soubresaut. Lentement, il se releva. Sa gorge était ouverte et un mince filet de sang coulait encore. Son regard vide ne semblait voir personne. Cependant il se retourna vers les membres de ma famille qui criaient de plus bel. Avant que quiconque ait pu bouger, mon oncle et ma grand-mère était sur eux.
Je ne restais pas pour essayer de les sauver. J'avais vu assez de films du genre pour savoir qu'une simple griffure contaminait les gens. Ma famille était fichue, mais je pouvais m'en sortir... peut-être.


Je fonçais comme un fou vers le premier endroit auquel je pensais : la cave. Une seule issue, une porte solide. Je claquais la porte, et la bloquai avec tout ce que je trouvais.

Mon esprit tournait un peu en rond. J'avais créé des zombies, je venais de lâcher sur le monde une catastrophe. Tout le monde se demandait dans les films comment les zombies apparaissaient - expérience, maladie, invasion extra-terrestre - mais moi je le savais : c'était uniquement une mauvaise blague et un sale génie.

"Monsieur m'a appelé ?"

Je sursautai violemment. Le génie...

"Génie il faut arrêter tout ça ! C'est vraiment n'importe quoi, je n'ai jamais demandé à ce que ma grand-mère soit un génie. Il faut que tu fasses disparaitre ces monstres !"

Le génie me regarda longuement. La porte de la cave commençait à résonner de coups sourds et de grognements. "Ils" étaient juste derrière.

- Génie, aides-moi ! Suppliai-je.
- C'est votre second vœu monsieur ? demanda-t-il calmement.
- Oui, oui, mon second vœu. Débarrasse-moi de ces choses !
- Très bien monsieur. Voila monsieur, dit-il en claquant des doigts.

Un second coup de tonnerre fit trembler la maison. J'entendis au loin un bruit de verre brisé, quelques cris et soudain, un déluge de bruit. Coups de feu en rafales. Corps qui tombent. Grognement. Râles de blessés. Hurlements dans une langue que je ne reconnaissais pas.

J’étais témoin de l'apocalypse. Mais derrière la porte de la cave.

Après ce qui me sembla une éternité, le silence se fit. J'entendis des bruits de frottements, comme si des corps étaient trainés. Des pas s'éloignèrent.

Puis un léger coup à la porte. Toc toc toc.
Je me figeais. Dans ma tête, je repassais tout ce que je savais des zombies. Pouvaient-ils tendre des pièges. Etaient-ils capables de frapper à la porte ?

Les coups reprirent. Toc toc toc.
"Monsieur ? Il ya quelqu'un», demandant une voix au fort accent anglais. "Monsieur, si vous êtes là, tout va bien. Nous avons réglé votre problème. Je vous demanderai d'attendre quinze minutes avant d'ouvrir cette porte. Nous travaillons dans une agence assez confidentielle, et si vous aperceviez nos visages, nous serions obligés de vous tuer. Ce n'est pas ce que vous voulez n'est ce pas ? En tout cas, vous êtes maintenant tranquille. Les "choses" ont été sécurisées. Bonne fin de soirée monsieur."

Bruits de pas s'éloignant.

Je n'osais sortir, bouger. J'osais à peine respirer. Je serrais dans ma main la lampe torche. Mon esprit n'était plus capable de rien. Tout ceci n'était qu'un rêve, j'allais me réveiller. Un rêve, un rêve, un rêve. Après tout les génies n'existent pas.

"Monsieur a encore besoin de mes services ? Je rappelle humblement à Monsieur qu'il s'agit ici de son troisième vœu."

Je ne sursautai même pas. Anesthésié par tout ce que j'avais vécu, il me semblait être dans un nuage de coton.

Je me retournais vers le génie rondouillard. Un grand sourire me vint aux lèvres. Après tout ce n'était qu'un rêve.

"Oui Génie, je voudrais trouver la cave de ma grand-mère pour pouvoir boire tout mon saoul."

Le génie acquiesça, claqua des doigts et disparu. La lumière sembla se faire plus forte dans la cave. Et là, dans un coin reculé, j'aperçus les bouteilles. Toutes de grands crus.

Je sortais mon couteau suisse, ouvrait la première et en prenait une grande gorgée.

Ce n'étais pas faire honneur à ce vin aurait dit ma grand-mère.

Mais après tout, ce n'était pas grave, tout cela n'était qu'un rêve.
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qu'es aco?



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Date d'inscription : 04/11/2006

MessageSujet: Re: Réponse de Vinz   Lun 16 Nov - 12:40

ah sympa cette histoire...
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Réponse de Vinz
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