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 Amy - Sujet 15 - Le petit chaperon rouge - texte d'Orlamonde

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derzia

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MessageSujet: Amy - Sujet 15 - Le petit chaperon rouge - texte d'Orlamonde   Jeu 22 Juil - 13:10

La version originale de Orlamonde:

Le petit chaperon rouge


Il était une fois dans un petit village une famille nombreuse qui vivait très heureuse. La maman avait huit enfants. Pour ne pas les perdre, elle avait cousu à chacun un bonnet rouge. La quatrième fille était de loin la plus aimable et la plus dodue. A cause de son couvre-chef, tout le monde dans le village l’avait baptisée « le petit chaperon rouge ». Le petit chaperon rouge aimait cuisiner, chanter et surtout aller à l’école. Parfois elle partait en vacances chez sa grand-mère Marie George qui lui apprenait la couture. Aux prochaines vacances le petit chaperon rouge demanderait à celle-ci de lui montrer comment fabriquer un joli drapeau tricolore.

Mais un dimanche sa mère l’appela et lui dit :

« Mon petit chaperon rouge, ta grand-mère est bien malade, elle a dégringolé dans les sondages et depuis elle a du mal à tenir debout. Peux-tu aller lui apporter ce saucisson et ce vin rouge, qui j’espère la ravigoteront. Mais prends garde à toi et surtout fais bien attention à ne pas te perdre !
- D’accord mère, c’est promis je serai très sage,. »

Et notre brave chaperon rouge se mit en route vers le village de Mère-Grand. Arrivée aux abords d’une clairière elle observa cette drôle de scène :
Un tout petit loup pétaradait sur son scooter flambant neuf. A chaque fois qu’il croisait un animal, il effectuait des cercles concentriques autour de lui tout en exigeant à l’aide d’un haut parleur de voir ses papiers :
« Vous les lapins gris, ce n’est pas votre territoire, fichez-moi le camp d’ici. Quand à toi l’écureuil, tu n’as rien à faire là, retourne sur ton arbre. Et toi le cerf, as-tu un laisser passer ? Les lapins gris, j’ai dit de ce côté ! Non mais
c’est pas possible, je me débarrasserai de cette racaille !… »
Le petit chaperon rouge observa avec amusement ce petit manège. Les mimiques du loup et ses gesticulations lui donnaient un côté presque comique… Cependant le regard apeuré et tourmenté des animaux la firent bientôt culpabiliser. Elle du réprimer son envie de faire demi-tour car, pour aller chez sa grand-mère, elle devait impérativement passer par cette clairière.
« Contrôle d’identité ! hurla le loup.
Le chaperon lui montra sa carte d’identité.
- Oh mais c’est que tu es une petite fille bien de chez nous,
toi ! dit le loup, brusquement radouci.
Pour rassurer la fillette, il entreprit de descendre de son scooter mais il fut forcer de constater qu’il était plus petit que l’enfant. Il sortit alors de sa poche un tabouret dépliant sur lequel il se percha afin de pouvoir la toiser de haut :
- Où vas-tu donc mon enfant ? demanda t-il d’une voix doucereuse.
- Je vais chez ma grand-mère.
- Que c’est mignon ! De si grand matin ! Et pourquoi,
si ce n’est point trop indiscret ?
- Qui va voir sa mère-grand conquiert la bravitude !
répliqua la fillette, inspirée.
- Et que lui apportes-tu donc dans ce petit sac hermès ?
- Je lui apporte du saucisson et un litron de vin.
- Je te propose une course mon enfant. Tu passeras par ce
sentier à gauche et moi par ce chemin à droite et on verra qui de nous deux
arrivera le premier chez ta gentille grand-maman.
- Mais pourquoi nous séparer ? lui demanda le chaperon
rouge. Ne pourrions nous pas y aller ensemble ?
- Ne te fais pas de soucis mon enfant, il s’agit d’une rupture
tranquille : je te quitte pour mieux te retrouver ! dit mielleusement
le loup en se léchant les babines. »

Ainsi fut dit. Le petit chaperon rouge se mit à courir en vue de gagner la course mais guère longtemps. Car au bord du sentier poussaient de jolies roses. Elle décida de les cueillir histoire d’offrir un joli bouquet à sa grand-mère chérie. Tout en les ramassant elle récitait gaiement des poèmes de Victor Hugo et la course avec le loup fût totalement oubliée.
Elle était si affairée qu’elle s’éloigna bientôt de son chemin initial. Il lui fallut un certain temps pour réaliser qu’elle était complètement perdue.

