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 Clôture du sujet (par Lechat)

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Date d'inscription : 28/04/2006

MessageSujet: Clôture du sujet (par Lechat)   Lun 1 Mai - 22:13

Mes amis,

Après vous avoir proposé mon aide, c’est à moi de vous demander la votre.

J’ai eu effectivement quelques ennuis qui m’ont conduit directement en prison.

Je suis arrivé sur Lakarpet, mardi soir.
Dès l’entrée dans le lagon je me suis aperçu que quelque chose avait changé sur cette île dont j’ai fait l’acquisition il y a quelques semaines.
La couleur de mes terres avait viré au rouge, et ce n’était malheureusement ni les lueurs du soleil couchant, ni mes lunettes Bootsy Colins qui changeaient ma vision.
Une masse grouillante recouvrait toute l’île, vision effrayante d’une invasion animale sur mes plages, sur mes routes, sur ma maison, sur les plantes, pas un mètre carré n’était épargné.

Rastapopoulos était à coté de moi, sur la proue du bateau quand je découvris ce spectacle extraordinaire et terrifiant. Il me regarda et me dit en souriant :
« Bienvenue sur l’île aux crabes Monsieur Le Chat »
Jérôme Rastapopoulos était mon homme de confiance. Je l’ai rencontré en Suisse quand j’ai acheté le Lockheed, lui faisait le plein de son jet. C’est peut être à cause de ses Dread Locks que je l’ai écouté, il avait l’air super cool, toujours souriant.
Il m’a expliqué qu’il avait travaillé dans l’import-export et qu’il avait beaucoup beaucoup exporté. Il était devenu extrêmement riche et par conséquent, complètement désintéressé.
Il m’a montré différentes façons de dépenser mon argent intelligemment. Il me conseilla cette île, les hôtesses, l’hôtel à Zanzibar, le bateau et même le Dj jamaïcain.

Nous approchions de l’île et une odeur âcre et pestilentielle fit remonter jusqu’à ma bouche le goût de la langouste prédigérée du petit déjeuner.

Rastapopoulos m’expliqua : Tous les ans, les crabes rouges viennent s’accoupler sur cet archipel. Beaucoup meurent dans ce périple. D’abord la lutte sans pitié des mâles laisse sur le carreau les plus faibles, puis les ébats amoureux, dangereux à cause d’une morphologie peu adaptée au kamasoutra, en tuent encore la moitié. Les rescapés creusent des nids un peu partout ou viendront au monde des millions de bébés crabes. Les oiseaux prédateurs se donnent alors rendez-vous pour cette fête de la nature et mangent une bonne partie des jeunes avant qu’ils puissent rejoindre la mer. Rastapopoulos me fit remarquer que la population des crabes était toujours proportionnelle au nombre de pertes, et que quoi qu’il arrive, tous les ans, ils débarquaient en nombre suffisant pour assurer la survie de l’espèce. Il y a quelques années ils s’éparpillaient sur d’autres archipels, mais la pollution due au tourisme les avait réorientés vers ces quelques rares plages désertes.
Rastapopoulos m‘assura que dans huit mois, il ne resterait aucune trace de cette invasion, les insectes, tel que les fourmis « fossoyeuses » auront absorbés toutes traces de crabes.

Je vomis la langouste.



Un hélicoptère nous survola avant que nous touchions crabe. Une échelle en corde se déroula sous le fuselage et, stupéfait, je vis s’envoler le rasta tel un fantomas ricanant – hin hin hin hin – dans le tourbillon dégagé par l’appareil – flap flap flap flap. Et il disparu comme il était arrivé : rapidement. Dans le même temps, je vis le reste de l’équipage sauter dans le hors bord de sauvetage et prendre le large.
Quelques minutes plus tard, un navire des gardes côtes aborda mon yatch, je fus arrêté et conduit sans explication quelque part sur le continent sud américain.
Je parle très mal l’anglais et eux parlent espagnol, c’est un malentendu, qui m’a conduit en prison. (J’ouvre une parenthèse pour souligner les conditions déplorables de détention dans cette prison. Je ne dors plus de peur de me faire bouffer par les rats et si j’ai jusque là gardé mon intimité c’est grâce à une tourista salvatrice).
Il semblerait que Monsieur Rastapopoulos ait abusé de ma naïveté. Il m’aurait effectivement vendu des biens qui ne lui appartenait pas et aurait profité de notre voyage à Zanzibar pour convoyer de la drogue. (J’ai bien trouvé que le Dj Jamaïcain exagérait un peu mais je n’imaginais pas l’ampleur du trafic.)
Je suis donc accusé de vol d’avions (pas mal celle-là) d’île et de bateau, de trafic international de substances illicites, de complicité avec des criminels notoires dont les poubelles sisters (mes hôtesses) et bien sûr avec Rastapopoulos, le rasta grec.

Je n’ai pas de quoi payer ma caution, je ne peux pas non plus vous envoyer l’argent que je vous faisais miroiter. Je suis ruiné, mais j’ai bon espoir de trouver un avocat qui me sortira de là. Il est clair que je suis une victime dans cette histoire, et je ne suis pas le seul !
Houellebecq occupe la cellule d’à côté. Le pauvre doit faire avec les tendresses d’un sergent Garcia analphabète, alors je ne doute pas qu’il profite de son aura médiatique pour nous sortir de là.

Vous pouvez envoyer vos dons à : Libérez le chat des voisins, 27 rue d’Inkermann 69100 Villeurbanne. Orlamonde fera suivre, n’est ce pas ?


Merci pour votre soutien futur.


Le pigeon.
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Clôture du sujet (par Lechat)
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