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 Nouni - Sujet 14 - Kaamnésie - texte de Jérôme

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derzia

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MessageSujet: Nouni - Sujet 14 - Kaamnésie - texte de Jérôme   Mar 28 Sep - 20:15

La version originale écrite par Jérôme:

Kaamnésiee

Deux hommes sont attablés dans une taverne. Sur la table entre eux se trouvent plusieurs pains, des saucissons, des fromages, des œufs durs et surtout des chopines de bières. La plupart vides, deux à moitié pleines. Tout en discutant ils font ripaille.
Le premier, qui va raconter sa journée, est tout de bleu vêtu. Il n’est pas très étoffé et ses longs cheveux sont d’un gris très pâle, presque blancs, malgré son relativement jeune âge. Il a l’air très enthousiaste. Le second est plus en chair, est habillé de rouge et ses cheveux bruns sont coupés au bol. Il a l’air très enthousiaste aussi, mais plus pour la nourriture qu’il a devant lui.
« Alors voilà. Je me retrouve là, paumé au milieu de nulle part. C’est désert. Dans un, euh, un milieu… Agricole. »
« Plein d’eau ? »
« Non, ça c’est ‘rural’. Je veux dire ‘sous la terre’. Agricole, quoi. »
« Ah, oui. »
« Je suis dans ce tunnel, et paf ! Je m’aperçois que je me souviens plus de rien ! Même pas mon nom ! Même pas pourquoi je suis là ! L’angoisse totale. »
« Rien de rien ? Même pas combien font deux et deux ? »
« Si, ça, ça allait. Mais tout le reste : pfouh ! Envolé. Le seul truc dont je me souvenais, c’est que je suis un aventurier. »
« Ah ben comme quoi vous vous souveniez encore de quelque chose… »
« Oui, mais c’est tout. Alors je reste planté là, comme un flan, en attendant que ça me revienne. Mais que pouic, ya rien qui revient. C’est là que je m’aperçois que je porte un sac. »
« Un sac ? »
« Oui, j’ai toujours un sac sur moi. C’est au cas où je trouverais le Saint Graal, mais que j’aie déjà les mains prises. Par exemple si j’ai un sandwich dans une main et une bouteille dans l’autre, ça me ferait mal de devoir laisser le Graal là, au bord du chemin, parce que j’ai pas de main libre ! Alors j’ai toujours un sac. »
« Ah, ouais. Mais si le Graal est une coupe, ou un vase, enfin bref un truc qui peut contenir de l’eau… »
« Ah, comme une pierre incandescente ! »
« C’est pas faux. »
« Ca veut dire ‘qui peut contenir du liquide’, il paraît. »
« Ah, oui. Eh bien vous pouvez toujours verser la bouteille dedans, et porter le sandwich et le Graal. La bouteille c’est pas grave si vous la laissez sur le côté du chemin. Sauf si elle est consignée, là ça peut être chiant. »
« C’est pas con ! C’est pour ça que j’aime bien faire équipe avec vous. On se complète bien. C’est comme si l’un était le cerveau, et l’autre… Euh, eh ben un autre cerveau ! »
« Ou comme si chacun était la moitié du cerveau ? »
« Ouais, c’est ça. Un demi cerveau chacun. On se complète, quoi. »
« Ouais. On est bien tombés, quand même. »
« Ah mais si le Graal ça peut pas contenir de flotte, on fait comment ? »
« Ah ben là il faut le sac. »
« Ouais, je me disais aussi. »
« Alors, le sac ? »
« Oui. Enfin c’est plus une besace, hein, c’est pas un sac à main ! »
« Certes. »
« Bon. Le sac, je le fouille. Et dedans je trouve un tas de trucs. D’abord des petits machins blancs tout rond, comme des petits cailloux mais lisses. »
« Comme des cailloux blancs et lisses, quoi ? »
« Ouais, c’est ça. Mais je savais pas ce que c’était alors je les ai jeté. Même sans mes souvenirs, je sais que j’aime pas m’encombrer de trucs inutiles. Ensuite j’ai trouvé une fiole pleine. Je savais pas ce que c’était, dedans, alors j’ai bu pour voir. C’était bon alors j’en ai repris. »
« Et c’était quoi ? »
« De l’alcool de pommes. J’en emporte souvent au cas où j’ai mal aux chicots. Ca calme la douleur. Mais comme c’était bon j’ai tout bu. »
« Tout ?!? »
« Oh, c’était une petite fiole, hein, un demi verre à tout casser. Comme elle était vide, là, ben j’l’ai jetée aussi. Et là, d’un coup, j’entend un truc qui pousse un grand cri derrière moi. Un rugissement de bête fauve, mais en pire. Alors ni une ni deux j’ai commencé à marcher très vite en fouillant. Parce que même sans souvenir, je sais que j’aime pas me faire bouffer par des trucs avec de grandes dents. »
« Et c’était quoi qui rugissait ? »
« J’y viens, j’y viens. Ensuite je trouve un cure-dent dans le sac. Ca tombait bien, j’avais un morceau de bidoche coincé entre deux canines, je m’en suis servi tout de suite. »
« Et vous l’avez jeté. »
« Non, ça c’était utile ! J’ai remis dans le sac ! »
« Ah, ouais… Saucisson ? »
« Non merci, je préfère le fromage. Eh, patron, remettez-nous deux autres chopines ! »
(Aubergiste) « Ca marche ! »
« Et après ? »
« J’ai trouvé une feuille de papier. Ca avait l’air important alors j’ai passé un quart d’heure à essayer de le lire. »
« Et ? »
« Et j’ai fini par me dire que je savais pas lire, alors je l’ai jeté. »
« Ah ben ouais, totalement. »
« Et c’est pas tout. J’ai trouvé deux gravures. Une qui ressemblait à un chantier, mais dans un endroit bizarre avec des machins étranges partout, en pierre, en métal et en chaipaquoi. La deuxième c’était le mollet d’un type, tout tatoué. »
« Mais c’est quoi ces conneries ? »
« C’est ce que je me suis dit. Alors j’ai jeté. Puis en fouillant un peu j’ai aussi trouvé des clés, tout un trousseau. Mais je voyais rien à ouvrir, alors j’ai jeté. Pareil pour le plan que j’ai trouvé après. Je m’étais pas rendu compte que c’était un plan du labyrinthe souterrain où j’étais… Là, franchement, j’ai merdé. »
