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 Piratage du sujet : les réponses!

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Jérôme

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Localisation : Il n'y a que Maille qui Mayence.
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MessageSujet: Piratage du sujet : les réponses!   Mer 5 Mai - 14:03

Je me vois forcé de prendre en même temps mon courage à deux mains, les armes (par les pieds vu que j'ai les mains occupées) et les commandes de ce sujet (avec les dents).
Comme vous le savez Vinz a disparu. J'ai plusieurs hypothèses à ce sujet :
1) il a bougé dans le noir et un Grue l'a dévoré
2) il est devenu amnésique et ne se souvient plus de l'existence de ce forum (dans ce cas j'espère qu'il a trouvé le plan, les deux photos, le cure-dent et le tube mystère dans ses poches)
3) Vinz n'a jamais existé, il était une hallucination collective (mais alors qui a lancé le sujet?!?)
4) il est trop occupé pour venir ici
5) il s'est fait amputer des mains, des pieds et des dents et ne peut plus donner signe de vie par clavier (tape avec le nez, Vinz!! Courage!)
6) c'est une expérience sociologique. Vinz attend que quelqu'un, moi en l'occurence, prenne le contrôle. Peut-être pour voir qui sera le plus apte à conquérir le monde (conquérir le forum est le premier pas)

Dans tous les cas le forum en souffre (et non pas "le forum en soufre", car il aurait prit feu.)

Donc, mes amis, que ceux qui ont répondu au sujet postent ici eux-mêmes leurs réponses. Je commence, car il est important de donner l'exemple. (Mais pas l'exemple à ne pas suivre, Sarko!)
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Jérôme

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MessageSujet: Réponse de Jérôme 1. Entretien avec un empire, partie 1.   Mer 5 Mai - 14:04

Power corrupts, absolute power corrupts absolutely, and awesome power corrupts awesomely.
J.L.Coffman

(Note à l'intention des lecteurs : j'avais l'intention de raconter comment un sacré énergumène est devenu le maître du journal Le Monde, puis je me suis dit « Arf, Jérôme, ce n'est pas le bon moment pour être piétiné par une foule de membres du forum en colère avant d'être brûlé sur le bûcher. Fais-leur plutôt parvenir le texte joint avec le mail qui venait du futur que tu as reçu en 1992 qui venait de ta propre future adresse internet, avec comme sujet ''Finalement ça a été marrant de conquérir le monde''. »)





Entretien avec un empire.


Ah. Vous voilà. Bien, bien, je vous attendais. Pile à l'heure, même. Je vous en prie, prenez place dans ce fauteuil face à mon bureau. Il est confortable et non-piégé – contrairement à celui à sa droite. Ce qui fait que finalement vous êtes le seul à pouvoir vous asseoir à part moi. Et si vous disiez à vos soldats de sortir?
Allons, ne le prenez pas ainsi. Je ne suis pas armé et aucun de mes soldats n'est caché derrière un panneau coulissant, une entrée dérobée ou une trappe au plafond. Quoi donc, pensez-vous que j'ai un bazooka planqué dans mon slip? C'est flatteur mais non.
Vous pouvez me fouiller, et bien sûr vous gardez votre pistolet pointé sur moi. Je ne me sens pas insulté. Au contraire ça me fait plaisir. Vous n'avez pas la tremblante ou la Parkinson, non? Pas à votre jeune âge. Oui, voilà. Comme vous voyez je suis clean. Aucun piège. Vos amis armés peuvent attendre devant la porte, j'ai des choses à vous dire. En privé. Des secrets.
Ce n'est pas poli de rire ainsi. Non, je ne vais pas essayer de vous enrôler dans mon armée, ou de vous convaincre de l'inutilité de votre lutte. C'est un peu tard, vous avez déjà investit mon palais, non? Défait mon armée? Piétiné mon jardin de roses? Non? Vous aimez les roses? J'en suis fort aise. Maintenant écoutez-moi.
Je vais vous raconter comment j'ai conquis le monde.


J'avais une vision.
Une vision de l'avenir. Ainsi qu'une vision très claire de la situation de ce début de 21e siècle. J'avais une double vision, donc.

« Abus d'alcool, tu voyais double? »

Non, jeune effronté. Et on se tutoie maintenant? Loin des oreilles de la piétaille on devient moins cérémonieux, je comprend. En privé j'appelais mon ministre des armées « pédé » et mon vizir des écoles « mon couillon ». Vous devez les avoir fusillé, maintenant, c'est dommage. Ne touchez pas à ma ministre du chocolat, elle n'a rien fait.
Revenons-en à mes visions. Il était évident pour moi que la Terre était en passe d'être totalement détruite. Réchauffement climatique que personne ne tentait même d'endiguer à part des efforts personnels ridicules, constant climat de terreur entretenu par les médias dans les pays riches, constant climat de terreur entretenu par la froide réalité dans les pays pauvres, famines, guerres, attentats, télé-réalité (signe évident d'une culture sur le déclin), nous n'étions qu'à une brindille près pour que le dos du chameau ne se brise.
Oh, pardon, c'est une citation d'un livre désormais interdit, « La Bible ». C'était la cause d'une « Religion ». Vous en avez entendu parler en classe si vous avez fait attention. Bref. Nous courrions à notre perte. Que dis-je? Nous y allions en avion pour aller plus vite. Encore quelques années à ce train et l'espèce humaine allait s'autodétruire, et avec elle le reste des espèces animales, végétales, mycéliennes, virales, bactériennes, j'en passe et des plus dégueues.
Mais j'avais aussi une vision du futur. Une vision du futur tel qu'il devrait être. Je voyais la solution à nos problèmes. Une solution toute bête, la même que pour la plupart des problèmes : supprimer l'élément perturbateur. En l'occurrence l'Homme. Ou au moins une bonne partie.
J'avais essayé de partager mes idées avec mes contemporains un soir de beuverie, et bien sûr personne ne m'avait pris au sérieux. Si je n'avais pas été aussi intelligent – je ne suis pas modeste, je laisse ça à ceux qui sont moins doués – j'aurais conclu à une perte de temps, mais je suis en fait parvenu à une toute autre conclusion : mes contemporains n'étaient pas, malgré ce que leurs actes laissaient croire, inconscients des risques qu'ils prenaient. Des conséquences qu'ils endureraient. Des catastrophes qui arriveraient. J'avais encore l'espoir que face à une catastrophe imminente, au pied du mur, ils se réveilleraient et tenteraient de sauver la situation, mais en fait ça n'arriverait jamais. Ils savaient que la pollution tuait la Terre à petit feu, ils savaient que l'Homme chercherait toujours à tuer l'Homme. C'est juste qu'ils s'en foutaient. Atterrant. Comprendre ça a été un choc pour moi, comme de voir quelqu'un foncer à toute vitesse en voiture vers un mur tout en décrochant sa ceinture de sécurité. « M'en fous si mon cerveau s'étale sur quatre mètres carrés dans dix secondes, la ceinture me gratte le cou, là. »

« Qu'est-ce que ça a à voir avec... »

