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 Réponse d'Orlamonde

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Nombre de messages : 135
Date d'inscription : 28/04/2006

MessageSujet: Réponse d'Orlamonde   Lun 1 Mai - 22:18

Villeurbanne, le 15 février 2006.

Mon amour,

Je t’ai écrit tantôt une lettre insignifiante où que je te démontrais que je n’avais rien à faire de ta proposition financière. Jette la par-dessus bord, elle ne veut rien dire.
C’est que, franchement fâchée par ton départ début janvier, j’ai voulu me venger en te regardant couler. Car comme tu vas bientôt t’en apercevoir, tu t’enfonces peu à peu dans ton bocal, et tu as beau essayer de t’agiter encore, tu tournes en rond. C’est à la lecture de ta dernière missive (les chats n’aiment pas l’eau) que j’ai senti que tu arrivais à ta fin. Toi qui en janvier était un gros poisson plein d’enthousiasme, te voilà bien amaigri, à présent.
Je n’ai pas le cœur de te laisser dans cet état et la rancœur ne me sied point, tu sais bien comme tout au fond, j’ai un bon fond. Je réalise en voulant t’aider que je ne t’en veux plus et que je t’ai enfin pardonné tes dérives. Voilà pourquoi je saisis ma plume, histoire de ne pas te laisser te noyer plus longtemps dans les vagues du tourment. Cette lettre, comme tu vas t’en rendre compte est une bouée de secours et tu n’as qu’ à tendre la main pour pouvoir à nouveau rejoindre la rive.
A ton attitude et à la lecture de tes différents courriers je me suis aperçue que malgré ta finesse et ta subtilité, tu sembles ne pas avoir compris la cause de tes déboires actuels. Constatant ceci, je suis restée un long moment bouche bée... maintenant que je l’ai refermée je vais tâcher de t’expliquer ce qui t’arrive. Ne t’inquiète pas je vais employer des mots simples tout en m’efforçant de ne pas aller trop vite. Je vais même souligner les mots importants. C’est obligé, tu vas comprendre.
En premier lieu, réfléchissons ensemble à ta situation passée :
Avant tu avais tout. L’amour avec non seulement une mais deux femmes à la maison ! Tu roulais à une vitesse grisante vers un avenir professionnel de plus en plus radieux et enfin... griottine sur le canard : une pluie de billets venait de te tomber du ciel.
Tu étais donc doté d’une chance prodigieuse, incroyable, insensée.
Mais à présent ? Rien ne t’es épargné : tu te retrouves coincé, victime d’hôtesses de l’air vindicatives, ce ne sont plus les billets ni les avions mais les menaces de mort qui planent sur toi, tu réchappes de justesse à un attentat, et, pire que tout, on te dérobe de ton bien le plus précieux : le meilleur vinyle de ta collection. Mais, que peut-il encore t’arriver après cela ? Une maladie vénérienne ? Te faire capturer puis dépecer par une tribu aborigène ?
Réfléchissons encore... A quel instant précis la roue de la chance s’est t’elle mise à tourner ? Pauvre naïf , tel que je te connais, tu es susceptible de me répondre : « C’est le jour où je suis devenu riche que les vautours sont arrivés ». Mais voilà, c’est là que tu te goures, l’argument ne tient pas. Jamais personne ne te dira que « L’argent fait le malheur », ça serait se foutre du monde, convenons-en. Non, ta déveine n’a pas pu commencer le jour où tu es devenu riche, puisque par définition gagner au loto, c’est avoir sacrément de chance.
Puisqu’ il faut tout t’expliquer, je vais te dire, moi, quand tes malheurs ont commencé : ils ont commencé le jour où tu es parti, où tu m’as quitté pour réfléchir plus loin, sur ton île. Voilà, je pense que tu commences à saisir la nuance, non ?
Tu as eu peur de mon insouciance, de mes inconséquences et par là même tu t’es éloignée de ta chance. Car je te porte chance, c’est un fait avéré. Sinon comment expliquer que TOI , un homme parmi tant d’autres, un poisson insignifiant perdu dans le banc de ses millions de semblables ait pu emporter cette somme astronomique ? C’est une étoile des mers qui t’a porté bonheur...
C’est à moi que tu dois ta fortune.
Seul, tu n’as pas la prestance pour assumer un si riche avenir et tu finiras agonisant, égaré dans une nappe de pétrole.
Ensemble, nous frétillerons gaiement dans les flots vivifiants du bonheur et le courant nous emportera vers un avenir fantasmagorique, unique.

Dans mon immense mansuétude, je te redonne ta chance. A présent tu n’as plus qu’une hâte : me retrouver.
Envoie moi un billet d’avion pour que je te rejoigne dans les plus brefs délais et, petit détail qui a son importance, n’oublie surtout pas de joindre un chèque en blanc pour mes frais divers.

Non, non, ne me remercie pas tout de suite, attends pour cela de m’avoir auprès de toi.



Ton étoile,
Ta douce, tendre et, à n’en pas douter, très sincère,
Orlamonde.
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