« Bah, tout le monde peut se tromper. Tenez, moi, une fois, un vieux m’a donné un indice pour trouver le Graal. Ben j’ai cru qu’il se foutait de ma gueule alors je l’ai envoyé chier, et j’ai pas retenu ce qu’il me disait. »
« Ah, vous aussi ya des vieux qui vous disent des trucs bizarres ? »
« Vous avez pas le monopole. »
« … Non mais là je sais pas ce que ça veut dire… »
« Euh… Que les vieux font chier tout le monde, je crois. Bref, le vieux en fait il venait d’Avalon et il voulait me dire où il se trouvait le Graal. Quand j’en ai parlé au roi, il m’en a voulu, j’vous dis pas. »
« Ouais, pareil pour moi et les clous rouillés. Mais là, pour la carte, ça la fout mal je trouve. Sinon, il restait encore un truc au fond du sac : un flacon avec un produit bizarre dedans. Dessus y’avait un dessin qui représentait une flamme. Je me suis dit ‘Ca, mon vieux, c’est de la crème solaire !’. Alors au cas où je sortirais du sous-sol et qu’il fasse chaud, je m’en suis bien tartiné partout. J’ai tout utilisé. »
« Et vous avez jeté le flacon. »
« Ouais. C’est après que j’ai entendu des pas qui venaient vers moi. »
« La bête d’avant ? »
« Non, ça venait de devant. Et ça semblait humain, alors j’ai laissé venir. »
« Et c’était qui ? »
« Ben d’abord je les ai pas reconnu, vous pensez. Un gars énervé avec une couronne sur la tête, un grand type avec une barbiche et un regard de glace, et un vieux con tout en blanc. J’étais tellement surpris de croiser ça que je me suis pas méfié. »
« Et alors ? »
« Eh ben le gars avec la couronne s’est avancé et m’a balancé une tarte en criant ‘Non mais c’est pas vrai, Perceval, mais qu’est-ce que vous avez encore branlé ? On peut rien vous donner comme boulot, à vous !’. Eh ben la baffe elle m’a tout remis à l’endroit, et je l’ai reconnu : c’était le roi Arthur. »
« Ah ben ouais, dit comme ça… »
« Et il a ajouté que j’avais intérêt à pas avoir fait de connerie avec les objets qu’ils m’avaient confié, surtout que c’était moi qui avait insisté pour les porter, vu que j’avais un sac. »
« Ah ouais, et ? »
« Eh ben là, j’ai réalisé que j’avais fait une belle connerie. J’ai dit que j’avais tout jeté parce que je me souvenais plus de rien. Les trois là ils en sont restés comme deux ronds de flan, la bouche ouverte. Lancelot, c’est lui qui avait le regard froid, il a dit ‘Il fallait pas s’attendre à autre chose, avec ses capacités cérébrales à lui !’, mais j’ai pas compris pourquoi il avait dit ça. Et Merlin, il a juste dit ‘non mais quel con.’, sans plus. Le roi, rien. Il avait encore la bouche ouverte. »
« Aie. »
« Et quand il a parlé, c’était tout lent. Ca donnait : ‘Mais… C’est… Pas… Vrai… Mais quel abruti !’ et il a demandé pour tout les objets. La carte du labyrinthe pour parvenir jusqu’à la salle du trésor ? Jetée. Les comprimés de Merlin pour devenir invisible et pas se faire remarquer par les gobelins ? Jetés. Le trousseau de clés pour ouvrir les coffres ? Au loin. Les images qu’on avait trouvé près d’une porte dimensionnelle démoniaque, qui nous avaient permis de trouver le labyrinthe et devaient nous montrer quoi faire des objets magiques de la salle du trésor ? A pu. Le baume magique pour nous protéger du feu du dragon du labyrinthe ? Jeté aussi. Enfin, la plupart. »
« Un dragon ? »
« J’y viens. C’est là que le roi a remarqué l’odeur d’alcool. Vous savez, l’alcool de pomme… J’ai eu beau dire que je m’étais cogné la tête contre le plafond dans le noir – ouais, c’est comme ça que j’ai perdu la boule, parce que dans le noir j’y vois rien, et quand je vois pas j’ai pas peur, alors je marchais normalement – et que je me souvenais plus de rien, pas moyen ! Ils m’ont traité de tous les noms : pochetron, alcoolo, soûlard, abruti aviné… J’ai pas pu leur expliquer. »
« Dur ! »
« Ouais. Mais là j’ai été sauvé par le dragon. Enfin façon de parler. Je veux dire que le dragon est arrivé, c’est lui qui grognait avant, et là il nous a attaqué. On a pris nos jambes à nos cous, et on a pu se barrer. Ya que moi qui ai été touché par le feu qu’il crachait, mais comme j’étais encore tout gluant du baume magique ça m’a rien fait. »
« C’était bien. »
« Ouais, mais j’ai bien senti que Lancelot était déçu, là… »
« Et après ? »
« Eh ben comme on avait plus rien, carte, protection magique, indices, que dalle, et qu’on avait encore le dragon au cul, on a foutu le camp. Lancelot a retrouvé la sortie et on s’est barrés vite fait pour rentrer chez nous. »
« Et après ça a été ? »
« Non. J’ai eu des problèmes pour rentrer, à la frontière du royaume. Vous savez, la feuille de papier que j’avais jeté ? Eh ben c’était mon passeport. Les gars à la frontière ils voulaient pas me laisser passer sans ça. J’ai bien demandé au roi de faire quelque chose, mais il a juste regardé Merlin et Lancelot, et il m’a dit ‘Ca vous servira de leçon.’. Et ils se sont barrés. »
« Ah c’est vache. Et comment vous êtes rentré, alors ? »
« Ah ben là j’ai fait marcher mon cerveau : je suis allé au village le plus proche et j’ai pris une feuille de papier qui traînait sur un mur, avec des trucs écrits dessus. Puis je suis retourné à la frontière, je leur ai tendu, et j’ai dit ‘Tenez, c’est mon passeport !’. »
« Et ? »
« Eh ben ils savaient pas lire non plus, ils m’ont cru et je suis passé ! »
« La vache, c’est pas con, ça. Bon, allez, seigneur Perceval, encore une dernière chopine et on rentre à Kaamelott. »
« Entendu, seigneur Karradoc. Holà, tavernier, remettez-nous les petites sœurs, et après on se casse ! »
(Aubergiste) « OK, ça marche ! Deux chopines pour les habitués ! »