Le petite chaperon rouge demanda alors de l’aide aux animaux de la forêt :
« Bonjour la biche, saurais-tu m’indiquer la direction pour aller chez ma grand-mère ?
- Je crois que c’est par ici lui montra la biche d’un gracile hochement de tête.
- Non ne l’écoute pas, c’est par ici ! grogna le sanglier qui passait par là.
- Moi je pense que c’est plutôt par là, s’écria un petit lapin
gris en montrant de l’oreille une troisième direction.
- Je veux bien tous vous croire mes amis, c’est vous qui décidez. Mais comment me partager en trois ? gémit le pauvre petit chaperon rouge.
- Non mais ça ne va pas la tête ? lui demanda un oiseau qui se posa sur son épaule. Tu ne peux pas adhérer aux idées de chacun en même temps !
- Ah bon ? répondit la petite fille à l’oiseau. Alors organisons un grand débat participatif et votons pour la direction à prendre. Je réunirai tous les animaux de la forêt et nous…AÏE ! »
(Le petit oiseau venait de lui enfoncer son bec dans l’épaule, histoire de la faire taire)
- Voyons petit chaperon, ne sois pas trop crédule. Tous ces animaux connaissent-ils réellement la maison de ton aïeule ? Pose-leur une question précise, tu y verras plus clair.
- D’accord…Que pensez vous de l’adhésion de la Turquie à la communauté européenne ?
Le petit oiseau lui mordit à nouveau l’épaule.
- Ouille ! … De quelle couleur sont les volets de la maison de ma grand-mère ?
(Voilà qui est mieux ! lui souffla l’oiseau à l’oreille.)
- Heu…bredouillèrent les trois animaux.
Déçue, la pauvre petite fondit en larmes.
L’oiseau perché à l’oreille du petit chaperon rouge eut pitié d’elle et lui dit :
- Suis-moi petit chaperon, je vais te mener à la maison de ta grand-mère, la maison aux volets rouges. »
Alors la petite fille suivit l’oiseau, tantôt à droite, tantôt à gauche, il volait à
vive allure, si bien que la fillette trop occupée à le regarder ne remarqua pas
qu’elle perdait au cours du chemin toutes les roses de son bouquet.

Pendant ce temps le loup courut le plus vite qu’il pût pour arriver le premier chez la grand-mère.
Il toqua à la porte :
« Qui est-ce ? cria la grand-mère, un peu sourde d’oreille.
- Je suis le petit chaperon rouge, répondit le loup, je viens te rendre visite et je t’apporte quelques friandises.
- HEIN ? brailla la grand-mère.
- Je suis ta petite fille, je t’apporte du bon vin et du saucisson.
- Non merci, je ne prendrai pas de calendriers cette année.
- MAIS C’EST MOI LE PETIT CHAPERON ROUGE ! cria le loup, exaspéré.
- Ah bonjour ma chérie. Tu aurais pu le dire plus tôt. Pour entrer, tire la jarretière et la barbichette cherra.
Le loup tire la chevillette et la porte s’ouvrit. D’un air vainqueur, il s’approcha de la grand-mère et la dévora en une seule bouchée. Cela faisait longtemps qu’il ne s’était pas autant régalé. Puis il mit le bonnet de nuit et la chemise de la vieille dame, s’installa dans son lit et entama la lecture de Voici.

Quelques temps plus tard, la fillette arriva à la maison de sa grand-mère. Elle remercia l’oiseau pour son aide et poussa la porte, restée entrouverte. Il faisait bien sombre dans la maison de grand-mère et il y avait comme une odeur de fumée. Le chaperon rouge posa les fleurs et le panier sur le buffet avant de s’approcher de son aïeule :

« Bonjour mamie, comment vas-tu ? demanda t-elle, très inquiète.
- Très bien. répondit le loup.
- Comme tu as une grosse voix, grand-mère !
- C’est pour que tu me comprennes mieux.
- Comme tu as de gros yeux !
- C’est pour mieux te surveiller.
- Comme tu as de grandes oreilles !
- C’est pour mieux t’écouter.
- Comme tu as de grandes mains !
- C’est pour mieux t’attraper, ma belle.
- Et surtout comme tu as une grande bouche !
- C’est pour mieux te manger !