Laisse parler tes aînés, coco.
J'étais jeune, j'étais idéaliste, je voulais sauver le monde, et je venais de comprendre qu'il fallait le faire contre son gré. Saleté de monde. Ça impliquait de le faire seul. Ou, au moins, en comité restreint. Ca allait être du boulot. J'ai tout de suite su qu'il faudrait laisser tomber World of Warcraft, et tant pis pour mon paladin orc mage de lvl187 avec monture démonique éthérée. Ça allait être un boulot à temps plein.
J'ai commencé par trouver un nouveau travail dans un laboratoire de microbiologie. J'étais biologiste, vois-tu. Je m'y suis fait un petit réseau d'amis parmi ceux et celles qui n'étaient pas contents de la position des scientifiques dans la société : on nous vilipendait sans arrêt en nous traitant de frankensteins modernes [1], d'apprentis-sorciers, on nous interdisait tout moyen de faire avancer les sciences – coupures de budget et lois soit-disant morales – et cependant à chaque fois que quelque chose allait mal le peuple se rabattait sur nous comme la misère sur le pauvre monde, en nous demandant pourquoi nous n'avions pas encore résolu tous les problèmes possibles et imaginables, vu que nous n'avions que cela à faire. Autant dire que ce fut très facile de trouver une dizaine de génies d'accords avec un projet de fin du monde ''juste pour fermer la gueule à ces connards''.
Nous avons donc mis au point un virus d'un type nouveau, à mode de livraison bactério-porté. Je ne vais pas passer la journée à t'expliquer le pourquoi du comment, mais sache que pour bien éliminer l'Homme de la surface de la planète à grands coups d'épidémie, il fallait une maladie qui soit très contagieuse, mortelle à coup sûr, mais qui ait un très long temps d'incubation.

« Il n'y a pas cinq minutes tu parlais de sauver le monde, et là tu parles de guerre bactériologique. C'est la Diteia, c'est ça? »

Oui, c'est ainsi qu'on a appelé la Disease To End It All, dans les médias. La pandémie qui a mis la civilisation à genoux, la maladie dont on croyait à l'époque – à tort – qu'elle allait tuer tous les humains de la planète. C'est moi aussi.
J'ai menti à mes « amis » virologues et bactériologistes. Je leur ai fait croire que nous allions en finir alors qu'en fait mon but était de recommencer de zéro. J'ai manipulé les chiffres de nos résultats de laboratoire – c'était très dur, tu vois, parce que nous manipulions déjà nos données au départ pour éviter que nos chefs ne découvrent sur quoi nous travaillions réellement – afin qu'ils pensent que la Diteia était mortelle à 100% alors qu'en fait elle l'était à 95%. Je voulais qu'il ne reste que 300,000,000 des six milliards d'habitants du 21e siècle.

« Pourquoi? »

J'y viendrai. Notre petite société secrète amateur avait donc créé une maladie mortelle et pouvant être facilement répandue. Alors nous l'avons répandue. Logique.
Nous avons tous pris nos vacances en même temps pour effectuer des tours du mondes. Nous avons visité des dizaines d'aéroports sur tous les continents, croisé des dizaines de milliers de gens, le tout en transportant sur nous des petits aérosols qui répandaient en continu une nébulisation porteuse de nos bactéries. Chaque personne qui respirait ce petit nuage devenait un incubateur pour nos petites protégées. Ces petites bactéries se faisaient un devoir de se multiplier à vitesse grand V dans leurs corps, et en à peine trois jours les porteurs devenaient contagieux. Leur propre souffle, que les anciens disaient porteur de vie, était devenu propagateur de mort.
Le plus beau c'est que nos bactéries en elles-mêmes n'étaient pas dangereuses. Leurs porteurs n'étaient nullement incommodés. Le seul rôle de nos petites bestioles était de se multiplier encore et encore dans des porteurs de plus en plus nombreux. Tu comprends, si jamais les infectés s'étaient rendu compte de quelque chose, ils seraient allés chez le médecin. Nous aurions couru le risque que nos plans tombent à l'eau à cause d'une simple prise de sang.
Bon, si ces bactéries – ce sont des êtres unicellulaires dépourvus de noyaux, beaucoup plus petits que nos propres cellules d'eucaryotes, au fait – n'étaient pas la cause de la Diteia, à quoi servaient-elles?
Ces bactéries avaient deux spécificités :
primo, nous avions conçu leur code génétique avec un petit défaut [2]. Une zone de leur ADN circulaire était répétitive et contenait un marqueur de délétion spécifique. Nous avions recréé une sorte de télomère – tu sais, cette partie de nos chromosomes à nous qui raccourci au fil du temps et qui cause entre autres le vieillissement et limite le nombre de divisions. En gros ces bactéries pouvaient se diviser 900 fois environ avant d'entrer en mode kamikaze. Une sorte de bombe à retardement génétique, qui assurait que quel que soit l'endroit de la planète où leur porteur se trouve elles entreraient en action grosso-modo au même moment.
Secondo, dans leur petit génome tout mignon – j'ai moi-même fait quelques transfections, héhé – nous avions incorporé le génome tout petit d'un tueur féroce : le virus de la Diteia. Légèrement modifié, cependant. Incapable de faire le moindre mal à qui que ce soit.
Sauf, bien sûr, si sa bactérie porteuse entrait en mode kamikaze. Un enzyme était alors libéré qui lançait la production en masse de la Diteia avant destruction de la bactérie et infection de l'hôte par le virus.
Bref, environ trois semaines après les premiers relargages aérosols de bactéries dans les aéroports du monde entier, il y a eu des trilliards de petits « boum » qui ont résonné dans les corps des porteurs tandis que le virus de la Diteia entonnait fièrement son « Hello world ». Les autorités médicales ont assisté, médusées, à l'apparition de milliers de foyers épidémiques à travers le monde entier de manière simultanée. Personne n'aurait pu être préparé à ça.
Enfin, sauf ma petite société secrète qui avait déjà préparé le vaccin, bien sûr. Et ma seconde petite société secrète armée.
Ah, oui, avant même de fonder mon club de biologistes revanchards, je les avait déjà trahis. Pendant que je diminuais le taux de mortalité de la Dietia, je montais aussi un groupe survivaliste de péquenauds du coin. Un groupe de buveurs de bière paranoïaques persuadés que le gouvernement tentait de tuer tout le monde, que les aliens kidnappaient les vaches pour assouvir leurs pulsions sexuelles, que les médecins étaient tous des juifs de la cabale, j'en passe et des meilleurs.
Et bien sûr c'était tous des chasseurs armés.
Je leur avait fais croire que, depuis mon poste de microbiologiste, j'étais tombé sur des preuves de complot gouvernemental. Les politiques, voyez-vous, allaient contaminer tout le monde sur la planète lors d'une vaccination préventive de grippe afin de se débarrasser des pauvres, des sans-gloires, et des bouseux buveurs de bière. Cette histoire était tellement idiote et peu crédible qu'ils m'ont tout de suite fait confiance, et en quelques semaines j'étais leur chef élu. J'ai fait de mon mieux pour les préparer à la fin du monde, pour lutter contre les troupes gouvernementales d'éradication, pour en faire mes combattant de la liberté en somme.
Tout ça en même temps que je travaillais pour éliminer presque six milliards d'êtres humains, gardez ça à l'esprit.
Peu de temps avant la dissémination des bactéries, j'ai donc procédé à un échange de flacons et de seringues à mon laboratoire. J'ai volé le vaccin développé par ma société secrète de savants fous et l'ai remplacé par du sérum physiologique (avec un peu de capsaïcine pour que ça picote comme un vrai vaccin) avant de vacciner en douce mes combattants ruraux. Ainsi que mes amis personnels et ma famille, bien sûr, je ne suis pas un monstre. Enfin, pas totalement. Quand même.
Lorsque l'épidémie a éclaté, que des millions de gens se sont mis à transpirer du sang et à vomir leurs tripes – réellement leurs tripes, liquéfiées – mes savants fous ont été très surpris de se retrouver parmi les malades. Leur faux vaccin ne les avait pas protégé contre l'infection, et ils avaient été à la première place dès le début... En voyant que je ne tombait pas malade ils ont tenté de me dénoncer, mais essayez donc de prononcer « Birkenstock » quand votre salive est remplacée par du sang à moitié coagulé et que vous avez encore un morceau de votre propre pancréas coincé dans la gorge.
Les bactéries avaient mise près de trois semaines avant de libérer le virus. Trois semaines pendant lesquelles les voyageurs présents dans les aéroports au moment de la dispersion ont partagé leurs miasmes avec d'autres passagers dans d'autres aéroports, avec des passants dans des milliers de villes, à travers les campagnes, à leur travail, dans leur maison... En trois semaines, à cette époque, il n'y avait pas un seul endroit de la planète qui n'était pas visité par des voyageurs quelconques. Le fin fond de la Chine voyait passer des reporters, les petits villages africains voyaient défiler les médecins volontaires et les missionnaires, les tribus sauvages recevaient la visite d'ethnologues... La majorité d'entre eux porteurs de ma bactérie.
Bref, à part quelques poches d'antisociaux et d'exclus de la société, tout le monde à la surface de la planète était porteur de ma bactérie.
Je l'avais baptisée « mème », dans un élan de cynisme.