Kaamnésiee utilise des personnages de Kaamelott, sans aucune autorisation mais sans bénéfice pécuniaire non plus. S’il vous plaît messieurs Astier, pas de procès. D’avance merci.
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derzia

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MessageSujet: Re: Nouni - Sujet 14 - Kaamnésie - texte de Jérôme   Mar 28 Sep - 20:15

La version modifiée de Nouni:

Kaamnésiee

Deux hommes sont attablés dans une taverne. Sur la table entre eux se trouvent plusieurs pains, des saucissons, des fromages, des œufs durs et surtout des chopines de bières. La plupart vides, deux à moitié pleines. Tout en discutant ils font ripaille.
Le premier, qui va raconter sa journée, est tout de bleu vêtu. Il n’est pas très étoffé et ses longs cheveux sont d’un gris très pâle, presque blancs, malgré son relativement jeune âge. Il a l’air très enthousiaste. Le second est plus en chair, est habillé de rouge et ses cheveux bruns sont coupés au bol. Il a l’air très enthousiaste aussi, mais plus pour la nourriture qu’il a devant lui.
« Alors voilà. Je me retrouve là, paumé au milieu de nulle part. C’est désert. Dans un, euh, un milieu… Agricole. »
« Plein d’eau ? »
« Non, ça c’est ‘rural’. Je veux dire ‘sous la terre’. Agricole, quoi. »
« Ah, oui. »
« Je suis dans ce tunnel, et paf ! Je m’aperçois que je me souviens plus de rien ! Même pas mon nom ! Même pas pourquoi je suis là ! L’angoisse totale. »
« Rien de rien ? Même pas combien font deux et deux ? »
« Si, ça, ça allait. Mais tout le reste : pfouh ! Envolé. Le seul truc dont je me souvenais, c’est que je suis un aventurier. »
« Ah ben comme quoi vous vous souveniez encore de quelque chose… »
« Oui, mais c’est tout. Alors je reste planté là, comme un flan, en attendant que ça me revienne. Mais que pouic, ya rien qui revient. C’est là que je m’aperçois que je porte un sac. »
« Un sac ? »
« Oui, j’ai toujours un sac sur moi. C’est au cas où je trouverais le Saint Graal, mais que j’aie déjà les mains prises. Par exemple si j’ai un sandwich dans une main et une bouteille dans l’autre, ça me ferait mal de devoir laisser le Graal là, au bord du chemin, parce que j’ai pas de main libre ! Alors j’ai toujours un sac. »
« Ah, ouais. Mais si le Graal est une coupe, ou un vase, enfin bref un truc qui peut contenir de l’eau… »
« Ah, comme une pierre incandescente ! »
« C’est pas faux. »
« Ca veut dire ‘qui peut contenir du liquide’, il paraît. »
« Ah, oui. Eh bien vous pouvez toujours verser la bouteille dedans, et porter le sandwich et le Graal. La bouteille c’est pas grave si vous la laissez sur le côté du chemin. Sauf si elle est consignée, là ça peut être chiant. »
« C’est pas con ! C’est pour ça que j’aime bien faire équipe avec vous. On se complète bien. C’est comme si l’un était le cerveau, et l’autre… Euh, eh ben un autre cerveau ! »
« Ou comme si chacun était la moitié du cerveau ? »
« Ouais, c’est ça. Un demi cerveau chacun. On se complète, quoi. »
« Ouais. On est bien tombés, quand même. »
« Ah mais si le Graal ça peut pas contenir de flotte, on fait comment ? »
« Ah ben là il faut le sac. »
« Ouais, je me disais aussi. »
« Alors, le sac ? »
« Oui. Enfin c’est plus une besace, hein, c’est pas un sac à main ! »
« Certes. »
« Bon. Le sac, je le fouille. Et dedans je trouve un tas de trucs. D’abord des petits machins blancs tout rond, comme des petits cailloux mais lisses. »
« Comme des cailloux blancs et lisses, quoi ? »
« Ouais, c’est ça. Mais je savais pas ce que c’était alors je les ai jeté. Même sans mes souvenirs, je sais que j’aime pas m’encombrer de trucs inutiles. Ensuite j’ai trouvé une fiole pleine. Je savais pas ce que c’était, dedans, alors j’ai bu pour voir. C’était bon alors j’en ai repris. »
« Et c’était quoi ? »