Et le loup sortit de son lit, prêt à dévorer la petite fille…
- STOP ! Rien ne se fera sans moi.
Un troisième homme venait de faire irruption dans la maison, un fusil dans la main droite, une mandarine dans la main gauche.
Il se posta au centre de la pièce et se mit à viser tour à tour le petit chaperon et le loup.
- Chasseur, comme je suis contente de te voir, tu viens pour me sauver, n’est-ce pas ? s’écria la fillette, toute heureuse.
- Heu…répondit le chasseur, indécis.
- Voyons très cher chasseur, déclara le loup, tu sais très bien que nous jouons dans la même équipe toi et moi ! Mais j’étais ici avant.
Faisons un accord : tu me laisses le champs libre sur ce terrain et je te
rendrai la chandelle sur une autre circonscription.
- Heu …
- Enfin, dit le fillette, je ne comprends pas. Tu es un chasseur, n’es-tu pas censé tuer le loup ?
- Heu, mais..(le chasseur, visiblement embarrassé, continuait de pointer son fusil tantôt à gauche tantôt à droite)
- Oui c’est un chasseur expliqua le loup à la fillette. Et nous avons toujours appartenu à la même famille ! Je suis un chasseur moi aussi, mais un chasseur d’enfants.
- Heu, oui. Tu comprendras ma petite que dans ces conditions.. heu... je ne peux pas le tuer… expliqua le chasseur, l’air penaud.
- Mais en ne faisant rien, tu choisis le loup ! s’écria la fillette. Il va me dévorer aussitôt que tu ne seras plus là !
- Qué ba calé bédé dé sé n'ana…. grommela le chasseur qui fit lentement demi-tour avant de franchir la porte. »



MORALITÉ

Au moment de choisir
Tâchez de vous souvenir
Notre chasseur à mandarine
Vous roule dans la farine :
Du loup, il a toujours été l’allié
De lois en lois, années après années…
Quand au chaperon rouge
Si personne ne se bouge
Elle finira dans les oubliettes,
Le loup à notre tête.
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derzia

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MessageSujet: Re: Amy - Sujet 15 - Le petit chaperon rouge - texte d'Orlamonde   Jeu 22 Juil - 13:11

La réponse de Amy:

Il était une fois dans un petit village une famille nombreuse qui vivait très heureuse. La maman avait huit enfants. Pour ne pas les perdre, elle avait cousu à chacun un bonnet rouge. La quatrième fille était de loin la plus aimable et la plus dodue. A cause de son couvre-chef, tout le monde dans le village l’avait baptisée « le petit chaperon rouge ». Le petit chaperon rouge aimait cuisiner, chanter et surtout aller à l’école. Parfois elle partait en vacances chez sa grand-mère Marie George qui lui apprenait la couture. Aux prochaines vacances le petit chaperon rouge demanderait à celle-ci de lui montrer comment fabriquer un joli drapeau tricolore.

Mais un dimanche sa mère l’appela et lui dit :

« Mon petit chaperon rouge, ta grand-mère est bien malade, elle a dégringolé dans les sondages et depuis elle a du mal à tenir debout. Peux-tu aller lui apporter ce saucisson et ce vin rouge, qui j’espère la ravigoteront. Mais prends garde à toi et surtout fais bien attention à ne pas te perdre !
- D’accord mère, c’est promis je serai très sage,. »

Et notre brave chaperon rouge se mit en route vers le village de Mère-Grand. Arrivée aux abords d’une clairière elle observa cette drôle de scène :
Un tout petit loup pétaradait sur son scooter flambant neuf. A chaque fois qu’il croisait un animal, il effectuait des cercles concentriques autour de lui tout en exigeant à l’aide d’un haut parleur de voir ses papiers :
« Vous les lapins gris, ce n’est pas votre territoire, fichez-moi le camp d’ici. Quand à toi l’écureuil, tu n’as rien à faire là, retourne sur ton arbre. Et toi le cerf, as-tu un laisser passer ? Les lapins gris, j’ai dit de ce côté ! Non mais
c’est pas possible, je me débarrasserai de cette racaille !… »
Le petit chaperon rouge observa avec amusement ce petit manège. Les mimiques du loup et ses gesticulations lui donnaient un côté presque comique… Cependant le regard apeuré et tourmenté des animaux la firent bientôt culpabiliser. Elle du réprimer son envie de faire demi-tour car, pour aller chez sa grand-mère, elle devait impérativement passer par cette clairière.
« Contrôle d’identité ! hurla le loup.
Le chaperon lui montra sa carte d’identité.
- Oh mais c’est que tu es une petite fille bien de chez nous,
toi ! dit le loup, brusquement radouci.
Pour rassurer la fillette, il entreprit de descendre de son scooter mais il fut forcer de constater qu’il était plus petit que l’enfant. Il sortit alors de sa poche un tabouret dépliant sur lequel il se percha afin de pouvoir la toiser de haut :
- Où vas-tu donc mon enfant ? demanda t-il d’une voix doucereuse.
- Je vais chez ma grand-mère.
- Que c’est mignon ! De si grand matin ! Et pourquoi,
si ce n’est point trop indiscret ?
- Qui va voir sa mère-grand conquiert la bravitude !
répliqua la fillette, inspirée.
- Et que lui apportes-tu donc dans ce petit sac hermès ?
- Je lui apporte du saucisson et un litron de vin.
- Je te propose une course mon enfant. Tu passeras par ce
sentier à gauche et moi par ce chemin à droite et on verra qui de nous deux
arrivera le premier chez ta gentille grand-maman.
- Mais pourquoi nous séparer ? lui demanda le chaperon
rouge. Ne pourrions nous pas y aller ensemble ?
- Ne te fais pas de soucis mon enfant, il s’agit d’une rupture
tranquille : je te quitte pour mieux te retrouver ! dit mielleusement
le loup en se léchant les babines. »