« Mème? »

Cherche dans un dictionnaire.
Au bout de ces trois semaines, mème est entré en mode kamikaze et a libéré Diteia dans 99,99% de la population humaine.
Deux jours plus tard, 97,2% de ces personnes développèrent des symptômes d'une nouvelle fièvre hémorragique.
Cinq jours plus tard, avant que les médecins n'aient pu faire quoi que ce soit, avant même qu'on ai pu identifier l'agent fautif, 98% de ces personnes moururent. Les autres s'en remirent avec mal.
Pour résumer, en un mois j'avais éradiqué près de six milliards de personnes, et ce n'était qu'un début.
Hey, n'appuie pas tout de suite sur la gâchette, j'ai encore des choses à dire!

Avec 95% de la population disparue en moins d'une semaine ça a été le chaos absolu. Presque plus de gouvernement, ou de police, ou d'armée. Même les bandes de motards et les groupes de délinquants étaient décimés et malgré la meilleure volonté du monde ne pouvaient pas se proclamer maître de la ville, comme dans les films post-apocalyptiques. Encore moins maître du monde.
A part moi. J'avais ma bande de chasseurs paranos ruraux, armés, vaccinés, entraînés, et bien décidés à ne pas se laisser faire. A part la base scientifique Antarctique nous étions le seul groupe soudé et encore entier à la surface de la planète. Mais nous nous avions des dizaines de fusils et des munitions à volonté, en plus.
Nous avons donc pris le contrôle de ma ville et de sa province environnante assez rapidement. Nous avons enrôlé tous les survivants dans notre groupe en tant que sous-fifres et avons sécurisé la zone. Tous ceux qui avaient des vues sur le poste de chef ont été éliminés, et tous ceux qui éveillaient les soupçons de mes buveurs de bière friands de théories du complot aussi. Souvent c'était les deux en même temps, je dois dire.
Je me suis donc retrouvé chef d'une grosse agglomération avec ma propre milice armée le plus naturellement du monde. A partir de là c'est devenu plus difficile, il m'a fallu faire vite. J'ai lancé une conquête des villes environnantes, toute la région en fait, avant que qui que ce soit n'ai le temps de fonder son propre groupe de défense avec des voisins et de la famille survivante, mais le temps d'arriver aux régions avoisinantes un semblant d'ordre avait déjà été rétabli. Des mini-cités-états étaient nées, avec des petits chefs locaux, des grands chefs de régions, des mini-chefs de villages... Les pilleurs avaient tous été fusillés, les rôdeurs emprisonnés, les survivants rassemblés...
J'avais sous mes ordres le groupe le plus complet, mais je n'allais pas gaspiller mes ressources en guerroyant contre mes voisins.
J'ai donc usé de diplomatie et de mensonge. Je sais, la différence est ténue. J'ai proclamé bien haut que j'étais au courant de tout ce qui était arrivé depuis longtemps, que j'avais tenté de prévenir les gens pour éviter tout ça, mais que personne ne m'avait cru, que c'était pour ça que j'avais pu préparer mon groupe, et la preuve je suis maître de ma région entière, le plus grand rassemblement cohérent à la surface du globe. Somme toute c'était presque la vérité.
Oh, et j'ai aussi dit que, de la même façon que j'avais appris pour la première vague de Diteia, j'avais aussi appris que nos chers ennemis habituels (juifs, musulmans, noirs, jaunes, gris, Suisses, Allemands, Francs-Comptois, choisissez le groupe qui vous plaît) en étaient la cause et préparaient déjà une deuxième attaque pour nous finir.
Paranoïa, crise, détresse psychologique, date limite proche, un soupçon de vérité dérangeante, et hop-là! Ceux qui ne m'ont pas tout de suite rejoins en criant « vive notre chef, notre sauveur! » sont partis gaiement exterminer ceux qu'ils pensaient être à l'origine de cette catastrophe. C'était dur de contenir mon fou rire.