« De l’alcool de pommes. J’en emporte souvent au cas où j’ai mal aux chicots. Ca calme la douleur. Mais comme c’était bon j’ai tout bu. »
« Tout ?!? »
« Oh, c’était une petite fiole, hein, un demi verre à tout casser. Comme elle était vide, là, ben j’l’ai jetée aussi. Et là, d’un coup, j’entend un truc qui pousse un grand cri derrière moi. Un rugissement de bête fauve, mais en pire. Alors ni une ni deux j’ai commencé à marcher très vite en fouillant. Parce que même sans souvenir, je sais que j’aime pas me faire bouffer par des trucs avec de grandes dents. »
« Et c’était quoi qui rugissait ? »
« J’y viens, j’y viens. Ensuite je trouve un cure-dent dans le sac. Ca tombait bien, j’avais un morceau de bidoche coincé entre deux canines, je m’en suis servi tout de suite. »
« Et vous l’avez jeté. »
« Non, ça c’était utile ! J’ai remis dans le sac ! »
« Ah, ouais… Saucisson ? »
« Non merci, je préfère le fromage. Eh, patron, remettez-nous deux autres chopines ! »
(Aubergiste) « Ca marche ! »
« Et après ? »
« J’ai trouvé une feuille de papier. Ca avait l’air important alors j’ai passé un quart d’heure à essayer de le lire. »
« Et ? »
« Et j’ai fini par me dire que je savais pas lire, alors je l’ai jeté. »
« Ah ben ouais, totalement. »
« Et c’est pas tout. J’ai trouvé deux gravures. Une qui ressemblait à un chantier, mais dans un endroit bizarre avec des machins étranges partout, en pierre, en métal et en chaipaquoi. La deuxième c’était le mollet d’un type, tout tatoué. »
« Mais c’est quoi ces conneries ? »
« C’est ce que je me suis dit. Alors j’ai jeté. Puis en fouillant un peu j’ai aussi trouvé des clés, tout un trousseau. Mais je voyais rien à ouvrir, alors j’ai jeté. Pareil pour le plan que j’ai trouvé après. Je m’étais pas rendu compte que c’était un plan du labyrinthe souterrain où j’étais… Là, franchement, j’ai merdé. »
« Bah, tout le monde peut se tromper. Tenez, moi, une fois, un vieux m’a donné un indice pour trouver le Graal. Ben j’ai cru qu’il se foutait de ma gueule alors je l’ai envoyé chier, et j’ai pas retenu ce qu’il me disait. »
« Ah, vous aussi ya des vieux qui vous disent des trucs bizarres ? »
« Vous avez pas le monopole. »
« … Non mais là je sais pas ce que ça veut dire… »
« Euh… Que les vieux font chier tout le monde, je crois. Bref, le vieux en fait il venait d’Avalon et il voulait me dire où il se trouvait le Graal. Quand j’en ai parlé au roi, il m’en a voulu, j’vous dis pas. »
« Ouais, pareil pour moi et les clous rouillés. Mais là, pour la carte, ça la fout mal je trouve. Sinon, il restait encore un truc au fond du sac : un flacon avec un produit bizarre dedans. Dessus y’avait un dessin qui représentait une flamme. Je me suis dit ‘Ca, mon vieux, c’est de la crème solaire !’. Alors au cas où je sortirais du sous-sol et qu’il fasse chaud, je m’en suis bien tartiné partout. J’ai tout utilisé. »
« Et vous avez jeté le flacon. »
« Ouais. C’est après que j’ai entendu des pas qui venaient vers moi. »
« La bête d’avant ? »
« Non, ça venait de devant. Et ça semblait humain, alors j’ai laissé venir. »
« Et c’était qui ? »
« Ben d’abord je les ai pas reconnu, vous pensez. Un gars énervé avec une couronne sur la tête, un grand type avec une barbiche et un regard de glace, et un vieux con tout en blanc. J’étais tellement surpris de croiser ça que je me suis pas méfié. »
« Et alors ? »
« Eh ben le gars avec la couronne s’est avancé et m’a balancé une tarte en criant ‘Non mais c’est pas vrai, Perceval, mais qu’est-ce que vous avez encore branlé ? On peut rien vous donner comme boulot, à vous !’. Eh ben la baffe elle m’a tout remis à l’endroit, et je l’ai reconnu : c’était le roi Arthur. »
« Ah ben ouais, dit comme ça… »
« Et il a ajouté que j’avais intérêt à pas avoir fait de connerie avec les objets qu’ils m’avaient confié, surtout que c’était moi qui avait insisté pour les porter, vu que j’avais un sac. »