Ainsi fut dit. Le petit chaperon rouge se mit à courir en vue de gagner la course mais guère longtemps. Car au bord du sentier poussaient de jolies roses. Elle décida de les cueillir histoire d’offrir un joli bouquet à sa grand-mère chérie. Tout en les ramassant elle récitait gaiement des poèmes de Victor Hugo et la course avec le loup fût totalement oubliée.
Elle était si affairée qu’elle s’éloigna bientôt de son chemin initial. Il lui fallut un certain temps pour réaliser qu’elle était complètement perdue.

Le petite chaperon rouge demanda alors de l’aide aux animaux de la forêt :
« Bonjour la biche, saurais-tu m’indiquer la direction pour aller chez ma grand-mère ?
- Je crois que c’est par ici lui montra la biche d’un gracile hochement de tête.
- Non ne l’écoute pas, c’est par ici ! grogna le sanglier qui passait par là.
- Moi je pense que c’est plutôt par là, s’écria un petit lapin
gris en montrant de l’oreille une troisième direction.
- Je veux bien tous vous croire mes amis, c’est vous qui décidez. Mais comment me partager en trois ? gémit le pauvre petit chaperon rouge.
- Non mais ça ne va pas la tête ? lui demanda un oiseau qui se posa sur son épaule. Tu ne peux pas adhérer aux idées de chacun en même temps !
- Ah bon ? répondit la petite fille à l’oiseau. Alors organisons un grand débat participatif et votons pour la direction à prendre. Je réunirai tous les animaux de la forêt et nous…AÏE ! »
(Le petit oiseau venait de lui enfoncer son bec dans l’épaule, histoire de la faire taire)
- Voyons petit chaperon, ne sois pas trop crédule. Tous ces animaux connaissent-ils réellement la maison de ton aïeule ? Pose-leur une question précise, tu y verras plus clair.
- D’accord…Que pensez vous de l’adhésion de la Turquie à la communauté européenne ?
Le petit oiseau lui mordit à nouveau l’épaule.
- Ouille ! … De quelle couleur sont les volets de la maison de ma grand-mère ?
(Voilà qui est mieux ! lui souffla l’oiseau à l’oreille.)
- Heu…bredouillèrent les trois animaux.
Déçue, la pauvre petite fondit en larmes.
L’oiseau perché à l’oreille du petit chaperon rouge eut pitié d’elle et lui dit :
- Suis-moi petit chaperon, je vais te mener à la maison de ta grand-mère, la maison aux volets rouges. »
Alors la petite fille suivit l’oiseau, tantôt à droite, tantôt à gauche, il volait à
vive allure, si bien que la fillette trop occupée à le regarder ne remarqua pas
qu’elle perdait au cours du chemin toutes les roses de son bouquet.