Au bout d'un an à répandre des rumeurs, à consolider mon assise sur l'Europe, à renforcer mon armée, à promettre monts et merveilles à qui me rejoindrait en me jurant allégeance, nous sommes parvenus au statu-quo. Ce moment, cet état tellement puissant qu'il en est fragilement éphémère, où les forces en présence sont incapables de gagner en pouvoir sans en affaiblir d'autres (lesquelles ne sont pas d'accord pour être affaiblies sans faire la guerre, ce qui affaiblirait aussi l'autre groupe.) ...
L'Europe m'appartenait, avec mon gant de velours qui cachait une main en acier trempé (trempé du sang de mes victimes mais j'étais le seul au courant). On avait le droit de m'opposer, mais ô surprise et coïncidence on trouvait à chaque fois des preuves compromettantes qui menaient à une exécution publique pour trahison contre le peuple et alliance avec les Créateurs de Diteia.
L'asie était divisée en deux, le nord glacé sous la coupe d'un russe aussi fou qu'intelligent qui passait par les armes ses opposants et le sud dirigé par un étrange système anthropophage où le chef était celui qui mangeait le précédent chef.
L'Afrique était un assemblage épars de clans indépendantistes en état de conflit permanent les uns avec les autres, mais sans actions de guerre de par leur éloignement et soudés si besoin était contre toute intrusion extra-africaine. En gros, « Si jamais tu viens tu meurs mais si on t'attaque je risquerai ma vie pour toi ». Je dois admettre que vu l'Histoire c'était logique.
L'Amérique du Sud n'avait pas réellement de groupes de survivants. Pour une raison ou pour une autre la Diteia n'avait laissé pratiquement personne debout là-bas, et ceux qui restaient préféraient éviter tout risque en allant chacun de son côté.
Le Mexique était gouverné par des militants pro-anciennes-traditions. Persuadés que les Mayas avaient raison et que l'arrivée de la Diteia en 2012 était un signe de la fin des temps, ils avaient pris sur eux de reprendre les sacrifices humains au nom du dieu Soleil. Cela avait agacé l'Amérique du Nord.
L'Amérique du Nord restait l'Amérique du Nord. Un semblant de démocratie, une arrogance sans borne, la certitude d'être les élus de Dieu, ils tentaient de faire retrouver leur raison aux Mexicains. Qui, eux, trouvaient ainsi de nouvelles victimes pour leurs sacrifices. Tout le monde était content.

« ... »

Euh, oui, non, où j'en étais?
Ah, oui. L'Europe ne me suffisait pas, il me fallait le monde. J'aurais pu lancer mes troupes contre les autres factions, en leur disant que c'était eux l'origine de la Diteia, mais le problème c'est que ça ne marcherai qu'une ou deux fois. Au bout d'un moment on finirait par me demander « si c'est eux qui ont créé la Diteia, pourquoi on a envahi la Russie le mois dernier? » ou quelque chose comme ça.
Alors j'en suis revenu à mes anciennes amours : perfidie et trahison. J'ai implanté dans chaque continent des petits groupes indépendants, chacun persuadé qu'il infiltrait LA faction à l'origine de l'épidémie. Leur but était de convaincre la population de la même chose (la preuve : leurs dirigeants étaient forcément au courant de l'épidémie, sinon ils n'auraient jamais été assez préparés pour prendre le contrôle d'un continent...) et de créer un soulèvement populaire qui mènerait au renversement du régime en vigueur. Et, bien sûr, la bienveillante Europe leur ouvrirait les bras pour les aider à se reconstruire...
Ah, l'époque bénie où les communications globales n'étaient pas rétablies... J'en suis nostalgique. Il aurait suffit d'un seul forum internet inter-continental pour révéler ma petite tactique. Mais les choses étant ce qu'elles étaient...
Les peuples ont mené mes batailles, les ont gagnées, et ont planté mon drapeau partout.

Je suis devenu dirigeant du monde.
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MessageSujet: Réponse de Jérôme 1. Entretien avec un empire, partie 2.   Mer 5 Mai - 14:06

Mais pas son maître.
Prends un chien. Enfin, un animal de compagnie, vu que j'ai fait exterminer les chiens. Prends un hamster. Tu es son maître. Tu l'achètes, tu le mets en cage, tu le nourris et de temps à autre tu changes la sciure de sa cage. Ou pas. C'est toi qui décides. Sa vie ou sa mort sont entre tes mains, ton bon vouloir décide s'il vit encore un jour ou si tu le filmes dans le mixer allumé. Tu as un contrôle total sur lui, en somme, et il n'y peut quasiment rien.[3]
Moi, mon but, c'était d'être le maître du monde. D'en être non seulement le chef, comme je l'étais devenu, mais son maître. Pouvoir prendre la décision de mettre le monde dans un four à micro-onde et de l'allumer juste pour voir si les océans se mettront à bouillir avant que le magma n'explose dans un 'sprotch' assourdissant. J'ai donc commencé un subtil changement de politique.
Pour rallier les bonnes grâces du peuple mondial j'avais jusque là appliqué une sorte de régime socialo-hippie, avec des policiers sympathiques, des taxes souples, des obligations rares, et une dilapidation sans borne des ressources à ma disposition. Je rappelle qu'à cette époque nous nous retrouvions à 300 millions d'habitants à profiter des biens et des moyens de 6 milliards, j'avais de la marge. Il est facile de partager quand on ne manque de rien. Mais comme je l'avais déjà dit j'avais une vision du futur, et je voyais très bien que le gaspillage illimité n'était pas une option.
J'ai donc caché la plupart des ressources, des appareils, des vivres, du pétrole, des armes, dans des caches souterraines. J'étais aidé en cela par mon armée toujours plus grande, dirigée par mes anciens amis rurau-paranoïaques. Ils avaient le nez pour dégotter des gens bizarres contents de manier des armes et de cacher ce qu'ils trouvaient.
J'ai donc pu commencer à rationner ce que mon « gouvernement » distribuait. Fini la bouffe gratuite et la fête non-stop, non mais! Le peuple devait dorénavant travailler et obéir aux ordres pour avoir de quoi vivre.

Le changement a été graduel, sur près de dix ans. Juste assez lent pour endormir la suspicion des masses,[4] mais assez rapide pour éviter que je m'endorme moi-même. La peine de mort a été rétablie pour les meurtriers, les violeurs, les pédophiles et les créateurs d'émissions de télé-réalité, le travail a été rendu obligatoire (si vraiment aucun emploi productif n'était disponible, il y avait toujours un emploi totalement inutile mais occupant, comme par exemple les 'monteurs de balles de foin en haut de la colline de jour' qui ignoraient tout des 'descendeurs de balles de foin dans la plaine de nuit', qui étaient complémentaires et qui économisaient le foin. Leur code étaient les 'Emplois Sisyphe'.), un comportement décent était exigé, il fallait respecter ses contemporains, obéir aux forces de l'ordre, bref il était de bon ton de devenir un petit automate aimable. Pour ceux qui continuaient à mettre leur bruit à fond dans les endroits publiques ou à commettre des déprédations, eh bien... Il y avait toujours les camps de redressement, et pour les irréductibles nous avons élargi quelque peu la peine de mort.
Oh, et n'oublions pas que les enfants devaient avoir de bonnes notes à l'école, et être polis et instruits. J'ai été très étonné de l'efficacité qu'a eu le retour des punitions corporelles sur la moyenne des élèves de la primaire à la terminale. Ils avaient moins envie de parler en classe si le châtiment était une tape de règle sur le bout des doigts – et de frapper un professeur s'ils recevaient ensuite 25 coups de fouet en public.
En gros le monde est devenu une sorte d'état facho, mais les livres d'histoire parlent du 'Nouvel Ordre de Paix', ou une connerie comme ça.
C'est là que mes anciens compagnons du lendemain de la Diteia, les paranoïaques de la conspiration, se sont rendu compte qu'ils étaient eux-même devenus les hommes en noir à force de les chercher. Il a été facile de les faire disparaître dans une série d'accidents, de suicides et d'actes de terrorismes curieusement ciblés, car j'avais déjà sélectionné leurs remplaçants parmi leurs officiers moins scrupuleux. Ca m'a fait de la peine, ils étaient gentils – même s'ils étaient assez bêtes pour m'aider à mettre sur pied un état policier sans se rendre compte de rien – mais ils auraient fait rater la suite de mes projets.
Avec mes nouveaux chefs de la police – soyons honnêtes, c'était un ramassis d'ordures cruelles et avides de pouvoir et d'argent – j'ai donc commencé à serrer sérieusement la vis. Je suis passé de facho à despote sanguinaire. Comme ça, pour m'amuser.
J'ai décrété que dorénavant les véhicules personnels étaient interdits, que le rap était passible de mort, que les champs devaient être cultivés de manière écologique, que la possession d'arme à feu était passible de mort, que les populations seraient déplacées et réparties uniformément à la surface de la Terre[5], que les religions étaient proscrites quelles qu'elles soient, que l'inculture était interdite, que les alcools, la cigarette et la drogue étaient illicites, et tout un tas d'autres règles moins importantes mais tout aussi énervantes pour au moins un groupe de personne chacune.
Il y a eu des soulèvements et des révoltes. Ma police possédait des armes anti-émeutes, léthales.
Ceux qui avaient eu trop peur pour protester devant l'interdiction de maltraiter les animaux ou la castration obligatoire des pervers récidivistes se sont réveillés quand les révoltés de la première heure ont été passés par les armes. Il paraît que la moitié de la population mondiale a alors levé le cul de sa chaise, s'est rendu compte que j'avais dépassé les bornes, et a décidé de me faire passer le goût du pain.
Alors je les ai calmé en atomisant le Japon.