« Ah ouais, et ? »
« Eh ben là, j’ai réalisé que j’avais fait une belle connerie. J’ai dit que j’avais tout jeté parce que je me souvenais plus de rien. Les trois là ils en sont restés comme deux ronds de flan, la bouche ouverte. Lancelot, c’est lui qui avait le regard froid, il a dit ‘Il fallait pas s’attendre à autre chose, avec ses capacités cérébrales à lui !’, mais j’ai pas compris pourquoi il avait dit ça. Et Merlin, il a juste dit ‘non mais quel con.’, sans plus. Le roi, rien. Il avait encore la bouche ouverte. »
« Aie. »
« Et quand il a parlé, c’était tout lent. Ca donnait : ‘Mais… C’est… Pas… Vrai… Mais quel abruti !’ et il a demandé pour tout les objets. La carte du labyrinthe pour parvenir jusqu’à la salle du trésor ? Jetée. Les comprimés de Merlin pour devenir invisible et pas se faire remarquer par les gobelins ? Jetés. Le trousseau de clés pour ouvrir les coffres ? Au loin. Les images qu’on avait trouvé près d’une porte dimensionnelle démoniaque, qui nous avaient permis de trouver le labyrinthe et devaient nous montrer quoi faire des objets magiques de la salle du trésor ? A pu. Le baume magique pour nous protéger du feu du dragon du labyrinthe ? Jeté aussi. Enfin, la plupart. »
« Un dragon ? »
« J’y viens. C’est là que le roi a remarqué l’odeur d’alcool. Vous savez, l’alcool de pomme… J’ai eu beau dire que je m’étais cogné la tête contre le plafond dans le noir – ouais, c’est comme ça que j’ai perdu la boule, parce que dans le noir j’y vois rien, et quand je vois pas j’ai pas peur, alors je marchais normalement – et que je me souvenais plus de rien, pas moyen ! Ils m’ont traité de tous les noms : pochetron, alcoolo, soûlard, abruti aviné… J’ai pas pu leur expliquer. »
« Dur ! »
« Ouais. Mais là j’ai été sauvé par mon intuition »
« C’est pas faux ! »
« L’intuition c’est quand on pense que quelque chose se passera bien, enfin je crois… »
« Ah ! Fallait le dire tout de suite, vous avez été sauvé par votre traduction ! »
« Ça doit être ça alors. Donc nous avons continué tout droit et j’ai eu une envie pressante. Je me suis dirigé vers une porte à droite et j’ai fait ce que j’avais à faire. La porte était différente des autres… »
« Différente ? »
« Oui, la serrure était en or !»
« Bizarre… Peut être qu’ils n’avaient plus de fer pour en fabriquer une. »
« Bref, comme dirait Pépin, j’ai essayé d’enfoncer la porte pensant qu’elle était fermée, et en fait non, il suffisait de baisser la clenche. Je me suis donc retrouvé les quatre fers en l’air comme un con au milieu d’un gros tas d’or. »
« Et alors ? »
« Arthur a gueulé comme un putois qu’on était riches ! »
« Whaou ! »
« Donc en gros tout s’est super bien passé pour vous ! »
« Non. C’est à ce moment là que mon nez a commencé à couler, et j’ai sorti la bouteille qui débouche les narines que Merlin m’avait donnée. »
« Heureusement que vous l’aviez, ça vous a permis de respirer correctement après. »
« Euh, c’est pas exactement ce qui s’est passé ! J’ai débouché la fiole et je me suis rendu compte que c’était pas la bonne, j’avais encore une potion qui transformait l’or en gaz en poche depuis ma dernière mission. »
« Donc plus de trésor ? »
« Ben non, dès que je l’ai débouchée, PSCHITT, plus de trésor… Vous auriez vu la tête d’Arthur et de Léodagan qui étaient en train de plonger dans un tas d’or et PAF… se vautrent par terre… »
« Ça doit faire mal, non ? »
« Il faut leur demander à eux… En tout cas, Lancelot a eu l’air très déçu, surtout qu’on n’a même pas croisé le dragon, on l’a entendu de loin mais il n’a même pas osé s’approcher de nous, je pense qu’il a du être effrayé par mon odeur. »
« Vous deviez avoir l’air fin, mais bon, c’est pas faute de faire preuve de bonne volonté ! »
« C’est ce que je leur ai dit mais ils sont repartis sans m’adresser la parole. Arthur a pris la tête,