Pendant ce temps le loup courut le plus vite qu’il pût pour arriver le premier chez la grand-mère.
Il toqua à la porte :
« Qui est-ce ? cria la grand-mère, un peu sourde d’oreille.
- Je suis le petit chaperon rouge, répondit le loup, je viens te rendre visite et je t’apporte quelques friandises.
- HEIN ? brailla la grand-mère.
- Je suis ta petite fille, je t’apporte du bon vin et du saucisson.
- Non merci, je ne prendrai pas de calendriers cette année.
- MAIS C’EST MOI LE PETIT CHAPERON ROUGE ! cria le loup, exaspéré.
- Ah bonjour ma chérie. Tu aurais pu le dire plus tôt. Pour entrer, tire la jarretière et la barbichette cherra.
Le loup tire la chevillette et la porte s’ouvrit. D’un air vainqueur, il s’approcha de la grand-mère et la dévora en une seule bouchée. Cela faisait longtemps qu’il ne s’était pas autant régalé. Puis il mit le bonnet de nuit et la chemise de la vieille dame, s’installa dans son lit et entama la lecture de Voici.

Quelques temps plus tard, la fillette arriva à la maison de sa grand-mère. Elle remercia l’oiseau pour son aide et poussa la porte, restée entrouverte. Il faisait bien sombre dans la maison de grand-mère et il y avait comme une odeur de fumée. Le chaperon rouge posa les fleurs et le panier sur le buffet avant de s’approcher de son aïeule :

« Bonjour mamie, comment vas-tu ? demanda t-elle, très inquiète.
- Très bien. répondit le loup.
- Comme tu as une grosse voix, grand-mère !
- C’est pour que tu me comprennes mieux.
- Comme tu as de gros yeux !
- C’est pour mieux te surveiller.
- Comme tu as de grandes oreilles !
- C’est pour mieux t’écouter.
- Comme tu as de grandes mains !
- C’est pour mieux t’attraper, ma belle.
- Et surtout comme tu as une grande bouche !
- C’est pour mieux te manger !

Et le loup sortit de son lit, prêt à dévorer la petite fille…
- STOP ! Rien ne se fera sans moi.
Un troisième homme venait de faire irruption dans la maison, un fusil dans la main droite, une mandarine dans la main gauche
une sacoche sur l'épaule et une casquette sur la tête.
Il se posta au centre de la pièce et se mit à viser tour à tour le petit chaperon et le loup.
- Chasseur
Facteur, comme je suis contente de te voir, tu viens pour me sauver, n’est-ce pas ? s’écria la fillette, toute heureuse.
- Heu...
Oui, répondit le chasseur, indécis avec résignation.
- Voyons très cher chasseur
facteur, déclara le loup, tu sais très bien que vous êtes concurrents elle et toi. Puis tu ne me fais pas peur avec ta petite sacoche.

- Tu devrais pourtant avoir peur de moi, répondit le jeune employé des Postes. Ce n'est certes pas la plus blanche des brebis et elle est bien brave, mais elle devrait faire bien moins de dégâts que toi dans notre belle contrée.

Sur ces paroles, le facteur ouvrit sa sacoche, faisant face au loup, qui fut noyé sous une marée de courrier adressé au bureau des réclamations de rien de tel.



Le facteur fit un clin d'œil au chaperon rouge qui se jeta à son cou en lui promettant une coalition.



MORALITE

Heureusement pour le petit chaperon rouge que la poste n'était pas en grève ce jour-là, dans cette histoire-là...


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Jérôme

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MessageSujet: Re: Amy - Sujet 15 - Le petit chaperon rouge - texte d'Orlamonde   Mer 4 Aoû - 14:44

Je suis toujours mal à l'aise quand on mélange conte pour enfants et politique...

Mais heureusement je me suis rendu compte, à la fin, qu'en fait c'était de la science-fiction (un postier pas en grève? Aaaaah, on est dans Star Trek...).


(J'ajoute que dans le jardin de Mère-Grand se trouve un nain en céramique, arborant fièrement un bonnet rouge de chez rouge et une barbe très fournie. Il est nettoyé vigoureusement chaque jour par la femme de ménage qui crie à chaque fois "on t'exploite, on te polit".)
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MessageSujet: Re: Amy - Sujet 15 - Le petit chaperon rouge - texte d'Orlamonde   Mer 4 Aoû - 19:54

Oh !

Je suis toute fière que mon conte ait été repris par Amy...d'ailleurs j'aurais bien aimé que l'histoire se termine ainsi.
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Amy

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MessageSujet: Re: Amy - Sujet 15 - Le petit chaperon rouge - texte d'Orlamonde   Jeu 5 Aoû - 11:08

Ouais. Moi aussi...
Qu'il est doux de rêver. Qu'il est dur le retour à la réalité !
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MessageSujet: Re: Amy - Sujet 15 - Le petit chaperon rouge - texte d'Orlamonde   

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Amy - Sujet 15 - Le petit chaperon rouge - texte d'Orlamonde
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