J'avais depuis le début de mon plan de conquête du monde totalement rejeté mon idée première qui était de m'emparer d'armes atomiques et de bombarder des pays au hasard, en espérant que les cibles seraient assez confuses pour riposter contre leurs ennemis habituels plutôt que contre moi. Et ainsi de suite. Une sorte de dominos nucléaires mondiaux qui aurait aussi éliminé environ 90% des humains, mais qui aurait aussi rendu les terres infertiles, les survivants malades comme des chiens, et la Terre froide comme un frigo. L'hiver nucléaire est une plaie.
Et mon but était de reconstruire après le massacre, pas juste de regarder les derniers humains mourir de faim et de froid comme dans The Road.
D'où mon idée de Diteia fabriquée par mes biologistes fous. 95% de l'humanité crevée, mais pas un seul animal ou une seule plante blessée. Gentille petite Diteia.
Mais il reste que l'arme atomique est une fantastique arme de dissuasion. Ces bombes font de fantastiques images à la télévision, et deux explosions avaient déjà suffit à mettre fin à un conflit étendu sur un tiers du globe en 1945.
Juste pour bien faire comprendre aux révoltés que je ne blaguais pas, j'ai fait lancer plus de 200 armes nucléaires qui ont entièrement rasées l'archipel nippon. Ils n'ont vraiment pas eu de chance, les japonais. A chaque fois c'est sur eux que ça tombe. Mais voilà, leurs îles étaient coupées du reste du monde, leurs terres fertiles étaient trop peu étendues, et la surface était assez restreinte. L'exemple parfait. J'ai failli vitrifier la côte est des états-unis, mais leurs vastes plaines cultivables auraient été sous le vent radioactif.
Mon peuple, lui, ignorait que je voulais conserver le terrain intact. Pour eux le message était clair : « mon dirigeant est fou, mais si jamais je continue à faire le con ma ville pourrait très bien être la prochaine cible des missiles. » Tout le monde s'est calmé et ils n'ont même pas bronché quand j'ai annoncé que dorénavant les exécutions seraient non seulement publiques mais aussi télévisées, avec un vote des spectateurs pour déterminer le mode d'exécution.
On peut dire que là, même selon ma propre définition, j'étais...

Le maître du monde.

Hmmm...
Oh, oui, ce qui nous amène à toi, sur le fauteuil en face de moi, avec un pistolet pointé sur moi. Change de main, la droite commence à être fatiguée.
Alors donc j'ai profité quelques années du pouvoir absolu. J'ai eu les femmes que je voulais, les mets les plus fins, la musique la moins chiante – je ne suis pas mélomane – et les films étaient produits avant tout pour me plaire. Oui, ça explique Star Wars épisode 47. Désolé. Pour Saw 253 je m'excuse aussi. Mais pas pour « Stargate : les années American Pie ». C'était un chef-d'œuvre.
Ma vie était plus ou moins parfaite en tant que maître du monde, mais reconnais que je n'ai quand même pas chômé : une fois la production de nourriture et d'articles indispensables stabilisée, les domaines scientifiques ont reçu tous les moyens dont ils avaient besoin. Tout l'argent qui allait précédemment aux sports télévisés et aux peoples, donc.
On a pu guérir des tas de maladies, réduire drastiquement la pollution, trouver des sources d'énergie renouvelables qui ne nécessitaient pas de recouvrir les trois quarts du globe de panneaux solaires ou d'éoliennes, construire une station spatiale orbitale... Autour de Mars! Et savais-tu que l'illettrisme a pratiquement disparu?
Mais bon, on ne peut pas plaire à tout le monde. Des dizaines de groupuscules souterrains se sont formés un peu partout, dans le but de se débarrasser de moi et de mon règne pour me remplacer par eux et leur règne personnel. C'est humain.
Je les ai donc fait en grande partie supprimer. Ca a été dur, mais j'ai réussi à former une police secrète chargée d'infiltrer tous ces groupes de jeunes idéalistes plus ou moins bien intentionnés et de découvrir leurs programmes. Si leurs buts ne me plaisaient pas, ils recevaient bien vite une visite de ma police normale, avec lance-flamme et mitraillettes à balles explosives. Il fallait nettoyer avant que leurs idées ne se répandent.
Et ne me regarde pas comme ça. Tu aurais vraiment voulu que le groupe « Saint Hitler et ses Troupes Divines » me renverse? Pour ensuite éliminer toute personne plus bronzée qu'un comprimé d'aspirine? Ou le groupe « Justice pour Moi et j'Emmerde les Autres »? Je n'invente pas, il y a eu de tout. Des groupes qui voulaient légaliser la pédophilie, faire revenir l'esclavage, exterminer le reste de l'humanité, mettre les femmes au pouvoir, mettre les femmes en esclavage, mettre les chiens au pouvoir de l'esclavage des femmes, supprimer les gens dont l'anglais est la langue maternelle, supprimer les gays, supprimer les hétéros, supprimer les femmes pas assez canon, chaque groupe avait une bonne raison d'être passé par les armes. Selon moi en tout cas. On peut se dire que le groupe « Supprimer la Peine de Mort et Mettre des Napperons Partout » aurait été dissout par une simple tape sur la main...

« Tu as l'air très au courant de leurs intentions. Comme si un groupe bien intentionné – selon toi – aurait pu survivre. »

Ton groupe s'en est bien sorti, non? Comment vous vous appeliez, encore? « Sécurité, Ecologie et Liberté » ou une connerie comme ça. Oui, oui. Vous étiez surveillés aussi. Depuis le début. Le tout début.
En fait je vous ai créé.