Lancelot a retrouvé la sortie et on s’est barrés vite fait pour rentrer chez nous. »
« Et après ça a été ? »
« Non. J’ai eu des problèmes pour rentrer, à la frontière du royaume. Vous savez, la feuille de papier que j’avais jeté ? Eh ben c’était mon passeport. Les gars à la frontière ils voulaient pas me laisser passer sans ça. J’ai bien demandé au roi de faire quelque chose, mais il a juste regardé Merlin et Lancelot, et il m’a dit ‘Ca vous servira de leçon.’. Et ils se sont barrés. »
« Ah c’est vache. Et comment vous êtes rentré, alors ? »
« Ah ben là j’ai fait marcher mon cerveau : je suis allé au village le plus proche et j’ai pris une feuille de papier qui traînait sur un mur, avec des trucs écrits dessus. Puis je suis retourné à la frontière, je leur ai tendu, et j’ai dit ‘Tenez, c’est mon passeport !’. »
« Et ? »
« Eh ben ils savaient pas lire non plus, ils m’ont cru et je suis passé ! »
« La vache, c’est pas con, ça. Bon, allez, seigneur Perceval, encore une dernière chopine et on rentre à Kaamelott. »
« Entendu, seigneur Karradoc. Holà, tavernier, remettez-nous les petites sœurs, et après on se casse ! »
(Aubergiste) « OK, ça marche ! Deux chopines pour les habitués ! »