Je me fatiguais de lire les rapports de ma police secrète, c'était toujours très décevant. Certains idéaux étaient presque parfaits mais avaient toujours un petit détail gênant. Par exemple l'un d'eux était parfait, sauf qu'il plaçait les femmes au rang d'objets dénués de toute voix au chapitre. J'ai donc fini par simplement placer l'une de mes jeunes recrues au cerveau bien proprement lavé dans une cité ouvrière pour lui faire créer un nouveau groupe de rebelles avec des idéaux convenables. Sophie, qu'elle s'appelait.

« ... »

Ouaip, ta femme. Dont tu as épousé les idées et les slogans en même temps qu'elle. Toutes mes condoléances, il n'était pas prévu qu'elle meure. Si elle s'était rendu à l'hôpital elle aurait été soignée... Enfin bon. Tu peux me résumer dans les grandes lignes ce que comptes faire une fois au pouvoir, avec mon cadavre encore chaud trois pas derrière toi?

« ... Donner plus de liberté au peuple. De droits. Le droit de vote, le droit de se rassembler, le droit de choisir son avenir, le droit de vivre sans craindre d'être exécuter... »

Mais tu vas quand même garder certains aspects de ce monde que j'ai créé. Tu vas continuer à envoyer les enfants à l'école pour en faire d'intelligents jeunes gens dans le futur, tu vas laisser les hôpitaux gratuits, les emplois Sisyphe qui évitent le chômage, tu vas continuer sur la voie de l'écologie, en gros tu vas essayer de créer un monde parfait.
Mon monde, mais sans les ajouts cruels que j'ai jugé nécessaires. Je vais te raconter le plan global, maintenant.
J'ai éliminé 95% de la population non par haine ou vengeance ou pour assouvir ma soif de sang, mais uniquement pour limiter le nombre d'humains. Six milliards étaient beaucoup trop pour l'environnement. L'humain pollue et refuse de changer s'il n'est pas forcé – et je l'y ai forcé. Six milliards étaient beaucoup trop pour avoir la paix. Quand les gens s'entassent ils se marchent sur les pieds. Les tensions montent. Ils s'entretuent si on ne les force pas à se calmer.
Dorénavant il y a assez peu d'humains en ce monde pour permettre à la nature de respirer, mais aussi pour permettre aux survivants de vivre sans perpétuellement calculer combien de carbone ils produisent. Il y a assez de place pour, en cas de conflit, pouvoir s'éloigner de ses ennemis sans tuer qui que ce soit.
Ca peut te sembler simpliste, présenté comme ça, mais je t'assure que tuer 5,900,000,000 personnes a rendu la vie beaucoup plus agréable pour les 300,000,000 restants.
De plus un nombre limité de personnes se contrôle mieux. Là, je viens de passer les quinze dernières années à leurs enfoncer dans le crâne que travailler n'est pas un défaut, que respecter les autres n'est pas une faiblesse, et que tuer des gens même s'ils sont méchants n'est pas forcément bien. Oui, bon, je ne démontre pas par l'exemple.
J'ai fait éliminer la grosse majorité de ceux qui ne pensent pas comme cela. Ceux qui n'étaient pas contents, ou qui soutenaient des courants de pensée pouvant mener au mécontentement – comme les religions – sont quelque part dans les fosses communes de l'est. Ceux qui sont encore en vie aujourd'hui, les quelques 200,000,000 de personnes sous mes ordres, seraient globalement heureux de vivre si leur dirigeant n'était pas un connard sans cœur qui les menace sans arrêt. En gros, mon règne, c'est ton rêve entouré d'une épaisse croûte de sadisme et de fachisme.
C'est là que tu interviens avec ton groupe. Tu viens les libérer. De moi. Tu viens enlever la croûte. Ils vont t'accueillir en sauveur, et si tu la joue cool ils t'éliront à l'unanimité moins 0,001% des voix lors de la première élection mondiale.
J'ai déjà fait éliminer mes chefs de la police, secrète ou non. Tous ceux qui avaient été placés à la tête des forces de l'ordre pour oppresser le peuple sont hors d'état de nuire, il ne reste que moi et deux ou trois déserteurs chanceux. Ca te facilite le boulot, non? Ce n'est pas la première fois que j'aide ton groupe... J'ai permis que vous surviviez quand tous vos concurrents, plus agressifs et moins agréables, étaient réduits en charpie. J'ai permis que vous recrutiez et que votre groupe grandisse. J'ai permis que vous voliez des armes dans des réserves laissées exprès sans surveillance. J'ai permis que vous trouviez le plan des garnisons et de mon palais pour mieux les infiltrer ce soir. Bon sang, la seule chose que je n'ai pas faite c'est vous ouvrir la grande porte en bas en vous présentant ma propre tête sur un coussin.
Ferme ta bouche, les mouches vont y entrer. Et repointe ton pistolet sur moi, c'est pas sérieux.

« Mais alors... Vous avez fait tout ça pour... Pour mourir? C'est idiot... »

Non, j'ai fait ça pour que l'humanité survive, arrête de souffrir, et soit moins conne. Qu'elle soit heureuse sans être une imbécile heureuse en somme. Normalement, là, c'est bien parti.
Et puis je l'admet volontiers, ces vingt dernières années ont été follement amusantes et diablement agréables pour moi. Après tout j'ai été – et je suis encore maintenant, officiellement au moins – Maître du Monde!
Maintenant il ne reste qu'un point de détail à régler.

« ...? »

Quand tu annoncera à la télévision que tu viens de libérer le monde de son méchant et abominable tyran, il te faudra montrer ma tête au peuple. Tu devras présenter une image de fier conquérant libérateur, non?
Alors on va faire ça comment? Tu vas me décapiter, me pendre, me fusiller? J'ai toujours eu envie de savoir l'effet que faisait la chaise électrique, mais si tu voulais me faire plaisir et prendre un peu de temps j'aimerais être éjecté de la station orbitale terrestre jusque dans le vide spatial...



Fin du Maître du Monde. Et début d'un nouveau règne.

Allez, faites-vous plaisir et imaginez que c'est vous, cher lecteur, qui venez de retirer le Monde de mes doigts froids et morts...

[5]


[1] Frankenstein, de Marie Shelley, avait déjà comme sous-titre « Le Prométhée moderne ». Donc on nous traitait de Prométhées modernes modernes. Ridicule, non?
[2] Les bactéries ne sont pas considérées comme des animaux. En tout cas plus maintenant. C'est un règne entier du vivant, au même titre que les animaux et les végétaux. Et les champignons. Et certains unicellulaires eucaryotes. En fait c'est même deux règnes différents : les Archaebactéries et les Eubactéries. Là on parle d'Eubactéries, même si ça importe peu. Tout ça pour dire que ce sont des êtres génétiquement modifiés, donc des mutants. Et si on les considérait comme des animaux, alors... On pourrait dire que j'ai conqui le monde à l'aide d'animaux mutants. Ca compte, Vinz?
[3] C'est pour cela que je n'ai pas pris un chat comme exemple, parce qu'il n'y a pas moyen d'en être maître.
[4] Comme la grenouille dans l'eau chaude. Si on fait bouillir d'un coup la grenouille saute et s'enfuit, mais si on fait monter la température lentement elle ne remarquera rien et se laissera cuir. Pourquoi voudrait-on faire cuir une grenouille dans une casserole d'eau, par contre, je n'ai jamais compris.
[5] Épilogue : en fait si on considère que même après ma défaite et ma capture c'est encore mon plan qui est suivi, je suis resté maître du monde même après ma mort. Sans que personne ne le sache. Classe, non?
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Jérôme

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MessageSujet: Réponse de Jérôme 2. Soyons réalistes.   Mer 5 Mai - 14:09

(Note pour le forum : ceci a été écrit il y a plusieurs mois, j'espère que les liens existent toujours...)


Soyons réalistes.


Bien trop souvent, lorsque l'on parle de conquête du monde, on en arrive au point où on doit inventer des trucs idiots pour faire marcher le plan. Par exemple « contrôler l'esprit des gens », « une société secrète millénaire », un « laser basé sur la Lune capable de rayer Washington de la surface du monde » ou « une armée de robots intelligents mais cependant totalement soumis à ma volonté ». Ou, dans mon cas, du pudding télécommandé, mais je vous expliquerai un autre jour.

Pourquoi ne pas baser un plan de conquête du monde sur des idées réalistes et des choses pré-existantes?

Je vais essayer, juste pour le fun. Et après je commencerai ma conquête du monde avec des loups-garous mutants cyborgs qui pensent que je suis la réincarnation de Hitler.


http://www.cnn.com/2004/US/Central/06/05/bulldozer.rampage/
Laissez-moi résumer pour ceux qui ne lisent pas l'anglais. Un gars était très mécontent que les gens de la mairie l'embêtent et qu'une usine de ciment voisine empiète sur sa propriété. Alors il a pris un bulldozer et l'a modifié. Il a soudé des plaques épaisses de métal dessus, a utilisé le ciment de l'usine qui le faisait voir rouge (pour être ironique) pour faire une carapace-sandwich de béton et de tôle, et a juste laissé une ouverture pour y entrer et des meurtrières pour tirer avec ses fusils.
Puis il est monté dedans et a rasé la moitié de sa ville (en commençant par l'usine de ciment) sans que quiconque puisse faire quoi que ce soit, vu que leur ennemi était totalement protégé par un bon sang de bulldotank.
Il a finalement coincé son bulldotank dans un creux et a préféré se donner la mort, mais si les ouvriers municipaux réparaient de temps en temps les routes (foutus nids de poules) il serait encore en ce moment en train de bulldozer son chemin à travers le grand ouest sauvage.


Next.
http://www.dailymail.co.uk/news/article-1156265/Radioactive-paedophile-suspect-run-skipping-court.html
Je résume encore (c'est dingue comme il arrive très peu d'évènements intéressants en francophonie).
Un professeur-principal (selon les versions) pédophile s'est échappé tandis qu'il était transféré par la police dans un autre endroit. Sans doute que les britanniques aiment bien parader leurs pédophiles, ou je ne sais pas. Je ne comprend pas trop la loi anglaise. Bref.
Forcément quand un pédophile s'échappe on lance un avis de recherche. Mais là, le problème, c'est que le gars qui a lancé cet avis de recherche s'est senti obligé de rajouter un truc...
« Attention, cet homme est potentiellement un risque pour la santé. Il est radioactif. »
Oui, voilà. Parce que juste pédophile c'est pas assez effrayant, il faut aussi qu'il soit capable de générer des tumeurs dans les petits corps infantiles qu'il convoite.
Voyez-vous ce prof a été victime d'une petite erreur de dosage dans une radiothérapie qu'il a suivi pour guérir un cancer (je viens de me dire un truc : s'il avait déjà un risque d'avoir des cancers quand il n'était pas radioactif, maintenant qu'est-ce que ça doit être...). En gros sa thyroïde est radioactive à tel point qu'il en est dangereux pour les autres, maintenant.
Le Prof Principal Pédophile Potentiellement Pathogène...


Tant qu'on est dans le radioactif, tiens.
http://io9.com/5292744/radioactive-wasps-swarm-out-of-former-nuclear-test-site
Le projet Manhattan, qui a donné à l'Amérique ses premières bombes atomiques et au Japon son premier traumatisme national (et pourtant ces gens ont inventé le tentacle-porn-hentai, et je ne vous passe pas d'URL), a aussi donné à l'Amérique ses premiers locaux contaminés aux déchets radioactifs. L'une des installations utilisées pour raffiner le matériel fissile avait été condamnée et décontaminée avant d'être rasée. Ou du moins on le pensait, mais apparemment quand on a vérifié plus tard on s'est rendu compte que le site était toujours vachement plus radioactif que ce que le vérificateur aurait aimé (il ne quitte plus dorénavant sa combinaison antiradiation, le pauvre. Même sous la douche. Non, pardon, c'était une blague, j'essaye de garder ce texte 100% véridique.)
Ce qu'on a aussi trouvé sur ce site, à part assez de radioactivité pour transformer Tom Cruise en orang-outang en quelques jours, c'était des nids de guêpes. Vides.
« Bien sûr » me répondrez-vous, « ces pauvres insectes sont morts irradiés. »
Je vous répondrais trois choses :
1. ce n'est pas poli d'interrompre un génie du mal pendant qu'il vous expose les prémisses de sa conquête du monde. Ce n'est pas très très prudent non plus, je sais où larguer votre corps pour que tout le monde pense à un suicide. ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Aokigahara )
2. Plaf, je sais très bien que tu fais semblant, tu génocides les insectes à grands coups de raquette.
3. Non, elles ne sont pas mortes. Aucun cadavre aux environs, seulement des signes de migrations.

Oui, ces guêpes ont non seulement survécu, mais sont aussi très sûrement radioactives (au minimum autant qu'un pédophile) et sont... Bah... On ne sait pas où. Elles peuvent être n'importe où en fait. Vous voyez cette guêpe sur le rebord de la fenêtre? Ca pourrait en être une.
Sortez votre compteur Geiger à tout hasard.



http://www.dailymail.co.uk/news/worldnews/article-1180052/Karta-ingenious-orangutan-escaped-cage-short-circuiting-electric-fence-stick.html
En parlant d'orang-outang. On verra plus tard pour Tom Cruise.
Cet animal totalement non-radioactif, Karta (oubliez la partie avec le siffleur simien en bas), a un jour décidé de s'enfuir de son enclos au zoo d'Adélaïde. Au lieu de sortir son flingue et de prendre un balayeur en otage (comme je lui avais conseillé), il a patiemment observé les gardiens de zoo pendant quelques jours (certains avaient remarqué que Karta se comportait bizarrement). Quand son plan a été prêt il a juste attendu que les environs soient déserts et a court-circuité le grillage électrique avant de fabriquer une échelle de fortune pour escalader les remparts de béton qui le séparaient de l'extérieur.
Notez bien que ce singe n'a pas été rattrapé (malgré l'évacuation totale du zoo). Il a juste décidé que l'extérieur n'était pas assez bien pour lui et est rentré gentiment dans son enclos.
Mais je le soupçonne d'être capable de forcer la serrure de la sortie du zoo s'il le désire. Avant de pénétrer nuitamment par effraction dans une voiture, de croiser les câbles, de la démarrer et de conduire jusqu'à la plus proche boîte de nuit pour s'éclater jusqu'à cinq heures du matin et laisser la note au nom du zoo.