Kaamnésiee utilise des personnages de Kaamelott, sans aucune autorisation mais sans bénéfice pécuniaire non plus. S’il vous plaît messieurs Astier, pas de procès. D’avance merci.
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MessageSujet: Re: Nouni - Sujet 14 - Kaamnésie - texte de Jérôme   Mar 28 Sep - 20:22

Tout le monde l'attendait...
Voici enfin la réponse de Nouni au sujet 34 !! (ça mérite quelques claps claps) cheers cheers cheers

Je clos donc officiellement le sujet 34. (ça fait très cérémonial...)

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Nouni

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MessageSujet: Re: Nouni - Sujet 14 - Kaamnésie - texte de Jérôme   Mar 28 Sep - 21:50

Merci !!!
(en fait j'ai un peu honte d'avoir autant tardé...)
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MessageSujet: Re: Nouni - Sujet 14 - Kaamnésie - texte de Jérôme   Mer 29 Sep - 10:57

(Jérôme danse, content que les aventures de Provençal le Gaulois - et de Karadoc aussi - continuent.)
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MessageSujet: Re: Nouni - Sujet 14 - Kaamnésie - texte de Jérôme   Mer 29 Sep - 22:51

Content de te faire ce petit plaisir !
J4espère que l'histoire te plait.
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MessageSujet: Re: Nouni - Sujet 14 - Kaamnésie - texte de Jérôme   

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