http://www.youtube.com/watch?v=Ybp_TcKA5c0&feature=player_embedded
Voici un railgun, fait maison. Qu'est-ce qu'un railgun? Une sorte de mass-driver. Oui, là je me moque gentiment de vous.
Un railgun est grosso modo une arme à projectile de science-fiction. Une technologie primitive, sans doute, me direz-vous, comparé à un laser. En plus des armes à projectiles, hein... Les catapultes, les pistolets, les lance-pierres en sont. Sauf que là le projectile n'est pas lancé à la force du bras, ou par une force élastique ni même par une vulgaire explosion. Le projectile est accéléré à une vitesse phénoménale par des champs magnétiques.
Juste pour vous donner une idée la NASA caresse le projet d'envoyer des cargaisons sans passager dans l'espace (en orbite) grâce à ça. (Dans ce cas on parle de mass-driver si je ne me trompe.) Notez bien, il faut pour cela atteindre une vitesse de 40,000km/heure au niveau du sol, instantanément (car une fois en vol il n'y a plus de poussée ni d'accélération, le projectile est livré à lui-même). Les fusées spatiales sont beaucoup moins rapides, d'une part pour éviter que les astronautes ne soient réduits à l'état de bouillie graisseuse au fond du cockpit, et d'autre part parce qu'elles subissent une accélération continue tout au long du vol.
En principe un railgun de taille modeste, genre mitrailleuse, pourrait envoyer un projectile de la taille d'une balle à une vitesse de Mach15 (contre Mach0,8 pour une arme « normale »). Si vous vous faites toucher par ça à la jambe vous vous retrouvez au sol cent mètre plus loin avant de vous rendre compte que vous êtes mort (et votre pied est sûrement dans une autre ville).
En principe encore (l'armée refuse de répondre à mes coups de téléphone depuis que je leur ai posé des questions sur la valise nucléaire), un railgun tirant des projectiles de la taille d'une canette de Coca pourrait faire s'effondrer un immeuble, si on vise bien.
J'ai vu une fois un railgun tirer sur un bus (dans une décharge, je ne parle pas du film « L'effaceur » avec Schwarzenegger), eh bien ça a fait un sacré trou au niveau du moteur (de quoi rendre un lance-roquette jaloux). Et là encore il s'agissait d'un railgun construit par un amateur.
Oubliez le laser. Si vous voulez creuser un trou dans quelque chose (quelqu'un?), choisissez plutôt un système économique en énergie et qui ne prend pas vingt minutes.



Voilà, avec ceci mon plan de conquête du monde peut déjà aller loin.

Préparez-vous à voir, dans un avenir proche, les masses humaines fuir en hurlant de terreur abjecte mes hordes de pédophiles radioactifs au volant de bulldotanks, rasant tout sur leur passage et ne faisant pas de prisonnier (de plus de 12 ans) et exterminant les blessés avec les railguns fait-maison sortant des meurtrières.
Aucun endroit ne sera sûr, chaque bunker, chaque abris soit-disant sûr sera envahi par mes troupes surentraînées d'orang-outangs ouvreurs de portes et perceurs de coffres qui jetteront sur les réfugiés des essaims de guêpes radioactives énervées!

Permettez-moi donc de dire...





MOUAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA!!!!
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Orlamonde

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MessageSujet: Re: Piratage du sujet : les réponses!   Dim 9 Mai - 18:52

Ah le plaisir de s'assoir bien au fond de son fauteuil et de se faire happer par une nouvelle réponse ...

Bravo Jérôme, j'ai trouvé ton texte diabolique et très très prenant...
Quand à ta 2ème réponse basée sur des faits divers, elle m'a beaucoup amusée aussi.

Je ne sais pas si quelqu'un d'autre va poster une réponse ici, car j'ai bien l'impression que tu as été le seul à oser t'atteler à cette tâche.
Peut-être que Vinz boude du coup ? Ou alors il se planque parce qu'il n'a rien écrit non plus ? Allez Vinz, reviens !
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Jérôme

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MessageSujet: Re: Piratage du sujet : les réponses!   Lun 10 Mai - 16:59

L'on est heureux de pouvoir (as)servir.

Allez, ne soyez pas timides et comparez vos plans (déguisés, donc maquillés-véliques) aux miens!
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MessageSujet: Re: Piratage du sujet : les réponses!   Mar 11 Mai - 18:59

sehr interessant deine Antwort Herr JerJerBirk !

comment tu fais pour trouver des articles de faits divers tordus comme ca ? c'est des recherches google qui t'ont mené à ces petites trouvailles ?

le coup des guêpes radioactives ferait un très bon scénario de film d'horreur
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MessageSujet: Re: Piratage du sujet : les réponses!   Mer 12 Mai - 0:01

Secret de fabrication, très cher. Disons juste que si nous étions dans une série télévisée américaine, on aurait pu m'entendre m'exclamer "Mouahahahaha!" juste après chaque (mé)fait divers.

A chaque jour suffit son plan diabolique. Leur somme m'ouvrira les portes de la domination mondiale...
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Nouni

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MessageSujet: Re: Piratage du sujet : les réponses!   Mer 12 Mai - 0:30

J'attends de voir tes (mé)faits d'été aussi...
[voilà, celle là elle est faite]

Nous contrôlons les horizontales et les verticales, n'essayez donc pas de régler votre téléviseur...
[private joke]
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MessageSujet: Re: Piratage du sujet : les réponses!   Lun 17 Jan - 11:15

Toujours pas de réponses pour ce sujet ?
Mais que fait la police ?
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MessageSujet: Re: Piratage du sujet : les réponses!   Mar 18 Jan - 17:01

Bah je l'ai faite fusiller...
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MessageSujet: Re: Piratage du sujet : les réponses!   Sam 22 Jan - 18:27

La peau lisse est maintenant grêlée ??
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MessageSujet: Re: Piratage du sujet : les réponses!   Lun 24 Jan - 13:13

Disons que les uniformes qu'ils ont laissé à leurs remplaçants étaient bien aérés, parfait pour l'été chaud qui s'annonce.
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MessageSujet: Re: Piratage du sujet : les réponses!   Lun 24 Jan - 13:20

C'est des vêtements climatiques alors !
Des vêtements thermo-intelligents ?
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MessageSujet: Re: Piratage du sujet : les réponses!   Lun 24 Jan - 13:55

Non, des vêtements gruyèro-inspirés.
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MessageSujet: Re: Piratage du sujet : les réponses!   Lun 24 Jan - 14:15

C'est à la mode pour les gardes suisses je crois !
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MessageSujet: Re: Piratage du sujet : les réponses!   

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